08 décembre 2008
Déduction des moins-values boursières : pourquoi je dis « non ! »
Alors que le CAC 40 a perdu près de 50% de sa valeur, nous expliquent Les Echos, les pertes enregistrées en Bourse cette année par les particuliers pourraient être déduites, dans une certaine limite, de leurs revenus imposables de 2009.
Tel est l’objet d’un amendement au projet de Budget qui devait être examiné aujourd’hui par les sénateurs. Cet amendement a été déposé par Philippe Marini (UMP), rapporteur général du Budget du Sénat. Mais, toujours selon Les Echos de ce matin, « son adoption est loin d’être garantie, le gouvernement ne s’étant pas prononcé sur le sujet » et Bercy se montrant « très circonspect » aux dires du quotidien économique.
Gilles Carez (UMP), rapporteur du Budget à l’Assemblée nationale, y est aussi opposé. Concrètement, si la mesure est adoptée, les ménages pourront déduire de leurs revenus 2009 les moins-values de cession de valeurs mobilières cotées en Bourse, dans la limite de 10.700 €. La mesure viendrait donc réduire l‘impôt sur le revenu payé en 2010. Seraient concernés les opérations de cession de moins de 25.000 euros au total, intervenues entre le 1er janvier et le 1er décembre 2008 (en non le 31 décembre pour éviter les effets d’aubaine).
Une grave maladresse
Voilà pour la description sommaire de cette nouvelle petite usine à gaz fiscale.
Et je dis : « non ! »
Pourquoi ? Parce que cette mesure, qui ne recueille d’ailleurs pas l’assentiment du
Gouvernement, est inefficace et injuste.
Inefficace car les priorités sont bien ailleurs. Elles sont à la mobilisation pour la relance de la consommation, et au sens large, de l’activité économique. Elles sont à la lutte contre les effets de la crise en termes d’emploi et de vie des familles. Elles sont au renforcement de notre cohésion sociale et de nos projets d’avenir (éducation, recherche, innovation) qu’il faut plus que jamais privilégier en ces temps difficiles.
Injuste, parce que l’investissement en Bourse est certes un besoin économique collectif majeur, mais aussi un risque personnel et donc a priori raisonné, mesuré et calculé, qui ne saurait être couvert par la collectivité en cas de mauvaise fortune ponctuelle.
Il n’est nullement question de qualifier, comme vient de le faire le nouveau porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, les citoyens qui investissent dans les entreprises, croient en elles, et prennent de risques pour elles, de vulgaires « boursicoteurs ».
Mais évoquer aujourd’hui une déduction fiscale sur les moins-values boursières peut apparaître, à juste titre, comme une grave maladresse à l’égard d’une grande partie de nos concitoyens qui vivent la crise comme un drame personnel, réel, concret, qui les atteint dans tous les aspects de leur existence quotidienne.
C’est pourquoi nous considérons la démarche de Philippe Marini comme étant totalement inapproprié. Nous attendons du Parlement des mesures beaucoup plus urgentes, justes et constructives, à l’heure où la crise économique restreint d’une façon brutale le pouvoir d’achat de nos concitoyens. Nous exprimons également notre entière confiance dans le Président de la République, Nicolas Sarkozy, et dans l’action de son gouvernement, qui, eux, sont, forts de leurs sens des priorités, les mieux à même de trouver les bonnes réponses aux difficultés des Français, dans le respect de nos valeurs d’union et de solidarité.
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05 novembre 2008
Priorité aux militants !"
Président de l’association Initiative Première, conseiller municipal de Quimper et conseiller communautaire, Ludovic Jolivet est candidat au mandat de délégué UMP de la 1ère circonscription du Finistère.
ASPTT cyclisme, Festival de Cornouaille, Triathlon… Chez lui, à Ergué-Armel, les souvenirs se déclinent dans toutes les pièces, sur tous les murs. Son prochain challenge : redonner, avec son équipe, unité, chaleur et efficacité au comité de circonscription, et bien au-delà, espoir et fierté à l’ensemble des militants.
C’est une candidature qui vient de loin ?
Je suis un pur produit de la vie associative quimpéroise. Ces engagements ont rythmé mes saisons et m’ont forgé le caractère. Mes parents sont de gauche, ils m’ont donné le goût de l’engagement, mais pour ce qui me concerne, ce n’est pas le même.
J’ai été éduqué d’une manière simple et directe : tu as des droits mais tu as aussi des devoirs, et le premier est de travailler. Oui au partage, mais à condition de créer de la richesse d’abord. Oui à la liberté d’entreprendre, mais sous réserve de ne pas laisser faire n’importe quoi.
