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26 mai 2008

A propos de Foot

Le football est certes un des sports le plus médiatisé, le plus pratiqué sur la planète, nul ne le conteste. Il y joue un rôle majeur dans sa capacité à nourrir le peuple d’émotion, de rêve et d’identification. Sa capacité fédératrice de masse lui confère presque une mission de communion populaire qu’aucune discipline n’arrive à détrôner. Enfin le football fait vendre, c’est un accélérateur économique indiscutable. Ces ingrédients fixent le football durablement au rang de « supra sportif » du XXIe.

Il n’en demeure pas moins que Quimper n’a jamais vraiment rencontré le football pour des raisons sociologique, politique, et par des éternels rendez-vous loupés dans des moments chronologiquement importants pour cette discipline : Au début des années 80, lors de l’arrivée de canal+, lors de la privatisation de TF1 fin des années 80 et lors de la coupe du monde de 1998 en France. Ces différentes périodes ont été des tournants du football en France et en Europe, que Quimper, à contrario des autres villes à mal ou pas négocié.

Nous savons aussi que les succès médiatico-financiers sont aujourd’hui inscrits dans les clubs des villes métropoles, évoluant au niveau Européen. D’autre part le financement et les investissements nécessaires pour obtenir succès et retombées sont à un niveau tel qu’il faut des investisseurs qui misent sur un projet avant tout économique, rentable, pour les hommes et les produits.

Par conséquent, nul ne peut employer des arguments valables au sommet de la pyramide et les transplanter pour un projet extra-local Quimpérois, qui il est vrai n’a pas démontré depuis de nombreuses années sa capacité de séduction, des financeurs privés comme publics, ni créé un enthousiasme débordant et durable envers la population. Il n’est pas intellectuellement correct dans le contexte Quimpérois, de positionner le football comme catalyseur d’énergie, ou attendu comme le messie et qui donnerait à la ville une nouvelle image, la place qu’elle mériterait grâce au football.

Il n’empêche que cette montée en CFA est à l’actif du SQ, que la collectivité doit poursuivre son aide pour ce succès au terme d’un parcours sans faute. En revanche, à Quimper, à ce niveau de pratique, les disciplines sportives doivent obtenir une égalité de traitement et l’aide publique doit tenir compte, à mon sens, de la difficulté d’accession au haut-niveau. Mais le football doit rester une discipline pleine et entière, surtout dans l’environnement Quimpérois qui est le nôtre, où son impact demeure pour l’instant très relatif.

Je partage donc l’avis des clubs Quimpérois qui évoluent au niveau national à ce jour,qui ont comblé, avec talent et brio, un certain vide laissé par le football au haut-niveau. Je proclame avec eux que la démonstration est dans les mains des dirigeants du football, et peut-être aussi de la population Quimpéroise qui doit témoigner plus nettement son attachement aux valeurs véhiculées par le football.