06 septembre 2006
c'est la rentrée des sportifs !!!
Ce rendez-vous de rentrée est avant tout une vitrine pour les clubs Quimpérois, et aussi une opportunité pour les Quimpérois de venir prendre contact et choisir une discipline sportive.Démonstrations tous les ¼ d’heure, exposition, 100 clubs présents, inscriptions dans les différents dispositifs municipaux. Tous les sports à la portée de la main.
Bourse aux bénévoles et aux compétences
Ce Forum des clubs sera aussi porteur de la « Bourse aux bénévoles et aux compétences »Cette bourse permet de mettre en réseau les clubs qui offrent des missions, et des compétences qui cherchent une association pour mettre en œuvre le savoir faire.Rendez-vous à Créac'h Gwen. (9h/18H)
Le Télégramme a édité un encarté spécial, diffusé ce jeudi 7, dans le sud finistère. Celui-ci évoque le sport Quimpérois en cette rentrée 2006. il d’écrit bien la volonté municipale en matière de sport et démontre l’offre des clubs Quimpérois et leur vitalité/
A découvrir.
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UMP sport, 1ère convention nationale
L’UMP sport Bretagne a participé à ses orientations, notamment sur l’acquisition des points retraites complémentaires pour les bénévoles.
Le mouvement sportif ne pourra rester insensible aux idées et aux arguments défendus par l’UMP.
J’ai eu l’occasion d’évoquer cette intervention de Nicolas Sarkozy avec nombre d’entre-vous. Beaucoup ont souhaité à en savoir davantage...
Pour ceux qui n’osent aller sur le site de l’UMP, voici l’intervention dans son intégralité. Sa vaut le coût de prendre du temps de la lire… et de faire des commentaires.Un dossier plus général en PDF est disponible sur le site UMP, rubrique convention – sport. (L.J)
(NICOLAS SARKOSY) Mesdames et Messieurs, mes chers amis,
Je suis très heureux de conclure ce soir la Convention sport de l’UMP. Je tenais absolument à ce que notre parti consacre une journée de travail à la question du sport en France. C’est la première fois qu’un parti politique met le sport au même niveau d’intérêt et de préoccupation que l’économie, la justice ou encore les institutions. Je m’en félicite et je remercie Pierre Durand et Nadine Morano d'avoir mis en musique un projet qui m'était cher.
Si les Français choisissent de nous faire confiance en 2007, cette journée restera comme un événement fondateur : fondateur d’une nouvelle vision du sport en France, d’une nouvelle politique sportive, celle que nous mettrons en œuvre si nous sommes élus.
Le sport en France est dans une situation paradoxale.
Beaucoup de Français font du sport. Moins que dans les pays nordiques ou anglo-saxons, certes. Mais la France compte néanmoins 15 millions de licenciés, entre 30 et 35% de pratiquants réguliers, et les grands événements sportifs, comme la coupe du monde de football, Roland Garros ou le Tour de France, passionnent nos concitoyens. Au cours des 20 dernières années, les collectivités territoriales ont investi massivement dans les équipements et l’aide aux clubs sportifs, répondant ainsi à une demande croissante des Français. Elles financent aujourd'hui 30% de la dépense sportive, contre 12% pour l’Etat.
En revanche, malgré les apparences et le discours officiel, malgré l’impulsion décisive d’hommes et de femmes tels que le Général de Gaulle, Maurice Herzog ou Pierre Mazeaud, l’Etat aujourd’hui ne donne pas au sport la place qu’il mérite.
Je veux saluer l’action de Jean-François Lamour depuis 2002, qui n’a pas ménagé sa peine pour faire avancer le sport dans notre pays. Pas moins de quatre lois ont été votées grâce à lui pour donner plus de souplesse d’organisation aux fédérations, renforcer la lutte contre le dopage, reconnaître le rôle des collectivités locales, aider le sport professionnel à lutter à égalité avec les clubs des autres pays d’Europe. Mais Jean-François, tu n'as pu agir qu'avec les moyens et les outils que l'on t'a donnés.
Il faut aller beaucoup plus loin.