Et la politique dans tout ça ?
Maurice Le Du, ‘’cheville ouvrière’’ du RPR à l’époque et passionné de foot, Alain Gérard et André Angot, m’ont mis, chacun à sa façon, le pied à l’étrier. Ma première expérience a été de tenir un bureau de vote. J’ai ensuite participé aux campagnes d’André Angot, en 1993 et 1997, et à celles d’Alain Gérard, en 1995 et 2001.
En 2002, la situation se complique, nettement…
Elle est douloureuse et complexe. Le décès d’André Angot bouleverse les militants et laisse un grand vide. Je considère alors que Benoît Lecomte représente davantage la continuité et qu’il est le plus à même de défendre les intérêts de la circonscription dans l’état d’esprit voulu par André Angot. Je m’engage donc à ses côtés.
Et c’est un échec.
Je n’hésite pas, nous faisons campagne, nous sommes battus. Je suis légaliste et je m’incline. C’est extrêmement douloureux. Deux groupes s’opposent, nous avons deux clans en présence. Mais il s’agit d’un problème quimpéro-quimpérois, pas d’un problème au niveau de la circonscription. Quand on appartient à un mouvement politique et que l’un ou l’une d’entre nous obtient l’investiture, je suis convaincu qu’il faut savoir s’incliner et défendre, sans états d’âme, son camp et ses valeurs.
Ensuite vient Nicolas Sarkozy.
Je suis séduit par le discours de Sarko porte de Versailles, je vis un engouement que je n’avais jamais éprouvé pour un homme politique : l’anticonformisme, la volonté, le souffle, le côté décalé… L’UMP devient un lieu de fusion, de communion. C’est, à mes yeux, la véritable naissance de l’Union.
Puis la présidentielle.
Nicolas Sarkozy est désigné pour conduire le combat face à Ségolène Royal. On ne peut pas rester spectateur, indifférent. Je souhaite donc entrer très rapidement en campagne, mais ici, elle reste dans les starting-blocks… C’est incompréhensible ! Rien ne bouge !
J’en ai rapidement assez. En octobre/novembre 2006, la campagne est lancée partout en France, sauf ici. Chez nous, les militants rongent leur frein. Je le sens bien. Ils attendent qu’on leur donne un élan, une envie, une ambition, des seaux de colle…
Je me montre extrêmement insistant pour ça ! Je me heurte à quelques-uns de mes amis qui ne semblent pas décidés à décliner ici la campagne nationale.
Cette passivité me révolte. Il y a une altercation très forte avec certains. J’assume, c’est un bon clash, puisque c’est pour la bonne cause.
Nicolas Sarkozy est élu, mais pas grâce au Finistère, ni à Quimper…
Sarkozy est élu mais les résultats ne sont pas bons dans la circonscription. Je suis légitimiste et je pense qu’il faut néanmoins tout faire pour donner au Président une majorité à l’Assemblée nationale. Je ne suis pas directement intégrée à l’équipe de Marcelle Ramonet mais j’interviens dans plusieurs réunions au cours de la campagne législative. Je suis déçu par le résultat de Marcelle au second tour. Déçu mais sans regrets. J’ai été loyal jusqu’au bout, parce que je déteste la politique de la terre brûlée.
Alors, quelle porte de sortie ?
Les rancoeurs sont anciennes, à chacun d’assumer ses responsabilités en la matière. Aujourd’hui, il faut échapper à cette spirale, analyser, savoir oublier, construire enfin un projet pour le comité de circonscription, afin que les militants soient en mesure de trancher rapidement et en connaissance de cause.
Nous devons leur faire confiance, ils le méritent tant.
Il faut être ambitieux dans cette circonscription, être au service d’un projet collectif. Il y a un grain de sable dans cette circonscription. Nous devons faire campagne pour l’éliminer. Si l’on attend, si l’on tergiverse encore, les militants se sentiront de plus en plus perdus dans ce brouhaha et ils se détermineront sans connaître le véritable projet des uns et des autres. Ce n’est pas la bonne solution.
Dans ce contexte, à quoi sert Initiative Première ?
Initiative Première est un groupe de militants de base aussi légitimes que les autres. Nous ne serons pas élus sur notre bonne tête mais sur un projet. Il n’existe pas de statu quo éternel. On propose, on montre ce qu’on veut faire, on démontre nos compétences, et on y va !
Dans le style, qu’est-ce qui changerait ?
