05 novembre 2008

Priorité aux militants !"

Président de l’association Initiative Première, conseiller municipal de Quimper et conseiller communautaire, Ludovic Jolivet est candidat au mandat de délégué UMP de la 1ère circonscription du Finistère.

ASPTT cyclisme, Festival de Cornouaille, Triathlon… Chez lui, à Ergué-Armel, les souvenirs se déclinent dans toutes les pièces, sur tous les murs. Son prochain challenge : redonner, avec son équipe, unité, chaleur et efficacité au comité de circonscription, et bien au-delà, espoir et fierté à l’ensemble des militants.

 

C’est une candidature qui vient de loin ?

Je suis un pur produit de la vie associative quimpéroise. Ces engagements ont rythmé mes saisons et m’ont forgé le caractère. Mes parents sont de gauche, ils m’ont donné le goût de l’engagement, mais pour ce qui me concerne, ce n’est pas le même.

J’ai été éduqué d’une manière simple et directe : tu as des droits mais tu as aussi des devoirs, et le premier est de travailler. Oui au partage, mais à condition de créer de la richesse d’abord. Oui à la liberté d’entreprendre, mais sous réserve de ne pas laisser faire n’importe quoi.


Et la politique dans tout ça ?

Maurice Le Du, ‘’cheville ouvrière’’ du RPR à l’époque et passionné de foot, Alain Gérard et André Angot, m’ont mis, chacun à sa façon, le pied à l’étrier. Ma première expérience a été de tenir un bureau de vote. J’ai ensuite participé aux campagnes d’André Angot, en 1993 et 1997, et à celles d’Alain Gérard, en 1995 et 2001.


En 2002, la situation se complique, nettement…

Elle est douloureuse et complexe. Le décès d’André Angot bouleverse les militants et laisse un grand vide. Je considère alors que Benoît Lecomte représente davantage la continuité et qu’il est le plus à même de défendre les intérêts de la circonscription dans l’état d’esprit voulu par André Angot. Je m’engage donc à ses côtés.


Et c’est un échec.

Je n’hésite pas, nous faisons campagne, nous sommes battus. Je suis légaliste et je m’incline. C’est extrêmement douloureux. Deux groupes s’opposent, nous avons deux clans en présence. Mais il s’agit d’un problème quimpéro-quimpérois, pas d’un problème au niveau de la circonscription. Quand on appartient à un mouvement politique et que l’un ou l’une d’entre nous obtient l’investiture, je suis convaincu qu’il faut savoir s’incliner et défendre, sans états d’âme, son camp et ses valeurs.


Ensuite vient Nicolas Sarkozy.

Je suis séduit par le discours de Sarko porte de Versailles, je vis un engouement que je n’avais jamais éprouvé pour un homme politique : l’anticonformisme, la volonté, le souffle, le côté décalé… L’UMP devient un lieu de fusion, de communion. C’est, à mes yeux, la véritable naissance de l’Union.


Puis la présidentielle.

Nicolas Sarkozy est désigné pour conduire le combat face à Ségolène Royal. On ne peut pas rester spectateur, indifférent. Je souhaite donc entrer très rapidement en campagne, mais ici, elle reste dans les starting-blocks… C’est incompréhensible ! Rien ne bouge !

J’en ai rapidement assez. En octobre/novembre 2006, la campagne est lancée partout en France, sauf ici. Chez nous, les militants rongent leur frein. Je le sens bien. Ils attendent qu’on leur donne un élan, une envie, une ambition, des seaux de colle…

Je me montre extrêmement insistant pour ça ! Je me heurte à quelques-uns de mes amis qui ne semblent pas décidés à décliner ici  la campagne nationale.

Cette passivité me révolte. Il y a une altercation très forte avec certains. J’assume, c’est un bon clash, puisque c’est pour la bonne cause.

 

Nicolas Sarkozy est élu, mais pas grâce au Finistère, ni à Quimper…

Sarkozy est élu mais les résultats ne sont pas bons dans la circonscription. Je suis légitimiste et je pense qu’il faut néanmoins tout faire pour donner au Président une majorité à l’Assemblée nationale. Je ne suis pas directement intégrée à l’équipe de Marcelle Ramonet mais j’interviens dans plusieurs réunions au cours de la campagne législative. Je suis déçu par le résultat de Marcelle au second tour. Déçu mais sans regrets. J’ai été loyal jusqu’au bout, parce que je déteste la politique de la terre brûlée.


Alors, quelle porte de sortie ?

Les rancoeurs sont anciennes, à chacun d’assumer ses responsabilités en la matière. Aujourd’hui, il faut échapper à cette spirale, analyser, savoir oublier, construire enfin un projet pour le comité de circonscription, afin que les militants soient en mesure de trancher rapidement et en connaissance de cause.

Nous devons leur faire confiance, ils le méritent tant.

Il faut être ambitieux dans cette circonscription, être au service d’un projet collectif. Il y a un grain de sable dans cette circonscription. Nous devons faire campagne pour l’éliminer. Si l’on attend, si l’on tergiverse encore, les militants se sentiront de plus en plus perdus dans ce brouhaha et ils se détermineront sans connaître le véritable projet des uns et des autres. Ce n’est pas la bonne solution.


Dans ce contexte, à quoi sert Initiative Première ?

Initiative Première est un groupe de militants de base aussi légitimes que les autres. Nous ne serons pas élus sur notre bonne tête mais sur un projet. Il n’existe pas de statu quo éternel. On propose, on montre ce qu’on veut faire, on démontre nos compétences, et on y va !


Dans le style, qu’est-ce qui changerait ?