A l’école, le sport est encore une matière annexe parce que sa vertu éducative n'est pas reconnue. Dans l’enseignement supérieur, il ne compte pas. A part les écoles de fonctionnaires, aucune grande école n’a d’épreuve de sport à son concours d’entrée. Dans le monde professionnel, la pratique sportive n’est pas valorisée, pas plus que l’engagement associatif. Quant à la sphère politique et institutionnelle, elle se soucie peu du sport, hormis l'Olympisme. La part du budget de l’Etat consacrée au sport régresse d'ailleurs depuis 1968.
Non, vraiment, à quelques exceptions près, l’élite de la société française ne croit pas dans le sport.
Pour ma part, je crois profondément dans le sport. Cette conviction est nourrie de la pratique et de l’expérience, mais ce n’est pas seulement une question d’appétence personnelle. Je crois que le sport est une nécessité pour l’individu. Je crois qu’il est une chance pour la société, et notamment pour notre société qui a tant de difficultés à résoudre. Je crois enfin qu’il est un enjeu pour l’économie. Comme Pierre de Coubertin à son époque, je pense que le « temps présent a besoin de sport ».
Le sport est d’abord nécessaire à l’équilibre individuel
car nous sommes un corps autant qu’un esprit. C’est une antinomie merveilleusement décrite par Jean-Jacques Rousseau : « plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit ».
Le sport permet de décharger le stress accumulé dans la vie quotidienne. Son rôle dans la prévention et le traitement de certaines maladies, dans la lutte contre l’obésité, dans le recul des frontières de la dépendance n’est plus à démontrer. Investir dans le sport, c’est améliorer le bien-être de nos concitoyens et réduire les dépenses de santé.
Au-delà de ses effets bénéfiques sur la santé, le sport est une école de la vie. C’est à mon sens plus important encore. « Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre », disait encore Pierre de Coubertin.
A tous ceux qui le pratiquent ou l’ont pratiqué, le sport a appris que rien de précieux et d’intéressant ne s’obtient sans effort. Mais il a appris aussi que tout effort donne des résultats. Le sport enseigne la persévérance et l’acceptation de l’inévitable alternance entre l’échec et la réussite, une bonne école pour la politique en somme… En mettant chacun devant ses limites physiques, sans pouvoir se retrancher derrière les artifices du savoir, de la richesse ou du langage, le sport révèle les qualités profondes de l’être : le courage, le goût du risque, la volonté, le dépassement de soi.
Ce n'est pas pour rien que le grand alpiniste Edouard Whymper concluait ainsi ses récits d'escalades : « Nous nous extasions sur les scènes grandioses qui se déroulent à nos yeux, sur les splendeurs des levers et des couchers de soleil, (…) des collines, des vallons, [et] des lacs (…) ; mais, ce que nous évaluons à un prix bien supérieur, c’est notre progrès comme homme, et, grâce à notre lutte incessante avec les difficultés, le développement de ces nobles qualités de notre nature, le courage, la patience et la force d’âme ».
Tout au long de cette journée, et certains me font l’amitié d’être présents en ce moment, plusieurs champions olympiques et sportifs de haut niveau ont participé à notre Convention. Sans doute faut-il être soi-même un peu sportif pour mesurer ce qu’il faut d’entraînement, d’efforts, d’abnégation, de maîtrise de soi, de répétition des mêmes gestes, pour atteindre les meilleures performances mondiales. Et ce sont en outre des efforts qu'il faut faire jeune, très jeune. Les sportifs de haut niveau sont des êtres de caractère exceptionnel, qui font honneur à la France, mais aussi tout simplement à l’homme, et je veux leur dire ce soir toute notre admiration. L’or dont on les couvre et le prestige dont ils jouissent ne sont pas usurpés et je ne suis pas de ceux qui critiquent la starisation des sportifs, parce qu’ils nous donnent du plaisir et de l’exemplarité.
Le sport est également une chance pour la cohésion sociale.
On a essayé de le traduire par exemple dans la politique de la ville, mais les succès n’ont pas vraiment été au rendez-vous. Tout simplement parce qu’on a pris, je crois, le problème à l’envers.
La question n’est pas de permettre aux jeunes des quartiers défavorisés de faire du sport. C’est évidemment important et l’on a raison de créer des équipements et des aides pour que tous les Français puissent pratiquer un sport. Mais pour un Zidane ou un Desailly, il y a des milliers de jeunes dont les voies d’insertion sociale sont d'abord et avant tout l’école, les études et le travail. Un panneau de basket dans une cité n’a jamais fait et ne fera jamais le bonheur de celle-ci.