Tout, ou presque ! Le comité de circonscription a été, quasiment, en sommeil, depuis 2006. Il s’est très peu réuni. Très peu de débats ont été organisés. Et pourtant ce ne sont pas les occasions qui manquaient ! Il y avait tellement d’opportunités de réunir tout le monde. Cela n’a pas été fait. C’est dommage. On en prend acte. Mais tout va changer, je l’espère.
Si je suis élu, j’appelle de mes vœux un comité de circonscription extrêmement actif. Je veux que nous allions, de nouveau, à la rencontre des militants afin que eux-mêmes soient informés en temps réel, reconnus, écoutés, et que par voie de conséquence ils se sentent armés et motivés pour mieux relayer et défendre nos idées, nos valeurs, et promouvoir les réformes du gouvernement.
La mission du prochain délégué de circonscription sera de remobiliser l’ensemble des militants et sympathisants par le biais d’actions concrètes, sur le terrain. Avec mon équipe, nous allons replacer les militants au cœur des actions entreprises par l’UMP dans notre circonscription. Nous nous engageons à agir dans la transparence, pour que chacun puisse évaluer, voire critiquer s’il le souhaite, librement, nos actions.
Propos recueillis par Olivier Boyer / Initiative-premiere.com
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03 novembre 2008
La Marseillaise peut-elle être sifflée ?
« Oui » semble affirmer Alain Weber de passage à Quimper, invité par l’association « la liberté de l’esprit » jeudi dernier (30 Octobre 2008). L’avocat Alain Weber, au nom de la liberté du tout dire, du tout autoriser, pense que l’hymne national peut-être sifflé… et rajoute qu’il peut aussi être applaudi…Parfois je me demande s'il ne faut pas être sourd plutôt que d'entendre ce type d'argument... Réagissez. nous ne sommes plus dans les solutions, si c'est bien ou pas d'anuler la rencontre, de jouer les matchs à Plonéour Lanvern, non, réagissez sur les propos de Alain Weber qui considére que l'hymne national puisse être sifflé...???!!!
Mon avis...
L’hymne national, un pacte social
La Marseillaise est symbolique : elle a ouvert la conception moderne de l'idée de Nation, celle non pas de la réalité ethnique, mais celle du pacte, du contrat social passés entre individus libres. Nous avions entendu des témoignages souvent remplis de « circonstances atténuantes » mais pas encore de théories remettant en cause les signes des valeurs républicaines, enseignées à l’école, transmises de père en fils, perpétuant l’attachement à la nation.
L’esprit universaliste français.
Depuis 1789, la France, avec son esprit universaliste voulait faire de chaque citoyen du monde un Français en puissance, et voilà que sur notre propre sol, au XXI siècle, des jeunes français sifflent avec fougue la terre qui les nourrit. Ce qui est déplorable c’est que des hommes de gauche, non seulement ne condamnent pas ces faits, mais les théorisent, les montent sur un pied d’estale.
« La théorie de l’excuse », trop souvent exprimée par une catégorie d’homme politique est sempiternellement avancée. Facile, simpliste, et infantilisante, cette théorie est dépassée à sa gauche par la théorie socialiste de l'immigré forcément pauvre, forcément rejeté donc forcément révolté.
De plus en plus discutable, elle sert à légitimer l'illégal, l'irrespect et l'amoral.
Que nous propose Alain Weber au-delà de ses théories proches des slogans soixante-huitards « il est interdit d’interdire » ?
Il expriment et renient certaines des valeurs de la révolution française. Car au nom de la liberté de penser et de s’exprimer librement notre nation offre aux citoyens la liberté tout simplement. Elle a pris cependant le soin d’y mettre des limites grâces auxquelles nous pouvons vivre en société, celle qui nous rassemble et celle qui nous unit. Et si, en théorie, la liberté est sans limite, elle doit aussi être durable. Le drapeau, notre hymne, nos symboles, doivent demeurer inviolables et constituent le carburant du vivre ensemble, le berceau d’une civilisation reconnue et respectée.
En sifflant l'hymne, ils sifflent le contrat social qui leur est proposé, ils sifflent un modèle de nation. Le modèle universel et contractuel français, et les institutions, le mode de vie, l'histoire, les valeurs qui lui sont associées, comme la laïcité. Or il n'y a qu'une alternative : celle de l'état ethnique.
Siffler la Marseillaise, c'est rejeter l'équilibre politique, c'est refuser l'acquis historique du Contrat Social, des Lumières et des philosophes français.
