24 octobre 2007

Lancement de "Quimper en avant toute!"

 Texte de mon intervention du 23 Octobre.

 Pourquoi notre ville est, dans les semaines qui vont venir à un tournant ? Pourquoi les observateurs de notre vie locale évoquent même l’ouverture d’une nouvelle ère politique ?

Nous allons ce soir vous parler d’avenir, de perspectives et de projets pour Quimper.En revanche, il est parfois important, pour évoquer le futur de se rappeler du passé.Un passé pas si lointain, mais que «  les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître » comme dit la chanson.Le passé nous aide à mieux définir l’avenir, à mieux comprendre pourquoi finalement se dressent des oppositions…

En annonçant qu’il ne briguera pas à un second mandat, Alain Gérard met une fin lucide à une ère politique majeure du destin de notre ville, une ère de 30 années.

1977-2007.

c’est la fin d’une ère politique, et je l’appelle l’ère BECAM.

La vie dans cette ville, son urbanisation, celle qui lui permet d’affronter le XXI siècle a été fortement induite par l’action de cet homme, tour à tour, Député, Maire, Sénateur, Ministre.

Il créait une ère nouvelle parce qu’il succédait à une époque où les dirigeants municipaux avaient fait leur temps, je veux parler des premiers maires socialistes du Grand Quimper : Thépot, Goraguer, Le Meunier.

Leur vision de la ville, était une simple adition fraîche des 4 communes qui fusionnèrent en 1960 et pas encore une entité unique comme elle est aujourd’hui…

Marc Bécam lui, n’avait pas vécu l’histoire d’avant 1960 et concevait la ville globalement, faisant abstraction des vielles rivalités et querelles communales. Il avait la vision du grand Quimper, unique inaliénable, Il avait la ville dans la tête. Alain Gérard qui a été à son premier adjoint durant ses deux mandats, puis notre Maire depuis 2001, ferme cette époque, avec finalement une parenthèse, les deux mandats de Poignant. Le même Bernard Poignant rentrait en politique, ici à Quimper, en se présentant aux élections municipales de 1977 pour la première fois.

Alain Gérard en décidant de clore sa carrière, ferme le rideau d’une époque : 1977-2007. 30 ans, c’est plus qu’une génération, une époque importante de notre histoire, avec ces hommes politiques qui jouent leur épilogue dans les quelques mois qui restent.Nous ne pouvons pas nier l’histoire, il ne faut pas non plus en être prisonnier. Des pages nouvelles doivent désormais être écrites. Avec je l’espère des femmes et des hommes neufs. Il y a pléthore de candidats, à droite comme à gauche. Chacun ayant le sentiment, de penser qu’il est le mieux placé, le plus compétant pour gérer les destinées de la ville. D ’autres ont le sentiment d’être providentiel, qu’ils sont attendus, certains parce qu’ils ont un vécu, parce qu’ils sont jeunes, ronds, grands…

Ici, nous avons choisi. « Quimper en avant toute ! » à affiché la couleur, nous soutenons la candidature naturelle de Marcelle Ramonet. Il n’y a aucune ambiguïté, nous affichons tout sur l’étiquette et personne n’est pris au dépourvu. Il n’y a pas de co-direction, mais un vrai travail d’équipe. Pourquoi ?

Nous avons choisi Marcelle Ramonet pour son expérience politique, son vécu de députée, son engagement professionnel, son engagement dans la cité, et sa volonté affirmée » de mener cette campagne et de gagner ces élections municipales. Il ne s’agit en aucun cas de faire de la figuration, d’un tremplin pour des échéances futures. Pour mener ce combat il faut un minimum de crédibilité, d’honnêteté, vis-à-vis de ses co-listiers et de ses électeurs. « Les combats que l’on perd ce sont ceux qu’on ne mène pas ». Nous ne devons pas avoir à rougir de notre bilan, par conséquent nous ne devons pas « passer notre  tour ». C’est un devoir politique de conserver cette ville ! Certes, nous devons être lucides, mais aussi transparents. Lucides parce que nous devons mieux expliquer ce que nous avons fait, mais surtout expliquer les raisons pour lesquelles il nous semble qu’il nous a manqué cette petite flamme, cette étincelle d’où jaillit la lumière qui doit guider les pas de Quimpérois, leur yeux et leur cœur. Si nous ne parvenons pas à expliquer, apporter des mesures correctives, nous pouvons être inquiet. Oui, c’est une forme d’autocritique, nous n’avons pas à ce jour donné les signes qu’ils auraient fallu, à une opinion qui a tendance à se crisper sur notre bilan à tors ou à raison. D’autant plus que les reproches portent plus sur la forme que sur le fond. Les critiques formulées que j’entends visent le manque de pêche, d’ardeur, d’enthousiasme… .Finalement notre problème n’est-il pas qu’un problème de génération. N’est-ce un problème de méthode, de voie mal tracée ? De forme plus que de fond, de choix d’hommes, de gouvernance ?  En tous les cas, si nous analysons notre projet de mandat et nos réalisations « structurantes », chaque Quimpérois doit reconnaître et dire : « ils ont tenu leurs promesses ». les finances sont saines, les impôts modérés, la capacité d’endettement au meilleure de sa forme. Mais alors où cela pêche ?  Comment décrypter les messages que nous entendons régulièrement dans la ville, comment analyser les résultats des différents scrutins depuis 2001, comment y répondre ? Comment être reconnu et plus aimé ?