Ce qui est capital en revanche, c’est que le sport reste cet espace unique de sociabilité où les Français de toutes conditions, de toutes origines et de tous milieux sociaux, se rencontrent et partagent les mêmes efforts et les mêmes émotions. Alors que la ségrégation sociale et urbaine ne cesse de s’aggraver, les clubs de sport et les compétitions sportives sont parmi les derniers lieux où l’on n’est rien d’autre, dans le regard des autres, qu’un être qui transpire, qui souffre, qui gagne ou qui perd ; un homme ou une femme qu’on aide parce que, dans le sport, on gagne tous ensemble ou l’on perd tous ensemble.
La victoire de la France lors de la coupe du monde de football de 1998 a fait beaucoup de bien à notre pays. L’équipe black-blanc-beur a montré que la diversité était une richesse. Mais elle n’a pas empêché, quatre ans plus tard, que la Marseillaise soit sifflée au Stade de France. Le sport n’est pas facteur de cohésion sociale par procuration. Il l’est par la pratique effective. C’est en poussant tous les Français à faire plus de sport ensemble, quelles que soient leurs origines, que nous ferons reculer le racisme, grandir la fraternité et progresser la cohésion sociale.
C’est aussi pour cette raison que j’ai fait de la lutte contre la violence dans les stades un axe important de mon action au ministère de l’intérieur. Le racisme et le hooliganisme sont l’exact opposé des valeurs du sport. Nous n’avions pas le droit de les tolérer plus longtemps. Le Royaume-Uni avait réussi à se débarrasser du hooliganisme. Je n’ai pas accepté qu’il soit en France une fatalité de plus. Il faut que les Français puissent retrouver le chemin des matchs de foot en famille et nous y parviendrons.
Dans un monde de plus en plus individualiste, le sport développe également des valeurs collectives dont la société ne saurait se passer : le respect des autres, le respect des règles, le respect de l’autorité, l’engagement, la solidarité, l’esprit d’équipe, la culture du résultat. En apprenant l'écoute et la confiance dans l'entraîneur, le sport enseigne à aider et à accepter d'être aidé.
C’est pourquoi nous devons absolument accroître la pratique sportive à l’école. Le sport développe des qualités qui sont essentielles à la vie professionnelle, à la vie sociale, à la vie dans la cité, que les matières traditionnelles ne savent pas ou ne peuvent pas valoriser ; des valeurs qui sont les nôtres aussi : le mérite, l'effort, l'égalité des chances. Faisons nôtre cette formule de Michel Serres qui, en 1999, dédicaçait ainsi son ouvrage sur le corps : « A mes professeurs de gymnastique, à mes entraîneurs, à mes guides de haute montagne, qui m’ont appris à penser ».
Je ne crois pas avoir une vision excessivement idéaliste des choses en pensant que si les Français faisaient plus de sport et plus souvent, notre société serait à la fois plus forte, plus confiante en elle et plus humaine.
Je pense enfin que
le sport est un champ prometteur de développement économique.
La dépense sportive des ménages augmente plus vite que le taux de croissance de l’économie en général et le sport représente déjà 360 000 emplois salariés en France. Voilà une activité, le sport, qui ne demande qu’à se développer, qui peut créer des centaines de milliers d’emplois, dans le domaine de l’équipement, du sport loisir, des sports de pleine nature, de la santé par le sport, et qui ne présente que des avantages si nous savons l’encadrer par ailleurs. Je pense par exemple à la prévention du dopage amateur ou à la compatibilité entre le développement des sports de pleine nature et la protection de l’environnement.
Pour toutes ces raisons, je crois que nous ne devrons avoir en 2007 qu’un seul mot d’ordre, celui de notre Convention d’aujourd’hui :
Oser le sport.
***
Je voudrais ce soir vous faire cinq propositions. Elles ne couvrent pas tout le sujet, il faudra bien qu’il en reste un peu au ministre des sports ! Mais ce sont des propositions fortes, pragmatiques et concrètes.