En dernier lieu, celui de la politesse et de la bienséance, on ne siffle pas les hymnes nationaux. C'est une question de respect.
communiqué à la presse sur dimanche 2 Novembre 2008
23:01 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Rencontre entre amis
Les 5 candidats à la fonction de délégué de circonscription se rencontreront ce mardi soir afin afin de trouver des terrains d'accords à 20 jours du scrutin. C’est une bonne idée. Je vous donnerai des informations dans la journée de mercredi. Que faut-il en attendre ?
Une alliance de dernière minute, un accord sur les candidats au comité de circonscription, un programme, une ambition commune??? Je suis ouvert. Donnez-moi vos avis.
20:14 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18 octobre 2008
Apéro politique
18:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15 octobre 2008
Je m'engage
La circonscription a besoin d’un patron
qui rassemble et qui donne le ton !
Madame, Monsieur, Chers amis,
Vous êtes adhérent de l’UMP, vous faites partie de ces citoyens qui parce que leurs convictions sont plus fortes s’engagent dans un mouvement politique.
Adhérer n’est pas seulement payer sa cotisation. C’est se mettre au service des ses idées, de son mouvement et de son pays. C’est se donner la capacité de les faire évoluer en fonction du contexte et des enjeux.
Assumer ses convictions induit un esprit critique et un sens de la dialectique aiguisée. C’est la raison pour laquelle des rencontres régulières, des débats sur des sujets divers représentent des ressources essentielles à la vie militante afin que chacun cultiver sa passion, ses connaissances et sa propre culture politique. Nous en avons eu trop peu au cours de ce mandat.
Nous vivons des moments décisif, historique car l’arsenal des réformes engagées par notre gouvernement est aussi complexe que la situation internationale.
Mais ces réformes peuvent aussi nous inquiéter, nous faire douter, sauf si les cadres de l’UMP expliquent ces choix et remontent vos objections.
C’est dans ce contexte que j’ai décidé de vous proposer ma candidature.
Bien à vous
Ludovic
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Pour quoi faire ?
è Générer des idées.
Les militants ont du talent et des idées.
Ils doivent participer sans complexe à l’élaboration des projets politiques, tant au niveau national qu’au niveau local. Ils ne doivent pas être de simples spectateurs mais des acteurs prenant en main le destin de leur mouvement.
è Expliquer et convaincre.
Inutile de rappeler que convaincre est le fondement de la politique. Les débats d’idées remettent parfois en cause nos propres convictions, mais cela est essentiel. C’est l’une des nombreuses missions du comité de circonscription.
è Faire remonter les informations.
Les Français ont parfois le sentiment d’être loin du centre de décision… je crois qu’il n’en est rien. Au même titre qu’un parlementaire, le comité de circonscription peut faire remonter des informations capitales.
Il faut pour cela réunir souvent les militants, faire remonter avis, sentiments et idées, et vous en rendre compte.
è Véhiculer nos valeurs.
Nous sommes tous porteurs d'une éthique, héritiers d'une vision du monde, ouvriers d'une civilisation. Ceux qui s'engagent se doivent d'en être conscients, et ainsi, d'en véhiculer les valeurs, sans complexe. Car la gauche, elle, n'en a aucun.
è Ambition et envie
Oui, l’ambition est un carburant essentiel. Cette ambition personnelle doit alimenter un projet collectif. Etre candidat, c’est s’engager, prendre ses responsabilités à bras le corps et donner envie aux autres de se hisser, de se surpasser
07:54 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
06 octobre 2008
Pour une vie politique interne riche, utile et efficace
Notre délégué de circonscription, comme il l’avait déjà annoncé lors d’un comité départemental, ne sera pas candidat à sa propre succession.
Il a assumé ce mandat dans des moments importants pour notre mouvement, notamment lors de la transition RPR/ UMP.
Voulue par Jacques Chirac, Jérôme Monod, Dominique de Villepin et Alain Juppé, l’UMP continue d’assurer l’intégration des différentes familles politiques de la majorité. Chacun s’efforce d’y trouver sa place sur l’échiquier et d’y jouer un rôle pertinent. La famille s’est agrandie. Elle ne fonctionne pas dans le même état d’esprit que le RPR. Certains le regrettent. Mais c’est ainsi !
Initialement conçue pour accompagner Alain Juppé dans sa conquête de l’Elysée, l’UMP ira finalement comme un gant à Nicolas Sarkozy, toujours considéré par certains comme " un traître " parce qu’il a soutenu, voire encouragé, Edouard Balladur, dans sa candidature à l’élection présidentielle de 1995. On connaît la suite…
Une page générationnelle se tourne
A l’échelon local, le « pardon » n’est pas encore accordé à Nicolas Sarkozy. La hache de guerre n’est pas enterrée. Notre mouvement en souffre, dans le Finistère en général, et peut-être plus particulièrement, ici, dans la première circonscription. L’élection présidentielle de 2007, puis la législative, ont démontré l’état grippale de la machine, réfractaire à se mettre au service de Sarkozy.
