08 septembre 2008
initiative première
C'est probablement l'une des toutes dernières associations cornouaillaise: Initiative Première. Nous vous invitons Vendredi prochain à 19h00 à Fouesnant à sa présentation et à son lancement officiel.
Un débat est également proposé : Pourquoi Sarkozy aura raison ?
Ouvert à tous.
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29 juillet 2008
note de Claude Allègre
L'impopularité du président de la République dans les sondages ne faiblit pas. Et si la raison de cette impopularité était moins à rechercher dans son langage, son style, voire l'influence de sa vie privée, que dans la dynamique de réformes tous azimuts qu'il a engagées ? Et si cette France dont il secoue avec énergie la torpeur séculaire préférait la posture confortable du surplace ? Certes, tout n'est pas parfait dans l'action entreprise depuis un an, mais elle a au moins le mérite de chercher à rattraper ce qui aurait dû être fait depuis trente ans. Bien sûr, le rythme imposé est endiablé et secoue sans ménagement un pays habitué au train-train des grèves à répétition et aux abandons successifs d'indispensables réformes. Mais peut-on laisser la France sombrer sous prétexte qu'il ne faut pas la réveiller trop brusquement ?
Car, au cas où vous ne le sauriez pas, nous sommes en guerre ! Une guerre économique sans merci, qui a pour nom mondialisation et élimine sans pitié les plus faibles. Aujourd'hui, le développement de la France, donc le bien-être des Français, ne se fera que s'il suit le rythme soutenu imposé par la Chine, l'Inde, le Brésil, la Russie et les Etats-Unis. Si le pouvoir d'achat stagne ou même diminue, ce n'est pas la faute de la politique menée par le gouvernement, c'est parce que notre économie a perdu sa compétitivité et que nos entreprises gagnent de l'argent surtout par leurs activités à l'étranger, donnant ainsi une impression trompeuse de richesse. Depuis longtemps, les responsables politiques montrent du doigt notre déficit budgétaire croissant. Mais qu'ont-ils fait pour le réduire ? Aujourd'hui, au moins, on prend des mesures courageuses pour résoudre ce problème, par exemple en réduisant le nombre de fonctionnaires. Alors que l'on chipote sur une année supplémentaire de cotisations retraite, a-t-on pris conscience que, dans quarante ans, l'âge moyen de la population française dépassera 60 ans ? Qui paiera les retraites si nous n'augmentons pas la durée d'activité ? Les solutions de bouts de ficelle proposées par les syndicats (comme celle qui consiste à taxer les stock-options) ne sont pas à la hauteur des enjeux ! Si on vit plus longtemps, est-il anormal de travailler un peu plus ? Même s'il faut moduler cela en fonction des catégories socioprofessionnelles, de la pénibilité du travail et de l'espérance de vie de chacun.
La réforme de la carte judiciaire était déjà dans les cartons d'Elisabeth Guigou : il fallait la faire. La réforme de l'armée, avec les indispensables économies qui y sont associées, avait été évoquée depuis longtemps : il était temps de l'entreprendre. D'ailleurs, pourquoi la France supporterait-elle seule le poids budgétaire de la défense de toute l'Europe ? Il faudra demain demander à nos partenaires européens une contribution plus importante, y compris pour la force de dissuasion nucléaire.
« A télévision publique argent public, à télévision privée argent privé. » Ce slogan était celui de la gauche et un objectif du gouvernement Jospin. Mais il suffit que Sarkozy reprenne l'idée pour que cela provoque un tollé ! C'est un cadeau fait à Bouygues sous forme de publicité, disent certains. Mais, en taxant les téléphones mobiles, fait-on plaisir à Bouygues Telecom ? Dans la tourmente que va subir le secteur de la télévision, tourmente liée au développement de la TNT, retirer la publicité de la télévision publique, n'est-ce pas la sécuriser ? Quant à la nomination du président de France Télévisions par le gouvernement, j'ai envie de dire : « Enfin la fin de l'hypocrisie ! »
De même, c'est une plaisanterie de dire qu'en supprimant quelques dizaines de milliers de postes d'enseignants du secondaire on va affaiblir l'enseignement public. Commençons par récupérer les 30 000 postes d'enseignants qui n'enseignent pas, puis arrêtons de multiplier les options improbables intéressant deux ou trois élèves par classe, ce qui aboutit à quarante langues étrangères au niveau du bac ! Est-ce vraiment inutile d'instaurer la garde des enfants en temps de grève au lieu de continuer à pénaliser les familles les plus modestes qui ne peuvent payer une garde et perdent de ce fait un jour de travail par jour de grève ? Quant au dialogue social, ne fallait-il pas le rénover ? L'accord patronat-syndicats sur la « flexisécurité » n'est-il pas une date historique dans la réforme de notre Code du travail ? Fallait-il continuer de considérer que le dialogue social était le maintien des avantages acquis et l'abandon de toute réforme sauf à encourir une manifestation de rue ?