Premièrement, il faut que l’organisation du sport en France se modernise et se professionnalise.
Nous vivons dans cette contradiction d’un Etat qui revendique sa prééminence dans l’organisation du sport, mais qui délègue ses pouvoirs à des fédérations souvent fragiles, trop dépendantes de lui et insuffisamment dotées en capacités d'impulsion et d'action. Trop de fédérations, et pas des moindres, ont eu des difficultés graves au cours des années récentes, qu’il s’agisse de difficultés financières ou de difficultés de management.
Pendant ce temps là, en dehors de nos frontières, le sport se transforme rapidement. Les organismes sportifs internationaux sont de plus en plus puissants et imposent des contraintes de plus en plus fortes. L’Union européenne affiche ses propres exigences. La médiatisation, le développement du sport spectacle et l'augmentation des droits de retransmission entraînent une distorsion croissante entre le sport professionnel et le reste et posent la question de la compatibilité entre l’argent et les valeurs du sport. Pour plusieurs raisons financières et juridiques, nos clubs professionnels n’ont pas les moyens de lutter à égalité avec les autres clubs européens.
A l’exception notable de la lutte contre le dopage, force est de constater que la France subit les évolutions du sport plus qu’elle ne les précède. Il faut changer le sens de cette dynamique en mettant plus de professionnalisme et de stratégie dans l’organisation du sport français.
La loi de 1984 devra être mise à plat. Je ne veux pas renoncer aux grands principes de l’organisation du sport en France : la cogestion entre l'Etat et le mouvement sportif, l’unité et la solidarité entre le sport professionnel, le sport de haut niveau et le sport amateur, la qualité du système de formation des sportifs. Mais je veux que l’Etat ait les moyens de sa politique sur les aspects stratégiques de celle-ci et que les fédérations soient responsabilisées dans leur mission. L’Etat devra donc avoir des outils juridiques pour exercer réellement sa tutelle sur les fédérations en ce qui concerne la mise en œuvre des grandes orientations de sa politique sportive. Les contrats d’objectifs qui lient les fédérations au ministère devront devenir de vrais outils de gestion et d’évaluation, pas seulement des documents formels reconduits d’année en année. L’organisation des fédérations devra être améliorée pour que les conseils fédéraux exercent un réel contrôle sur l'exécutif fédéral et que des directeurs généraux salariés et des cadres de haut niveau soient recrutés.
Je compte également sur la parité pour améliorer le fonctionnement du mouvement sportif. Les femmes représentent 34,6% des sportifs de haut niveau. Lors des trois derniers Jeux olympiques, elles ont remporté 49% des médailles françaises. Mais elles ne représentent que 5% des directeurs techniques nationaux et 6% des présidents de fédération. C’est trop peu.
En ce qui concerne les collectivités territoriales, leur rôle est devenu irremplaçable et c’est un fait qu’elles ont largement suppléé les défaillances de l’Etat. Cela n’aurait toutefois aucun sens d’imposer aux collectivités locales une compétence obligatoire dans le domaine du sport. Elles la refuseraient. En revanche, il faut reconnaître et encourager le rôle qu’elles exercent volontairement aujourd’hui, notamment en accroissant leur place dans les organismes de cogestion du sport.
Le monde du sport est devenu beaucoup plus complexe sur le plan juridique, éthique, financier, international. Je propose de créer une grande école du management sportif, obligatoire pour les cadres supérieurs de l’Etat voulant exercer des responsabilités dans ce secteur et accessible aux étudiants des universités et des grandes écoles voulant travailler dans le domaine du sport ainsi qu’aux sportifs de haut niveau souhaitant se reconvertir dans la gestion du mouvement sportif. Nous avons bien l’école nationale de la santé publique pour la gestion du système de santé ou l’école du patrimoine pour les conservateurs de musée.
Le professionnalisme n’exclut pas le bénévolat. Le sport français ne peut pas se passer de notre million et demi de bénévoles réguliers. Un des axes forts de notre projet pour 2007 sera la valorisation du bénévolat parce qu’il faut sortir de cette culture socialiste où ceux qui travaillent et se dépensent pour la collectivité sont moins bien traités que ceux qui ne travaillent pas ou ne font rien pour les autres. Les socialistes détestent le travail, mais ils détestent encore plus l'idée qu'on puisse travailler sans être payé puisque leur idéal de société, c'est d'être payé pour ne rien faire. Le bénévolat doit être pris en compte dans les parcours universitaires, pour la validation des acquis de l’expérience, pour la constitution d’une retraite et pourquoi pas sur le plan fiscal. Mais il doit avoir pour contrepartie, notamment en matière sportive, des exigences en termes d’engagement et de formation.
