09 mai 2006

Fédération Sports de l'UMP

9 Mai 2006 - Convention Nationale de l'UMP sur le sport...

La convention nationale de l’UMP concernant le sport, se tiendra à Paris le 30 Mai prochain. Elle réunira les militants et les acteurs du sport de l’UMP afin de déterminer un axe sur la politique sportive de l’UMP. Les régions ont travaillé depuis plus d’un an sur ce projet qui prend forme. D’ailleur, à cet égard, le Président de notre mouvement a souvent rappelé la place prépondérante du sport dans nos sociétés. L’engagement de nombreux militants sportifs dans les clubs est proche de notre vision et des missions du sport. L’UMP doit apporter des réponses concrètes sur les besoins des dirigeants et apporter un soutien fort aux bénévoles.

 

L'UMP a créé il y 2 ans une fédération professionnelle du sport. Elle rassemble tous les sportifs, pratiquants, dirigeants et salariés du sport. Des rencontres régulières sont organisées dans notre département ainsi qu'au niveau régional et national.L'UMP défend des valeurs populaires, le sport aussi, venez nous rejoindre.Vous pouvez, vous aussi vous engager en politique tout en gardant une relation étroite avec le sport et ses valeurs.

UNE RETRAITE POUR LES BENEVOLES
L’idée est de mettre en place un système permettant aux clubs sportifs, puis aux associations en général, de cotiser volontairement sur une caisse de retraite pour le compte d’un bénévole, effectuant une activité reconnue et régulière dans cette association.Il s’agit de reconnaître et valoriser ce qui constitue pour certains une véritable activité accessoire, plusieurs heures par semaine.Le fait de s’appuyer sur le sport pour mettre en place un tel système est nécessaire du fait que l’on est en présence d’une activité structurée, avec un encadrement souvent qualifié, même modestement, qui a investi dans cette formation ; par ailleurs, les heures d’entraînement ou d’encadrement sont programmées, clairement indiquées et reconnues ; par là même le travail effectué dispose d’une certaine crédibilité.Ainsi par exemple, si quelqu’un exerce une activité bénévole 4 heures par semaine, pendant 35 semaines, soit 140 heures par an, il aura accumulé en 20 ans un capital de 2800 heures soit presque deux ans d’une activité salariée à temps plein.Le mode de restitution est à envisager : rente, remise d’un capital, trimestres…. Le modèle évoqué pour cette proposition est celui qui prévaut pour les indemnités d’élus (adjoint au maire, conseiller général), sauf que dans le cas qui nous occupe il n’y a pas forcément d’émoluments et qu’il faut donc trouver une base de cotisation, constituée par une rémunération  fictive


UN CARNET DE TICKET ESSENCE
Cette idée est venue à l’esprit des participants lors d’une réunion de la section du Morbihan de la fédération
professionnelle des sports de l’UMP ; le modèle est en fait le ticket restaurant, mais sur la base d’une contribution volontaire et d’un mécénat des compagnies pétrolières dont on sait qu’elles cherchent toujours se faire une virginité nouvelle, surtout dans une région où elles n’ont pas toujours laissé de bons souvenirs.
Cette participation du secteur privé pourrait alimenter un fonds auquel s’ajouterait la contribution des clubs et pourquoi pas d’autres organismes pour constituer ce chéquier, et diminuer le coût des carburants consommés ; on pourrait aussi imaginé que les taxes soient réduites.
L’intérêt pour le contributeur privé est que son image figure sur chaque chèque et que le support est donc très porteur, d’autant plus que l’utilisateur est obligé de s’arrêter dans les stations de celui qui finance les chéquiers: de ce fait il consomme aussi les produits annexes vendus dans ces stations lors des arrêts, des pauses (boissons, friandises...) ; pour les clubs on touche là un problème essentiel de leur activité : le coût des déplacements.
On peut aussi imaginer qu’une fédération obtienne des rabais en achetant ces carnets en gros à un moment de l’année alors qu’ils sont utilisés tout au long de l’année, ce qui constitue pour l’opérateur privé une avance de trésorerie non négligeable qui lui permet de consentir des conditions.
Le mode d’utilisation est simple et comme indiqué ci-dessus il permet aussi d’associer toute collectivité ou organisme qui souhaite soutenir les clubs puisqu’il suffit d’acheter des carnets.