Tout, ou presque ! Le comité de circonscription a été, quasiment, en sommeil, depuis 2006. Il s’est très peu réuni. Très peu de débats ont été organisés. Et pourtant ce ne sont pas les occasions qui manquaient ! Il y avait tellement d’opportunités de réunir tout le monde. Cela n’a pas été fait. C’est dommage. On en prend acte. Mais tout va changer, je l’espère.

Si je suis élu, j’appelle de mes vœux un comité de circonscription extrêmement actif. Je veux que nous allions, de nouveau, à la rencontre des militants afin que eux-mêmes soient informés en temps réel, reconnus, écoutés, et que par voie de conséquence ils se sentent armés et motivés pour mieux relayer et défendre nos idées, nos valeurs, et promouvoir les réformes du gouvernement.

La mission du prochain délégué de circonscription sera de remobiliser l’ensemble des militants et sympathisants par le biais d’actions concrètes, sur le terrain. Avec mon équipe, nous allons replacer les militants au cœur des actions entreprises par l’UMP dans notre circonscription. Nous nous engageons à agir dans la transparence, pour que chacun puisse évaluer, voire critiquer s’il le souhaite, librement, nos actions.

 

 

 

Propos recueillis par Olivier Boyer / Initiative-premiere.com 

Commentaires

bonjour,


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Ecrit par : margueritat valide pas le commentaire | 22 novembre 2008

(Communiqué expédié à 22h11, avant parution des résultats)

Quimper le 22 novembre 2008

Monsieur le délégué,

Ayant pris connaissance du résultat du vote pour l’élection au poste de délégué de circonscription et avant même de savoir si ma réélection au comité de circonscription est effective ou non je vous informe par la présente de ma démission de l’Union Pour un Mouvement Populaire…

Je prends cette décision pour les raisons suivantes :

L’équipe qui est désormais aux commandes de l’UMP dans la 1ère circonscription a mené la droite quimpéroise à la défaite aux 3 derniers scrutins, présidentiel, législatif et municipal…

Une partie des militants ayant la sensibilité gaulliste a sciemment été mis de côté lors de ces campagnes… comme il fut aisé pour l’Association des Amis de Nicolas Sarkozy et quelques autres, de leur faire endosser, après, la responsabilité de ces échecs !

Alors même qu’il fallait avoir le courage de rassembler libéraux, gaullistes, et démocrates, la chef de file a délibérément écarté une grande partie de ses anciens co-listiers… malgré les appels à l’unité et au rassemblement demandé par les instances nationales de l’UMP dans la semaine du 30 novembre 2007, celle-ci a balayé d’un revers de main la possibilité d’un compromis…

Le bilan est lourd !

Le manque évident de renouvellement pour les échéances législatives & municipales, choisi et entériné par les instances départementales a permis à la gauche d’emporter haut la main ces deux derniers scrutins.

Pour la 1ère fois depuis 1 demi siècle, la droite quimpéroise ne possède plus aucun parlementaire issu de ses rangs !

Pour ma part, j’ai toujours pensé que les valeurs auxquelles je crois et cette sensibilité Gaulliste qui est la mienne, de plus en plus ignorée au sein de ce parti, devait être présente sur une liste d’ouverture et de rassemblement qu’a incarnée et qu’incarne encore actuellement la liste « Quimper Nouvelles Energies » d’Isabelle Le Bal.

C’est donc pour cette raison que j’ai accepté d’y figurer. J’assume et je ne regrette nullement ce choix.

Mon engagement politique a depuis toujours été basé sur le refus de la défaite, le rejet des basses combinaisons et du service désintéressé de mes concitoyens dans le respect de l’intérêt général.

J’ai eu tort de penser qu’au sein de l’UMP tout était possible…
Qu’il était possible de faire cœxister diverses sensibilités,
Qu’il était possible de travailler ensemble…
Mais un « Parti » est de fait réducteur et ne peut donc rassembler autant qu’un « Mouvement » !

Je ne peux demeurer plus longtemps dans un parti qui n’a pour seul vocabulaire que les mots « purge » et « exclusion ».

Je considère, qu’en ce qui me concerne, ma place n’est plus au sein de ce parti devenu à mon goût beaucoup trop libéral pour ne pas dire « ultra-libéral » …

Un parti qui a oublié l’origine même de ses initiales… et qu’il existait, non pour servir une ambition personnelle, mais pour être au service du peuple…



Hervé Pelliet

Ecrit par : Hervé Pelliet | 23 novembre 2008

Bravo Ludovic,
Enfin une bonne nouvelle dans le paysage politique quimpérois.
Tu as été élu comme délégué de la 1ère circonscription UMP.
Dont acte, les militants ont compris que le changement était nécessaire pour rebâtir une politique cohérente faite de labeur et de dignité.
"je vous promets du sang et des larmes" WINSTON CHURCHILL, aux anglais à l'entrée en guerre du Royaume Uni.
la vérité, même dure à dire et surtout dure à entendre, reste toujours la vérité.
Tu as su pronner le rassemblement des militants après tout ces temps de turbulences.
Ces turbulences n'étaient pas de ton fait, les vérités sont toujours bonnes à dire, laisses la langue de bois aux langues de vipères.
En tout cas, cette responsabilité nouvellement acquise peut et doit susciter de nouveaux engagements, basés sur le partage de valeurs historiques et sur un modernisme faisant fi des querelles d'arrière garde.
Rassembler, débattre, combattre, faire une politique au service des citoyens de la circonscription, voilà une noble tâche qui devrait t'aller comme un gant.
VAROK ATAO
Un ami qui te veux du bien
philippe

Ecrit par : philippe CALVEZ | 24 novembre 2008

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