Enfin, nous devons tirer les leçons du triste échec de Paris 2012 et engager une stratégie de reconquête de nos positions dans les organisations internationales du sport.
Je souhaite à cet égard qu’avec la ligue de football professionnel, nous entreprenions une démarche européenne pour que l’argent ne tue pas l’équité et la qualité de la compétition sportive entre les clubs professionnels.
D’un côté, la France doit améliorer l’environnement juridique des clubs et lever les obstacles qui les empêchent de rivaliser à égalité avec les autres clubs européens. Les clubs doivent apprendre à diversifier leurs recettes et pouvoir faire appel à l’épargne publique, même si, de fait, peu le feront. Ce n’est pas la bourse qui corrompt, c’est l’absence de morale.
Mais, de l’autre côté, il faut instituer des règles européennes pour que l’excès d’argent dans certains clubs ne ruine pas l’équité et le suspens de la compétition. Ces règles doivent viser notamment l'harmonisation fiscale, les conditions dans lesquelles les jeunes doivent signer leur premier contrat dans le club qui les a formés, la limitation des déficits et de l’endettement des clubs, comme l'a remarquablement instituée en France la fédération française de football et la ligue, et éventuellement le plafonnement de la masse salariale totale des clubs.
Nous ne devons pas avoir peur du sport professionnel. Le sport spectacle est beau et donne du plaisir. Si des entreprises veulent investir dans le sport professionnel, il faut les y encourager. C’est justement en étant ouvert au sport professionnel que nous pourrons également imposer des normes européennes. La libre circulation des capitaux, des personnes, des biens et des services ne peut pas s’appliquer dans le sport comme dans le reste de l’économie. Il y a une exception culturelle. Il doit y avoir une exception sportive.
Ma deuxième proposition concerne bien sûr le sport à l’école.
L’éducation physique et sportive compte pour 72% de la dépense sportive de l’Etat. Eh bien, malgré le dévouement et le dynamisme des enseignants d’EPS, force est de constater que nous n’en avons pas pour notre argent ! La France est le pays d’Europe où la place du sport dans le système éducatif et dans l’enseignement supérieur est la plus faible.
Cette faiblesse explique, d’une part, l’insuffisance de la pratique sportive des Français. Un tiers des Français pratiquent régulièrement une activité sportive, contre plus de 70% dans les pays nordiques, et 53% n’en font jamais. Or, l’école est essentielle pour développer l’habitude et le goût du sport.
D’autre part, en ne croyant pas dans les vertus éducatives du sport, l’école se prive d’un puissant levier pour diffuser certaines valeurs, certaines attitudes et certaines qualités d'âme.
Plusieurs mesures sont à prendre : changer les mentalités bien sûr ; respecter les heures de sport prévues à l’école primaire et en confier la prise en charge à des éducateurs spécialisés ; augmenter le nombre d’heures obligatoires de sport au collège et au lycée, les exigences attendues des élèves, ainsi que le poids du sport aux examens ; rendre le sport obligatoire à l’université et à l’entrée aux grandes écoles ; profiter des cours de sport pour initier à l’arbitrage, au secourisme et à l’hygiène alimentaire ; former tous les enseignants d’EPS au handisport afin que les enfants handicapés puissent pratiquer le sport avec les autres enfants.
Il faut également multiplier les établissements proposant le mi-temps sportif afin que tout enfant qui le souhaite puisse suivre une telle scolarité. Notre système éducatif manque beaucoup trop de liberté pour que chaque famille puisse trouver ce qui convient le mieux à son enfant.
Enfin, les dispensessont trop fréquentes, en particulier chez les jeunes filles. Il faut réserver le droit de dispenser un élève de sport aux médecins scolaires, préférer une modulation du rythme de l'activité aux dispenses sèches, et proposer aux élèves dispensés un cours de substitution, pouvant porter par exemple sur l’histoire du sport, l’arbitrage, le secourisme, mais en rapport avec la culture physique.