La grève banalisée est en voie d'extinction. C'est bien. La grève reprendra demain son véritable rôle. Celui qu'elle occupe dans tous les pays d'Europe : être l'arme ultime, traduisant une situation exceptionnelle d'échec des indispensables négociations. Les syndicats pourront ainsi à nouveau devenir des forces de proposition, comme le furent les syndicats enseignants d'avant 1960, et non de simples gardiens du statu quo. Revenir sur l'immorale limitation des heures supplémentaires et permettre le rachat des RTT, n'est-ce pas le bon sens et la justice sociale ? Réhabiliter la valeur travail, n'était-ce pas ce qu'aurait dû faire la gauche (même si les 35 heures lato sensu n'étaient pas en elles-mêmes une mesure absurde, sur laquelle on ne revient d'ailleurs pas) ?
Et la réforme de la carte hospitalière dont on parle depuis Simone Veil, Henri Nallet ou Claude Evin, ne fallait-il pas la faire ? L'idée de garder les petits hôpitaux partout, mais en concentrant les moyens lourds et les interventions délicates sur les grands centres, ne va-t-elle pas permettre de faire des économies, mais aussi de sécuriser ceux qui vivent à la campagne et voyaient la fermeture annoncée de l'hôpital local comme une menace sur leur vie ?
On a raillé la mise en place du traité de Lisbonne. Malgré les réticences polonaises, Sarkozy a réussi. L'Europe, hier en panne, est repartie. Certes, aujourd'hui, l'Irlande a bloqué le processus. Mais est-ce sa faute ? Il suffit de fréquenter les grands pays d'Europe pour s'entendre dire partout que le seul espoir de la relance de l'Europe, c'est Nicolas Sarkozy. J'ai assisté au discours de la Knesset, courageux, équilibré et pugnace. J'y ai vu un Netanyahou applaudir et un Simon Peres donner l'accolade à notre président, puis j'ai entendu le lendemain Mahmoud Abbas exprimer sa satisfaction. Pourtant, que n'a-t-on dit sur l'Union pour la Méditerranée, la réunion à Paris du 13 juillet et la venue de Bachar el-Assad ? N'en déplaise aux grincheux, le résultat est là : Syrie, Liban, Israël et Palestine se parlent à nouveau. Tout n'est certes pas réglé, mais il y a de l'espoir. Alliée claire des Etats-Unis, mais indépendante, la France mène une politique étrangère autonome dans laquelle mes amis Bernard Kouchner et Jean-Pierre Jouyet jouent un rôle éminent.
Alors, bien sûr, dans ce bilan d'un an de Sarkozy, il y a pour moi des points de désaccord, des zones d'ombre et plus encore des insuffisances. Par exemple, je ne crois pas que ma morale laïque, celle de mes instituteurs, soit en rien inférieure à celle que dispensent les curés. J'ai été hostile aux tests ADN pour l'immigration, car je ne crois pas que la famille soit fondée sur les gènes. Je comprends la logique des franchises médicales pour éviter les excès des médicaments de toutes sortes, mais je crois qu'il y a là un danger potentiel d'inégalité sociale si l'on n'y prend pas garde. Enfin, si je suis sceptique sur la possibilité d'une augmentation uniforme du pouvoir d'achat, je crois qu'il y a beaucoup à faire pour combattre les inégalités et les injustices sociales. Va-t-on continuer à tolérer qu'un dirigeant d'entreprise qui a échoué parte avec des millions d'euros d'indemnités, alors que des millions de Français sont au bord de la rupture sociale ? Oui, il reste beaucoup à faire pour combattre l'injustice sociale. Et la lutte contre le chômage reste pour moi une priorité avant même l'augmentation du pouvoir d'achat.