C’est aussi une page générationnelle qui se tourne pour quelques quadras, moulés à la louche RPR, qui voient leurs rêves se briser, alors qu’un avenir dégagé paraissait s’ouvrir devant eux. Ils s’imaginaient tout désignés pour « assurer » la relève. Et puis voilà qu’ils rentrent en concurrence avec les apports UMP et surtout l’engouement militant amorcé par Nicolas Sarkozy.
La vie politique, y compris locale, est devenue celle de l’immédiateté, de la remise en cause permanente, de l’évaluation en continu des compétences. Elle s’américanise, au bon sens du terme. Les carrières politiques seront désormais probablement plus courtes, moins programmées mais sans doute plus intenses et donc plus efficaces pour la collectivité et les citoyens.
Ne parvenant pas à passer « par-dessus » la méthodologie RPR, peu préparés à trouver une nouvelle voie, un nouveau style, un nouveau rythme, certains se sentent orphelins, nostalgiques, égarés. D’autant plus qu’ici, Alain Gérard prend sa retraite politique sans avoir désigné un successeur.
Il y a de la place pour tout le monde
Pourtant, dans les faits, l’UMP est probablement moins divisée qu’avant sur le fond, même après avoir en quelque sorte « fusionné » avec Démocratie Libérale et l’UDF. Notre mouvement est au clair sur son positionnement politique et s’est considérablement décomplexé
Le PS, quant à lui, fait le grand écart et ne s’assume pas encore dans une économie libérale. Il devra encore composer avec un PC moribond et des Verts incontrôlables. Il s’est également mis en situation d’être empoisonné par le parti anti-capitaliste d’Olivier Besancenot.
Dans ce contexte, et au sein de notre 1ère circonscription, nous devons tracer tous ensemble un chemin unitaire et salutaire. Il y a de la place pour tout le monde. L’UMP doit démocratiser son fonctionnement et parler projet, parler politique, plus souvent, ce qui lui manque terriblement. Les militants sont demandeurs !
Notre comité de circonscription doit être en phase avec notre mouvement, le gouvernement et le Président de la République.
Je lance un appel à tous ceux qui souhaitent une vie politique interne riche, utile et efficace. L’UMP est portée par les électeurs lorsqu’elle entreprend et stimule; lorsqu’elle produit des idées, anticipe et agit. Elle est rejetée quand elle ressuscite les démons de la division ou les méthodes arbitraires et dirigistes dont plus personne ne veut. Une voie nouvelle est ouverte. Saisissons cette opportunité historique ! Engageons-nous pour gagner dans l’union !
Ludovic Jolivet
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01 octobre 2008
initiative première
Voici la bonne adresse pour prendre contact avec Initiatives première :
premieredufinistere.over-blog.fr
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08 septembre 2008
initiative première
C'est probablement l'une des toutes dernières associations cornouaillaise: Initiative Première. Nous vous invitons Vendredi prochain à 19h00 à Fouesnant à sa présentation et à son lancement officiel.
Un débat est également proposé : Pourquoi Sarkozy aura raison ?
Ouvert à tous.
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29 juillet 2008
note de Claude Allègre
L'impopularité du président de la République dans les sondages ne faiblit pas. Et si la raison de cette impopularité était moins à rechercher dans son langage, son style, voire l'influence de sa vie privée, que dans la dynamique de réformes tous azimuts qu'il a engagées ? Et si cette France dont il secoue avec énergie la torpeur séculaire préférait la posture confortable du surplace ? Certes, tout n'est pas parfait dans l'action entreprise depuis un an, mais elle a au moins le mérite de chercher à rattraper ce qui aurait dû être fait depuis trente ans. Bien sûr, le rythme imposé est endiablé et secoue sans ménagement un pays habitué au train-train des grèves à répétition et aux abandons successifs d'indispensables réformes. Mais peut-on laisser la France sombrer sous prétexte qu'il ne faut pas la réveiller trop brusquement ?