Troisième proposition, il faut engager une politique volontariste d’augmentation du nombre de Français pratiquant régulièrement une activité sportive.
Aujourd’hui, nous en sommes à un tiers environ. Nous devons viser 70% comme dans les pays nordiques, un résultat que nous n’atteindrons bien sûr que par étapes. Il faut le faire dans un souci de bien-être des individus et de la société et dans un but également de santé publique.
L’objectif n’est certes pas nouveau. Tous les gouvernements ont affiché leur ambition de développer le sport pour tous. Mais les moyens n’ont jamais suivi. Avec 0,14% du budget de l’Etat, sans compter toutefois les dépenses de l’Education nationale, la place du sport dans l’action publique est dérisoire.
Le budget du sport doit être augmenté. Notre politique reposera sur cette conviction forte : chaque euro investi dans le sport rapporte bien davantage que ce qu’il coûte.
Il permettra de financer la remise à niveau des équipements et la création d’équipements nouveaux, adaptés à la demande actuelle de nos concitoyens. En particulier, il faut créer des salles de sport en centre ville, ludiques et accessibles à tous les budgets.
La locomotion humaine doit être développée et encouragée.
Il faut engager une concertation avec les partenaires sociaux pour déterminer comment les entreprises pourraient être incitées à encourager la pratique sportive de leurs salariés.
Il faut rapprocher le milieu sportif de celui de la santé. L’information des Français – et même des médecins – sur le rôle du sport dans la prévention de certaines maladies doit être développée. Il faut multiplier les travaux de recherche. A l’image de la Suède, les médecins, notamment les généralistes, doivent être formés pour pouvoir aider et encourager leurs patients à avoir une activité sportive adaptée à leur condition. Souvent, les médecins disent à leurs patients qu'il faut faire du sport, mais sont bien incapables de leur dire quand, comment, combien de temps. Les caisses primaires d’assurance maladie pourraient servir de lieu d’information et d’orientation.
Enfin, il faut faire des efforts, notamment au sein des fédérations, pour développer l’activité physique régulière des catégories de la population aujourd’hui sous représentées dans les statistiques de la pratique sportive.
Cela concerne d’abord les femmes. Sur ce point, ce sont surtout les entreprises qui peuvent servir de relais, car si les femmes ne font pas de sport, c'est qu'elles n'ont souvent pas le temps.
Cela concerne ensuite les personnes handicapées. Celles-ci ont des résultats spectaculaires dans le sport de haut niveau (à Turin, la France s’est classée 10ème aux Jeux olympiques, mais 4ème aux Jeux paralympiques). Mais elles sont encore peu présentes dans le sport de masse. 1% des personnes handicapées sont licenciées d’une fédération sportive contre 17% chez les personnes valides.
Il faut investir dans l’activité physique des personnes âgées, en faire une dépense de santé publique comme une autre, pour reculer l'âge de la dépendance. En France, le taux de pratique sportive des personnes chute brutalement après 65 ans, ce qui est tout de même un comble alors que la retraite donne du temps. Des pays comme l’Australie ou la Norvège ont réussi à maintenir le taux d’activité physique des seniors à près de 70%.
Enfin, il faut veiller à ce que les Français modestes puissent également faire du sport. La pratique sportive est en effet fortement corrélée aux revenus. L’Etat peut s’associer aux collectivités locales sur ce point. Il faut en particulier permettre aux enfants des quartiers peu favorisés de pratiquer, avec une même licence, plusieurs sports, car les enfants se lassent très vite avant de trouver le sport dans lequel ils s’épanouissent pleinement.
Quatrième proposition, en lien avec la précédente, il faut que la France accueille de nombreuses compétitions sportives internationales.
Les compétitions internationales sont populaires. Elles suscitent des vocations chez les jeunes et de l’engouement pour la pratique dans le grand public. Au tournant du siècle dernier, Pierre de Coubertin disait déjà : « Pour que cent se livrent à la culture physique, il faut que cinquante fassent du sport. Pour que cinquante fassent du sport, il faut que vingt se spécialisent ; pour que vingt se spécialisent, il faut que cinq soient capables de prouesses étonnantes ».