J'ai approuvé la démarche du Grenelle de l'environnement et sa prise de position ferme pour le nucléaire et le compromis sur les OGM, mais j'ai regretté qu'on donne trop de place à une philosophie alarmiste au détriment de la création d'emplois et du développement de la voiture électrique ou du recyclage des déchets. D'immenses chantiers restent en friche. La création d'entreprises de haute technologie est toujours en France un parcours du combattant. Symétriquement, malgré les efforts de Martin Hirsch, la misère et la précarité demeurent trop pesantes. Comme on le voit, on peut discuter ici ou là de telle ou telle mesure, mais, pour finir, ce qui compte, c'est la volonté d'avancer et de faire entrer la France dans le XXIe siècle !
Il faut le constater : le courage est de retour en politique. Après presque quarante ans, il était temps ! Il est fini, le temps où un Mitterrand ou un Chirac sacrifiaient leur ministre de l'Education nationale, Lionel Jospin, Luc Ferry ou François Fillon, pour satisfaire les syndicats d'enseignants ! Les sondages, dont la pratique abusive tendait à instaurer une fausse démocratie directe, voient leur rôle amoindri. Ils ne semblent guère peser, et c'est tant mieux, sur la détermination d'un président décidé à réformer malgré une cote négative. Lorsque Nicolas Sarkozy propose de limiter le nombre des mandats du président à deux alors qu'il n'a que 53 ans, d'accroître le pouvoir du Parlement, d'instaurer un grand débat national après une intervention annuelle du président devant les deux chambres, devrait-on en conscience s'y opposer ? Même s'il est légitime de réclamer aussi une profonde réforme du Sénat.
Sarkozy est-il responsable de tout, comme nous le feraient croire certains médias ? Est-il responsable de la crise des subprimes créée par l'irresponsabilité des banquiers américains ? Est-il responsable de l'augmentation du prix du pétrole ? Est-il responsable du fait que l'Europe se soit dotée d'une banque centrale dont le mandat ne permet pas de lutter pour la croissance et contre le chômage ? A-t-il tort de faire la comparaison avec la réactivité des instances américaines correspondantes ? Est-il responsable si les gens n'achètent plus les journaux de peur d'attraper une sinistrose chronique ? Est-il responsable de l'aphasie du PS ? Après l'échec de la présidentielle, l'épidémie galopante du « pourquoi pas moi ? » a aiguisé les ambitions et occulté les idées. C'est alarmant, car la France a besoin d'une opposition et d'une gauche. Et le Parti socialiste, auquel je reste sentimentalement attaché, recèle de nombreux talents qui s'expriment désormais au niveau local. La politique d'ouverture est une bonne chose, mais elle ne remplacera pas une opposition imaginative, critique, alternative.
Une opposition qui comprenne enfin que la France doit bouger très vite pour s'adapter au monde nouveau. Bref, qui reconnaisse que, dans sa démarche hyper-volontariste, Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison.
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30 juin 2008
Oui à l'excellence médicale
Le débat sur l’hôpital de Carhaix a définitivement pris une tournure politique. A une protestation sociale, puis à la défense des services publics et à une certaine idée du territoire, ont été mêlées des considérations idéologiques : Carhaix marque sa différence, Carhaix se veut être un emblème de résistance, celle des « laissés-pour-compte », celle des victimes et des pauvres. Le développement de ce véritable « complexe du martyre » laisse de côté le débat de fond, et joue la carte de l’émotion face au raisonnement : la question est pourtant simple, faut-il un hôpital et de quel type s’il en faut-il un ?
Le facteur démographique : un hôpital pour un bassin de 50 000 habitants ? Médecins et chirurgiens qui doivent pratiquer des interventions ont besoin d’une pratique intensive pour parfaire leur acte médical. Qui plus est, les Carhaisiens ne sont pas les premiers prescripteurs de leur hôpital. Les taux de fuite en sont un bel exemple : 55% en maternité, 70% en chirurgie ! Si les Carhaisiens n’y croient pas, n’ont pas confiance, pourquoi s’en prendre aux autres ?