Car, au cas où vous ne le sauriez pas, nous sommes en guerre ! Une guerre économique sans merci, qui a pour nom mondialisation et élimine sans pitié les plus faibles. Aujourd'hui, le développement de la France, donc le bien-être des Français, ne se fera que s'il suit le rythme soutenu imposé par la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et les Etats-Unis. Si le pouvoir d'achat stagne ou même diminue, ce n'est pas la faute de la politique menée par le gouvernement, c'est parce que notre économie a perdu sa compétitivité et que nos entreprises gagnent de l'argent surtout par leurs activités à l'étranger, donnant ainsi une impression trompeuse de richesse. Depuis longtemps, les responsables politiques montrent du doigt notre déficit budgétaire croissant. Mais qu'ont-ils fait pour le réduire ? Aujourd'hui, au moins, on prend des mesures courageuses pour résoudre ce problème, par exemple en réduisant le nombre de fonctionnaires. Alors que l'on chipote sur une année supplémentaire de cotisations retraite, a-t-on pris conscience que, dans quarante ans, l'âge moyen de la population française dépassera 60 ans ? Qui paiera les retraites si nous n'augmentons pas la durée d'activité ? Les solutions de bouts de ficelle proposées par les syndicats (comme celle qui consiste à taxer les stock-options) ne sont pas à la hauteur des enjeux ! Si on vit plus longtemps, est-il anormal de travailler un peu plus ? Même s'il faut moduler cela en fonction des catégories socioprofessionnelles, de la pénibilité du travail et de l'espérance de vie de chacun.
La réforme de la carte judiciaire était déjà dans les cartons d'Elisabeth Guigou : il fallait la faire. La réforme de l'armée, avec les indispensables économies qui y sont associées, avait été évoquée depuis longtemps : il était temps de l'entreprendre. D'ailleurs, pourquoi la France supporterait-elle seule le poids budgétaire de la défense de toute l'Europe ? Il faudra demain demander à nos partenaires européens une contribution plus importante, y compris pour la force de dissuasion nucléaire.
« A télévision publique argent public, à télévision privée argent privé. » Ce slogan était celui de la gauche et un objectif du gouvernement Jospin. Mais il suffit que Sarkozy reprenne l'idée pour que cela provoque un tollé ! C'est un cadeau fait à Bouygues sous forme de publicité, disent certains. Mais, en taxant les téléphones mobiles, fait-on plaisir à Bouygues Telecom ? Dans la tourmente que va subir le secteur de la télévision, tourmente liée au développement de la TNT, retirer la publicité de la télévision publique, n'est-ce pas la sécuriser ? Quant à la nomination du président de France Télévisions par le gouvernement, j'ai envie de dire : « Enfin la fin de l'hypocrisie ! »
De même, c'est une plaisanterie de dire qu'en supprimant quelques dizaines de milliers de postes d'enseignants du secondaire on va affaiblir l'enseignement public. Commençons par récupérer les 30 000 postes d'enseignants qui n'enseignent pas, puis arrêtons de multiplier les options improbables intéressant deux ou trois élèves par classe, ce qui aboutit à quarante langues étrangères au niveau du bac ! Est-ce vraiment inutile d'instaurer la garde des enfants en temps de grève au lieu de continuer à pénaliser les familles les plus modestes qui ne peuvent payer une garde et perdent de ce fait un jour de travail par jour de grève ? Quant au dialogue social, ne fallait-il pas le rénover ? L'accord patronat-syndicats sur la « flexisécurité » n'est-il pas une date historique dans la réforme de notre Code du travail ? Fallait-il continuer de considérer que le dialogue social était le maintien des avantages acquis et l'abandon de toute réforme sauf à encourir une manifestation de rue ?
La grève banalisée est en voie d'extinction. C'est bien. La grève reprendra demain son véritable rôle. Celui qu'elle occupe dans tous les pays d'Europe : être l'arme ultime, traduisant une situation exceptionnelle d'échec des indispensables négociations. Les syndicats pourront ainsi à nouveau devenir des forces de proposition, comme le furent les syndicats enseignants d'avant 1960, et non de simples gardiens du statu quo. Revenir sur l'immorale limitation des heures supplémentaires et permettre le rachat des RTT, n'est-ce pas le bon sens et la justice sociale ? Réhabiliter la valeur travail, n'était-ce pas ce qu'aurait dû faire la gauche (même si les 35 heures lato sensu n'étaient pas en elles-mêmes une mesure absurde, sur laquelle on ne revient d'ailleurs pas) ?
Et la réforme de la carte hospitalière dont on parle depuis Simone Veil, Henri Nallet ou Claude Evin, ne fallait-il pas la faire ? L'idée de garder les petits hôpitaux partout, mais en concentrant les moyens lourds et les interventions délicates sur les grands centres, ne va-t-elle pas permettre de faire des économies, mais aussi de sécuriser ceux qui vivent à la campagne et voyaient la fermeture annoncée de l'hôpital local comme une menace sur leur vie ?