Moi j’ai le sentiment que c’est dans la posture. Les Quimpérois comme les Français veulent du souffle et de l’énergie. Il faut desserrer les freins à main.Nous devons changer le regard des Quimpérois en apportant une grille de lecture nouvelle. Car les curseurs, les lignes ont bougé. Au sens politique du terme, mais aussi dans la perception de l’action et du rôle des élus. Quimper vit aujourd’hui un déphasage générationnel. Ce déphasage est latent depuis 2001, il est plus perceptible depuis la campagne présidentielle avec l’énergie et la gouvernance que développe Nicolas Sarkozy. Et finalement c’est Alain Gérard qui résume le mieux sont mandat…« ce mandat aura été celui de la prévoyance ». Et bien celui qui nous préparons, devra être celui de l’action, du souffle, de l’énergie ! En ce qui me concerne je suis enthousiaste avec d’autres pour l’incarner. Quimper, « la belle endormie », que nous devions réveiller est encore ensommeillée. L’action et l’énergie du futur mandat, celles que nous allons porter seront les réveils matin que « Quimper en Avant toute ! » sera mettre à l’heure. J’y crois car en face, ce n’est pas nos opposants, Poignant, l’homme du passé, Daniel Le Bigot, ni Armelle Uruguen qui peuvent dans cette nouvelle ère incarner, le renouveau, l’action ou la crédibilité. Vous êtes des relais, à vous de porter le message. On ne crée pas une nouvelle ère politique avec ceux qui ont fait leur temps. Nous devons écrire les nouvelles pages de Quimper avec des personnalités expérimentées, crédibles, en phase avec notre temps. Marcelle Ramonet est expérimentée, elle est crédible et en phase avec notre temps.C’est la raison pour laquelle, j’ai décidé le 15 Août de l’accompagner et de l’aider à mener cette campagne. Je le fais en toute conscience, considérant que dans tous les cas de figure, elle seule peut nous faire conserver et gagner la confiance d’une majorité des Quimpérois. D’autres étaient encore trop tendres pour endosser le lourd costume de maire de Quimper. Chacun doit bien mesurer et analyser tout cela et s’engager dans l’action, dans un groupe qui saura impulser le début d’une nouvelle ère politique.

Commentaires

Je ne suis pas à adhérent à l'UMP, mais mon père était un ancien de l'UDR et du RPR. J'aime bien le ton que vous employé et vous décrivez parfaitement la situation dans laquelle se trouve votre majorité. vous devez l'affirmer plus fort car j'ai l'impression que des gens de droite préfèrent se détourner des prochaines municipales si la droite ne se remue pas plus. j'ai laissé mon mail, vous pouvez me joindre. Merci pour Marc Bécam, c'est rare que l'UMP évoque cet homme brillant, très actif et "libre" . Il était en avance sur son temps. J'ai de très mauvaises pensées pour ceux qui l'on lâchement fait perdre les élections en 1989. Félicitations.

Ecrit par : Gislain | 26 octobre 2007

Gislain,
je n'étais pas dans les confidences à cette époque...Vous n'êtes cependant pas le premier à me faire part des ressentiments vis-à-vis de marc Bécam. J'en ferai part.
Mon travail consiste aujourd'hui à positionner la campagne et expliquer...décorptiquer le ou les mécanismes pouvant faire comprendre ce que nous avons fait, les bonnes choses comme les moins bonnes. Je crois que les électeurs attendent cela. Dire que tout est bien, que nous sommes les plus beaux et que les Quimpérois ont rien compris, n'est pas un bon angle pour convaincre.

Ecrit par : Ludovic JOLIVET | 28 octobre 2007

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