UN CAUTIONNEMENT ASSOCIATIF
Un nombre important d’associations sportives, mais aussi d’autres, sont confrontées à de difficultés de trésorerie en attendant des recettes : produits d’entrées de spectateurs, subventions diverses dont les dates de versement ne correspondent pas toujours à la date de demande.
Il faudrait trouver un système pour que les clubs et les associations puissent trouver un financement provisoire quitte à le rembourser par la suite ; souvent les banquiers des associations acceptent de servir de relais, mais les dirigeants sont soumis au bon vouloir du banquier.Le problème est de trouver des fonds qui puissent servir à cela ; or il existe une ressource inexploitée, du moins en théorie.
En effet, si de nombreuses associations se créent, beaucoup disparaissent, sans être jamais officiellement dissoutes, et surtout sans procéder à la dévolution des sommes restantes sur leurs comptes ; une étude du pôle de compétence vie associative du Finistère estime à environ 5 000 le nombre d’associations éteintes ; une enquête faite auprès du crédit mutuel de Bretagne, a permis de constater que l’encours des dépôts d’associations qui n’ont subi aucune opération pendant un an se monte à 1 132 000 € ; bien entendu il faut affiner ce chiffre, car il y aussi dans cette somme des « trésors de guerre » réservés pour des opérations futures, mais il y a sûrement une part mobilisable.
Il serait donc possible d’affecter cette somme pour constituer un volant financier destiné à servir de relais pour soutenir les projets associatifs dont les recettes tardent à venir : une commission peut se réunir chaque mois et proposer avec les banquier concerné une affectation qui est remboursée après.
Le système présente plusieurs avantages :


-          les fonds restent dans la banque concernée : il n’y a donc pas dépossession, mais ouverture d’une ligne de compte
-          le banquier ne perd pas d’argent puisque les sommes sont remboursées, les associations sont en même temps responsabilisées
-          le secteur privé est intéressé au fonctionnement associatif
-          il peut fonctionner sur la base du volontariat si une banque est intéressée.
Comme indiqué le système peut être mis en place de façon légère puisqu’il est possible d’ouvrir une ligne de compte correspondant à des sommes qui n’évoluent plus qui servent de gage en quelque sorte ; une intervention plus lourde consisterait à autoriser par la loi que des comptes  associatifs immobiles depuis une certain nombre d’années soient regroupés dans une ligne de compte et servent à l’usage indiqué sous le contrôle des pouvoirs publics.


UNE REFLEXION :
Le dispositif de haut niveau
Elle porte principalement sur l’organisation du sport de haut niveau et l’esprit de système dont elle est empreinte, à travers notamment les différentes structures mises en places, soit par les fédérations à l’échelon central, soit au niveau plus local dans le même esprit.
Vue depuis la région, cette organisation se présente comme un ensemble hiérarchisé comprenant différents échelons, un peu sur le modèle de l’administration, avec des contraintes fortes pour les jeunes qui les fréquentent (éloignement de la famille, isolement) ; s’y ajoute sur le modèle en région un échelon supplémentaire mis en place dans le cadre des filière d’accès, avec un cahier des charges et des contraintes équivalentes.
Ce modèle se rattache à un système de pensée où toutes les organisations sont conçues sur le même modèle, la seule variable d’ajustement étant le nombre (de pôles, d’athlètes…) ; on construit un modèle idéal, et ensuite on le fait varié en épaisseur ; c’est d’ailleurs ce qui prévaut aussi pour l’organisation administrative
Les modalités que nous préférons voir sont différentes et partent d’un point de vue que les disciplines sont différentes dans le nombre de leurs licenciés, leurs modalités d’exercice, la répartition géographique des licenciés, etc…
De ce point de vue, l’organisation de la filière de haut niveau pourrait être différente en s’appuyant sur des structures et des organigrammes qui ne soient pas uniformes et modélisées, l’exigence pouvant plus se porter sur des exigences qualitatives ; en quelques sortes, il s’agit d’agréer ou labelliser une démarches assortie d’exigences de qualités plutôt que des structures.
Par ailleurs, les collectivités locales, quand elles sont saisies, ne le sont que pour participer au financement, s’ajouter dans une démarche comptable et rarement comme acteur d’un système qui est à prendre « en bloc » ; elles ne sont pas actrices car le système est conçu comme parfait, (au sens latin du terme, c’est à dire en quelque sorte parachevé sans que l’on puisse y retrancher, y ajouter ou le modifier)

Ainsi par exemple la communauté de commune du Pays de Vannes a mis en place une structure sportive accueillant des jeunes sportifs de bons niveau, avec un suivi médical et scolaire ;sans qu’il s’agisse d’une structure de haut niveau inscrite dans les filières d’accès, un tel centre peut être associé en tant qu’outil relais, ou de détection, ou ne serait-ce que par le support matériel qu’il est ; en fait il est à l’écart, car il résulte de l’initiative d’une collectivité locale, et qu’il est en dehors de l’organisation binaire et du système de pensée qui prévaut, de la hiérarchie construite et ordonnée.

Les commentaires sont fermés.