On a raillé la mise en place du traité de Lisbonne. Malgré les réticences polonaises, Sarkozy a réussi. L'Europe, hier en panne, est repartie. Certes, aujourd'hui, l'Irlande a bloqué le processus. Mais est-ce sa faute ? Il suffit de fréquenter les grands pays d'Europe pour s'entendre dire partout que le seul espoir de la relance de l'Europe, c'est Nicolas Sarkozy. J'ai assisté au discours de la Knesset, courageux, équilibré et pugnace. J'y ai vu un Netanyahou applaudir et un Simon Peres donner l'accolade à notre président, puis j'ai entendu le lendemain Mahmoud Abbas exprimer sa satisfaction. Pourtant, que n'a-t-on dit sur l'Union pour la Méditerranée, la réunion à Paris du 13 juillet et la venue de Bachar el-Assad ? N'en déplaise aux grincheux, le résultat est là : Syrie, Liban, Israël et Palestine se parlent à nouveau. Tout n'est certes pas réglé, mais il y a de l'espoir. Alliée claire des Etats-Unis, mais indépendante, la France mène une politique étrangère autonome dans laquelle mes amis Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet jouent un rôle éminent.
Alors, bien sûr, dans ce bilan d'un an de Sarkozy, il y a pour moi des points de désaccord, des zones d'ombre et plus encore des insuffisances. Par exemple, je ne crois pas que ma morale laïque, celle de mes instituteurs, soit en rien inférieure à celle que dispensent les curés. J'ai été hostile aux tests ADN pour l'immigration, car je ne crois pas que la famille soit fondée sur les gènes. Je comprends la logique des franchises médicales pour éviter les excès des médicaments de toutes sortes, mais je crois qu'il y a là un danger potentiel d'inégalité sociale si l'on n'y prend pas garde. Enfin, si je suis sceptique sur la possibilité d'une augmentation uniforme du pouvoir d'achat, je crois qu'il y a beaucoup à faire pour combattre les inégalités et les injustices sociales. Va-t-on continuer à tolérer qu'un dirigeant d'entreprise qui a échoué parte avec des millions d'euros d'indemnités, alors que des millions de Français sont au bord de la rupture sociale ? Oui, il reste beaucoup à faire pour combattre l'injustice sociale. Et la lutte contre le chômage reste pour moi une priorité avant même l'augmentation du pouvoir d'achat.
J'ai approuvé la démarche du Grenelle de l'environnement et sa prise de position ferme pour le nucléaire et le compromis sur les OGM, mais j'ai regretté qu'on donne trop de place à une philosophie alarmiste au détriment de la création d'emplois et du développement de la voiture électrique ou du recyclage des déchets. D'immenses chantiers restent en friche. La création d'entreprises de haute technologie est toujours en France un parcours du combattant. Symétriquement, malgré les efforts de Martin Hirsch, la misère et la précarité demeurent trop pesantes. Comme on le voit, on peut discuter ici ou là de telle ou telle mesure, mais, pour finir, ce qui compte, c'est la volonté d'avancer et de faire entrer la France dans le XXIe siècle !
Il faut le constater : le courage est de retour en politique. Après presque quarante ans, il était temps ! Il est fini, le temps où un Mitterrand ou un Chirac sacrifiaient leur ministre de l'Education nationale, Lionel Jospin, Luc Ferry ou François Fillon, pour satisfaire les syndicats d'enseignants ! Les sondages, dont la pratique abusive tendait à instaurer une fausse démocratie directe, voient leur rôle amoindri. Ils ne semblent guère peser, et c'est tant mieux, sur la détermination d'un président décidé à réformer malgré une cote négative. Lorsque Nicolas Sarkozy propose de limiter le nombre des mandats du président à deux alors qu'il n'a que 53 ans, d'accroître le pouvoir du Parlement, d'instaurer un grand débat national après une intervention annuelle du président devant les deux chambres, devrait-on en conscience s'y opposer ? Même s'il est légitime de réclamer aussi une profonde réforme du Sénat.
Sarkozy est-il responsable de tout, comme nous le feraient croire certains médias ? Est-il responsable de la crise des subprimes créée par l'irresponsabilité des banquiers américains ? Est-il responsable de l'augmentation du prix du pétrole ? Est-il responsable du fait que l'Europe se soit dotée d'une banque centrale dont le mandat ne permet pas de lutter pour la croissance et contre le chômage ? A-t-il tort de faire la comparaison avec la réactivité des instances américaines correspondantes ? Est-il responsable si les gens n'achètent plus les journaux de peur d'attraper une sinistrose chronique ? Est-il responsable de l'aphasie du PS ? Après l'échec de la présidentielle, l'épidémie galopante du « pourquoi pas moi ? » a aiguisé les ambitions et occulté les idées. C'est alarmant, car la France a besoin d'une opposition et d'une gauche. Et le Parti socialiste, auquel je reste sentimentalement attaché, recèle de nombreux talents qui s'expriment désormais au niveau local. La politique d'ouverture est une bonne chose, mais elle ne remplacera pas une opposition imaginative, critique, alternative.