Le facteur qualité : l’excellence au XXIe. En début de siècle chacun de nous peut exiger l’excellence dans la santé, la justice, l’éducation, la retraite… Cette excellence doit-elle être accessible à 500 m, 5 ou 50 km de son domicile ? C’est la question cruciale. L’homme a toujours travaillé à réduire toutes les formes de contrainte. La technologie et sa proximité sont des enjeux. Nous devons tendre vers une technologie de pointe à notre porte, mais cela a le coût des infrastructures, et ces mêmes technologies affranchissent les distances : ce maillage est désormais plus vaste en distance mais diminue en temps.
Le facteur socio-historique : une tradition de conflit et non de négociation. En France, la population aime les rapports de forces. Dialoguer avec les « ennemis de classe » est suspect. Notre pays cultive le souvenir de sa révolution, et préfère visiblement la confrontation, la violence et la brutalité au pragmatisme, au juste milieu et au dialogue. Cette vision binaire de classe, cette propension à confondre l’autre en adversaire puis en ennemi, est aux antipodes de la convergence des intérêts prônés dans d’autres pays européens dans le dialogue social. L’attitude des agitateurs qui encadraient les manifestations et cherchaient l’affrontement le prouve.
La légitimité du gouvernement dans la réforme hospitalière. Depuis de nombreuses années, de nombreux gouvernements jouent à saute moutons avec les réformes mais notre pays doit rester dans le peloton de tête. Il a besoin de réformer son administration et ses services pour qu’ils soient plus performants et répondent mieux à l’excellence attendue par les citoyens. La nécessité de transformer ces petits hôpitaux est une évidence. A Carhaix, plusieurs secteurs demeurent pertinents dans un schéma hospitalier : urgences, gériatrie et accompagnement du plan Alzheimer. Enfin, le pays, s’il veut conserver sa place en Europe, a besoin de réduire ses dépenses publiques non raisonnées, et un endettement plus préoccupant chaque jour.
L’attitude du gouvernement est ambitieuse et courageuse et nous la soutenons ! En revanche, nous ne partageons pas la méthode de Bernard Poignant, qui a soufflé le chaud et le froid en fonction de son auditoire. Je ne trouve pas qu’il ait fait preuve d’esprit de responsabilité. Il est juste, que nous ne considérons pas le Conseil Municipal comme une tribune nationale, au contraire des socialistes, qui à court d’idées aiment « en fumer » l’auditoire, compte tenu de faiblesse de leur projet pour la citée. Le terme de « lâcheté » employé par Bernard Poignant à l’égard de George-Philippe Fontaine démontre une certaine violence masquée et du double jeu dont le maire est un adepte.
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03 juin 2008
Monsieur Le Maire, ne vous faites pas prier
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26 mai 2008
A propos de Foot
Le football est certes un des sports le plus médiatisé, le plus pratiqué sur la planète, nul ne le conteste. Il y joue un rôle majeur dans sa capacité à nourrir le peuple d’émotion, de rêve et d’identification. Sa capacité fédératrice de masse lui confère presque une mission de communion populaire qu’aucune discipline n’arrive à détrôner. Enfin le football fait vendre, c’est un accélérateur économique indiscutable. Ces ingrédients fixent le football durablement au rang de « supra sportif » du XXIe.
Il n’en demeure pas moins que Quimper n’a jamais vraiment rencontré le football pour des raisons sociologique, politique, et par des éternels rendez-vous loupés dans des moments chronologiquement importants pour cette discipline : Au début des années 80, lors de l’arrivée de canal+, lors de la privatisation de TF1 fin des années 80 et lors de la coupe du monde de 1998 en France. Ces différentes périodes ont été des tournants du football en France et en Europe, que Quimper, à contrario des autres villes à mal ou pas négocié.
Nous savons aussi que les succès médiatico-financiers sont aujourd’hui inscrits dans les clubs des villes métropoles, évoluant au niveau Européen. D’autre part le financement et les investissements nécessaires pour obtenir succès et retombées sont à un niveau tel qu’il faut des investisseurs qui misent sur un projet avant tout économique, rentable, pour les hommes et les produits.
Par conséquent, nul ne peut employer des arguments valables au sommet de la pyramide et les transplanter pour un projet extra-local Quimpérois, qui il est vrai n’a pas démontré depuis de nombreuses années sa capacité de séduction, des financeurs privés comme publics, ni créé un enthousiasme débordant et durable envers la population. Il n’est pas intellectuellement correct dans le contexte Quimpérois, de positionner le football comme catalyseur d’énergie, ou attendu comme le messie et qui donnerait à la ville une nouvelle image, la place qu’elle mériterait grâce au football.