Une opposition qui comprenne enfin que la France doit bouger très vite pour s'adapter au monde nouveau. Bref, qui reconnaisse que, dans sa démarche hyper-volontariste, Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison.
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30 juin 2008
Oui à l'excellence médicale
Le débat sur l’hôpital de Carhaix a définitivement pris une tournure politique. A une protestation sociale, puis à la défense des services publics et à une certaine idée du territoire, ont été mêlées des considérations idéologiques : Carhaix marque sa différence, Carhaix se veut être un emblème de résistance, celle des « laissés-pour-compte », celle des victimes et des pauvres. Le développement de ce véritable « complexe du martyre » laisse de côté le débat de fond, et joue la carte de l’émotion face au raisonnement : la question est pourtant simple, faut-il un hôpital et de quel type s’il en faut-il un ?
Le facteur démographique : un hôpital pour un bassin de 50 000 habitants ? Médecins et chirurgiens qui doivent pratiquer des interventions ont besoin d’une pratique intensive pour parfaire leur acte médical. Qui plus est, les Carhaisiens ne sont pas les premiers prescripteurs de leur hôpital. Les taux de fuite en sont un bel exemple : 55% en maternité, 70% en chirurgie ! Si les Carhaisiens n’y croient pas, n’ont pas confiance, pourquoi s’en prendre aux autres ?
Le facteur qualité : l’excellence au XXIe. En début de siècle chacun de nous peut exiger l’excellence dans la santé, la justice, l’éducation, la retraite… Cette excellence doit-elle être accessible à 500 m, 5 ou 50 km de son domicile ? C’est la question cruciale. L’homme a toujours travaillé à réduire toutes les formes de contrainte. La technologie et sa proximité sont des enjeux. Nous devons tendre vers une technologie de pointe à notre porte, mais cela a le coût des infrastructures, et ces mêmes technologies affranchissent les distances : ce maillage est désormais plus vaste en distance mais diminue en temps.
Le facteur socio-historique : une tradition de conflit et non de négociation. En France, la population aime les rapports de forces. Dialoguer avec les « ennemis de classe » est suspect. Notre pays cultive le souvenir de sa révolution, et préfère visiblement la confrontation, la violence et la brutalité au pragmatisme, au juste milieu et au dialogue. Cette vision binaire de classe, cette propension à confondre l’autre en adversaire puis en ennemi, est aux antipodes de la convergence des intérêts prônés dans d’autres pays européens dans le dialogue social. L’attitude des agitateurs qui encadraient les manifestations et cherchaient l’affrontement le prouve.
La légitimité du gouvernement dans la réforme hospitalière. Depuis de nombreuses années, de nombreux gouvernements jouent à saute moutons avec les réformes mais notre pays doit rester dans le peloton de tête. Il a besoin de réformer son administration et ses services pour qu’ils soient plus performants et répondent mieux à l’excellence attendue par les citoyens. La nécessité de transformer ces petits hôpitaux est une évidence. A Carhaix, plusieurs secteurs demeurent pertinents dans un schéma hospitalier : urgences, gériatrie et accompagnement du plan Alzheimer. Enfin, le pays, s’il veut conserver sa place en Europe, a besoin de réduire ses dépenses publiques non raisonnées, et un endettement plus préoccupant chaque jour.
L’attitude du gouvernement est ambitieuse et courageuse et nous la soutenons ! En revanche, nous ne partageons pas la méthode de Bernard Poignant, qui a soufflé le chaud et le froid en fonction de son auditoire. Je ne trouve pas qu’il ait fait preuve d’esprit de responsabilité. Il est juste, que nous ne considérons pas le Conseil Municipal comme une tribune nationale, au contraire des socialistes, qui à court d’idées aiment « en fumer » l’auditoire, compte tenu de faiblesse de leur projet pour la citée. Le terme de « lâcheté » employé par Bernard Poignant à l’égard de George-Philippe Fontaine démontre une certaine violence masquée et du double jeu dont le maire est un adepte.
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03 juin 2008
Monsieur Le Maire, ne vous faites pas prier
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