Il n’empêche que cette montée en CFA est à l’actif du SQ, que la collectivité doit poursuivre son aide pour ce succès au terme d’un parcours sans faute. En revanche, à Quimper, à ce niveau de pratique, les disciplines sportives doivent obtenir une égalité de traitement et l’aide publique doit tenir compte, à mon sens, de la difficulté d’accession au haut-niveau. Mais le football doit rester une discipline pleine et entière, surtout dans l’environnement Quimpérois qui est le nôtre, où son impact demeure pour l’instant très relatif.
Je partage donc l’avis des clubs Quimpérois qui évoluent au niveau national à ce jour,qui ont comblé, avec talent et brio, un certain vide laissé par le football au haut-niveau. Je proclame avec eux que la démonstration est dans les mains des dirigeants du football, et peut-être aussi de la population Quimpéroise qui doit témoigner plus nettement son attachement aux valeurs véhiculées par le football.
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16 mai 2008
Ça y est, la chasse aux automobilistes a commencé!
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07 mai 2008
1968 appartient à l'histoire!
1968 appartient désormais à l’histoire. Nul ne peut contester l’événement. Il a soufflé un vent de liberté sur une société française bridée, un peu coincée entre son côté frivole des années vingt, son allégeance à Dieu ou à l’église et l’effort de reconstruction d’après-guerre. 68 a été une volonté d’auto émancipation du peuple vis-à-vis de ses dirigeants et du pouvoir.
D’autres pays européens ont eux aussi passé un cap identique à peu près à la même époque et cela a bien été plus odieux, par des faits sanglants et des appendices douloureux qui les ont accompagné jusqu’aux années 80 (Bader, Brigade Rouge, voir Action Directe pour la France). Ces faits terroristes n’ont cependant pas aveuglé leurs peuples d’idéaux sociaux autant que la France. Peut-être que la victoire nous portait, nous galvanisait, alors que les Allemands et les Italiens vaincus se sentaient coupables d’avoir engendré les horreurs d’un conflit mondial.
« Mai 68 » a généré des progrès sociaux incontestables : l’amélioration des conditions de travail, les 40 h, forte augmentation des salaires, une liberté syndicale plus grande sont des changements qui ont apporté une valeur rajoutée à notre nation, et probablement à l’économie de l’époque, notamment avant le choc pétrolier.
L’inconvénient de mai 1968 ne réside pas dans les avantages sociaux acquis par beaucoup, mais dans une idéologie démagogique ambiante marquée par des slogans péremptoires du type « Il est interdit d’interdire » notamment, témoins de l’insouciance des « étudiants-révolutionnaires » de ce temps béni, sans chômage et sans souci de fin de mois. Ces excès sympathiques mais réels ont généré depuis un affaiblissement de l’idée de responsabilité, une certaine perte de repères et une tendance lourde à la remise en cause parfois aveugle de l’autorité. Dès lors, l’esprit critique, magnifique héritage des Lumières, a souvent cédé le pas à un réflexe « noniste pavlovien », fâché avec la raison et inapte à saisir les enjeux nouveaux.
Mai 1968 a exalté les droits du citoyen, mais sous-estimé la nécessité des devoirs. Vouloir être libre, c’est accepter de façon consciente des devoirs. Ces devoirs de responsabilité et de travail font gravement défaut aujourd’hui à la société française, à l’économie et à l’État.
Si ces postures idéologiques ont façonné la France pendant quarante années, elles ne méritent aucunement d’être « sacralisées » dans la mesure où certains aspects restent sombres et dangereux pour la vie en société.
Aujourd’hui, nous constatons que « les acteurs révolutionnaires» campent sur des positions rétrogrades et deviennent les gardiens embaumés de leur propre passé. Or notre pays à aujourd’hui besoin de réformes profondes que les effets de 68 ont inlassablement freinées et repoussées, tant l’esprit et les consciences de cette génération ont été imbibés d’idées obsolètes. Il est difficile de réformer profondément sans se libérer définitivement des idéologies que l’Histoire a condamnées.
Comment réagirait aujourd’hui un jeune Français à qui l’on proclamerait fièrement : « Soyons réalistes, demandons l’impossible » ? Au mieux, penserait-il que les « vieux » sont bizarres, au pire songerait-il qu’on se paye sa tête parce que ses vrais problèmes sont ailleurs : études, emploi, logement, etc. « L’impossible » est maintenant d’une autre nature. Il demande force, travail, volonté. Cela ne s’invente pas, ne se demande pas, cela se traduit en actes !
La France a besoin d’ambition et d’audace afin d’être libre et de prendre soin des enfants que de nombreux « soixante-huitards » quelque peu égoïstes ont, me semble-t-il, un peu négligé. Si la plupart de nos parents ont profité des effets d’aubaine de 68 et mangé du pain blanc, quel héritage nous laissent-ils aujourd’hui… et pour demain ? Un Etat endetté, des retraites non assurées, des inégalités croissantes entre générations, une dévalorisation du travail, des famines possibles dans ce qu’ils avaient baptisé ‘Tiers-Monde », un système financier bâti sur du sable. Quarante ans après c’est sauve qui peut ! Oui 1968 appartient à l’histoire mais n’est certainement pas le moment de grâce collective que tant de nostalgiques repus voudraient nous faire admirer.
08:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01 avril 2008
Hypocrites!
« Les J.O agitent les politiques en mal d’événements. »
Le boycott des J.O est une goûte d’eau dans ce que vit le peuple Chinois depuis des lustres. Car, le manque de démocratie, les conditions de vie, de travail, d’existence tel que nous les concevons dans nos démocraties occidentales sont sans aucune mesure avec le mode de pensé du peuple Chinois. Alors que penser de l’absence symbolique des chefs d’états à la cérémonie d’ouverture, dans l’échelle de valeur de ce peuple ? La Chine a besoin de démocratie et cela ne date pas d’aujourd’hui. L’oppression du peuple Tibétain ne date pas de la semaine dernière. Nous devons nous rendre en Chine, célébrer les Jeux, en profiter de belle manière et affirmer qu’un vrai processus de démocratisation doit s’amorcer.
Les jeux doivent permettre au peuple Chinois de prendre conscience qu’ils sont aussi citoyens du monde. Ils doivent être fiers d’appartenir à la communauté mondiale et leur pays doit s’ouvrir bien au-delà de l’économie. La révolution naît d’abord dans les têtes des citoyens, le peuple Chinois dans son ensemble n’est pas mûr aujourd’hui pour le passage à l’acte.
En boycottant la cérémonie d’ouverture des JO, dans l’état d’esprit du peuple Chinois, nous les insultons. L’Occident a son mode de pensée, il est différent de celui de l’Asie. Avant le début de notre ère, l'Asie entendait libérer l'homme de ses désirs, tandis que l'Occident souhaitait lui permettre d'être libre et de les réaliser. Voilà ce qui diffère nos jugements et nos pensées avec les Chinois et l’Asie en général.
Si nous devons témoigner aux dirigeants Chinois une quelconque hostilité, une vraie hostilité, alors nous devons rompre nos relations d’échange, ne rien leur vendre, ne rien leur acheter… ! Seulement le marché Chinois intéresse les économies occidentales, qui aujourd’hui ne peuvent se passer de cette ouverture sur un milliard et demi d’habitants et une croissance de 15% par an.
Côté pile, les états s’insurgent du manque de démocratie, côté face, ils vendent leur technologie et leur savoir faire. Je n’ose parler de Ségolène Royale, qui ventait la justice Chinoise durant la campagne électorale et sa fameuse « Bravitude » sur le peuple Chinois !
Certes le CIO ne maîtrise plus sa propre machine économique, et les athlètes des prétextes, même si les performances font encore rêver les hommes. La responsabilité des états est aussi grande que celle du CIO. Nous l’avons bien vu dans le choix de Londres pour 2012, contre Paris, les choix sont politiques et économiques. Il est difficile aujourd’hui de boycotter les jeux. Quand à la non présence à la cérémonie d’ouverture des chefs d’états c’est un boycott diplomatique et très symbolique qui ne fait que répondre à une agitation franco-française, et qui n’a probablement que peu de portée d’action sur les dirigeants Chinois sauf les agacer.
Pourquoi, ici même en France, « reporters sans frontières », ne préconise t-il pas une non-couverture des J.O par les médias français, ne serait ce pas un signe plus fort, démontrant alors aux sponsors, aux organisateurs et aux états la non duplicité des relais d’opinions ?
Aujourd’hui dans notre pays il est de bon ton de défendre les opprimés, la veuve et l’orphelin, les minorités, les victimes des maux de notre propre société…. Mais concrètement qu’est t’on près à faire, chacun de nous, dans notre vie de tous les jours, à part s’insurger par de belles phrases, dans nos salons rempli de technologie chinoise ?
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01 janvier 2008
Voeux de Nicolas Sarkozy
Une nouvelle ambition au-delà de notre propre pays et de notre propre culture.
Au-delà du style, le président de la république a encore une fois montré le chemin en plaçant notre pays en cœur de l’initiative. Ces 8 premiers mois de mandat auront été ceux des réformes, qui sont loin d’être tous engagés, tant nous avions tardé à le faire en profondeur : la modernisation de l’état, les retraites, la réhabilitation du travail, le traité simplifié européen, la voie de la France dans le monde. Nous savons que notre pays peut jouer un rôle dans le monde, à condition d’être crédible et ne pas laisser des ONG tronquer l’image de la France.
Enfin, ce que je retiens de l’intervention de Nicolas Sarkozy, c’est de mener et de faire adhérer les pays méditerranéens à un projet de civilisation commune pour la paix et le bien. Qu’attendent les peuples de la méditerranée ? Veulent-ils vraiment un affrontement guerrier avec les démocraties occidendentales ? Devons-nous les forcer à adhérer au système d’un libre marché qui s’autodétruit, ou, au contraire créer ensemble un vaste projet de civilisation nouvelle, intégrant de nouveaux territoires, berceau fondateur de nos sociétés actuelles ? Ce grand rêve de civilisation sort des sentiers battus. La politique menée depuis trop longtemps a réduit l’action publique à la gestion quotidienne sans souvent aucune prise sur les réalités. Au-delà d’ouvrir ce vaste chantier méditerranéen, ce projet s’inscrit aussi au cœur d’une nouvelle société conduite, ni pas l’ordre marchand, ni la religion, ni par les généraux, mais par des dirigeants et des sages d’un temps nouveau où l’homme doit trouver sa place et sa dignité dans un métissage de culture et de projets. Il y bien longtemps que l’intervention d’un chef d’état dans ses vœux aux français n’avait donné un ton, une marque, aussi ambitieux qu’existentiel pour la paix. Un vaste projet de gouvernance mondiale dont 2008 sera un point de départ et un fait marquant, cristallisant les peuples de la méditerranée qui finalement se cherchent un choix de société.
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31 décembre 2007
Voeux
Bonne année à tous, merci pour vos soutiens, vos encouragements. L'année va être riche en événements, nous nous retrouverons probablement plus souvent sur le site de Quimper en avant toute!.
(ramonet2008.com / quimper2008.com)
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23 décembre 2007
QUIMPER, en avant toute !
INFO :Le site de "Quimper, en avant toute!" sera opérationnel en ce début d'année. plusieurs adresses sont disponibles :
- quimper2008.com
- ramonet2008.com
- quimper-enavanttoute.com.
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21 décembre 2007
les socialistes fichent leurs opposants...
En réponse à Gabriel Castillo qui me questionne sur le fichage des opposants aux socialistes nantais...pas très beau tout cela...
Se sont des pratiques douteuses et d’un autres temps…le président du groupe socialiste à l’assemblée nationale aime donner des leçons de démocratie et des droits de l’homme…, quel exemple ! Cela veut dire aussi qu’ils sont organisés et maille la ville…finalement c’est très « dictature participative » où les militants socialistes sont acteurs, plus ou moins à l’insu de leur plein grès. Dans notre ville, la gauche quadrille la ville et bons nombres associations, avec pour objectif plus ou moins dissimulé de combattre la municipalité en place, de faire un contre pouvoir à la droite, sous couvert d’un pseudo engagement « militant ». Je suis un pur produit de la vie associative Quimpéroise, et en tant qu’élu, je ressens bien les sous-entendus, les procès d’intention que ma culture associative ma permis de déjouer plus d’une fois. En tous les cas, nous sommes motivés comme jamais pour cette campagne des municipales, avec des projets, et des nouveaux outils et de belles actions pour convaincre, très loin des méthodes socialistes.
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