Je ne peux pas vous promettre que nous réussirons, mais je prends l’engagement que la France sera candidate notamment pour organiser un championnat d’Europe de football, que nous n’avons pas accueilli depuis 1984, ainsi que les championnats du monde de basket et de natation. Cela suppose un effort d’équipement. Si la Turquie a battu la France pour l’organisation du championnat du monde de basket de 2010, c’est parce que la France ne disposait que de deux salles de 10 000 places, et encore en poussant les murs, à Paris et à Pau.
Enfin, je propose de transformer le partenariat des entreprises pour la candidature de Paris à l’organisation des JO de 2012 en partenariat pour la préparation des athlètes.
La France n’a pas eu l’organisation des Jeux. Elle doit donc avoir les médailles.
Chacun se souvient qu’en 1960, la France n’avait obtenu que cinq médailles aux Jeux olympiques de Rome, dont aucune en or, se classant ainsi au 25ème rang des nations. L’effort entrepris à l’époque pour détecter, former, encourager et entraîner des athlètes de haut niveau produisit ses fruits, avec une remontée progressive de la France dans le classement des nations, qui culmina à Atlanta en 1996 où la France obtint 37 médailles dont 15 en or et se classa 5ème. Depuis, la France, tout en restant une grande nation sportive, perd du terrain. Elle était 6ème en 2000, 7ème en 2004. Elle est très mal classée au nombre de médailles par millions d’habitants.
Parallèlement en effet, d’autres pays ont engagé eux aussi des stratégies de conquête ou de reconquête. Le Royaume-Uni, par exemple, est passé de la 36ème à la 10ème place entre 1996 et 2004, soit un gain de 26 places, confirmant dans le sport son spectaculaire renouveau économique.
La France doit donc réagir et repartir à la conquête des médailles olympiques.
Comme la Suède, qui n’a pas eu les Jeux en 2004, mais qui a voulu les médailles, il faut créer un club d'entreprises partenaires qui financeraient, à égalité avec l’Etat, la préparation de nos athlètes.
Comme l’Australie, qui est passée de la 32ème à la 4ème place parmi les nations olympiques entre 1976 et 2000, il faut identifier les sports stratégiques, soit en prestige, soit au regard de nos avantages comparatifs, et créer pour eux des centres de recherche et de développement disposant des meilleurs chercheurs, des meilleurs équipements et des meilleurs entraîneurs. Les succès d'Emilie Le Pennec en gymnastique et de Laure Manaudou en natation, deux disciplines phares de l'Olympisme, sont encourageants. Il faut les consolider et reprendre aussi des positions significatives sur le 100 m, la course reine.
Nous ne devons pas rejeter l’investissement des entreprises dans le sport, à l'image par exemple du Team Lagardère. Le sport doit être sain, fraternel et loyal. Il n’est pas condamné à être pauvre, gratuit et bénévole. Si des entreprises veulent investir dans des clubs sportifs ou dans la préparation de nos athlètes, je n’y vois que des avantages. Ce n'est pas parce que la réussite des sportifs qu’elles auront soutenus leur apportera des avantages en termes d’image que cela nous enlèvera quelque chose en termes de prestige et de joie nationale. Et je ne vois pas pourquoi elles le feraient avec moins de morale et moins d’esprit sportif que l’Etat.
Toute l’histoire du sport contredit le lien que certains veulent faire entre l’argent et les anti-valeurs du sport.
En Union soviétique, il n'y avait pas de capitalisme, mais il y avait du dopage. A Berlin en 1936, le sport était étatique, et il était raciste et fasciste.
Ce n’est pas l’argent en lui-même qui corrompt le sport. C’est la volonté de puissance, l’esprit de compétition dévoyé par celui de domination.
L’argent doit rester à sa place. Le sport n’est pas le lieu de toutes les outrances et de tous les excès, mais au contraire le lieu où la règle doit être respectée. C'est précisément à l'Etat d'assurer la conciliation entre l'investissement des entreprises dans le sport et le respect des valeurs fondatrices du sport que la France elle-même a réinventées il y a un peu plus d'un siècle. Les entreprises elles-mêmes y ont tout intérêt.
Parmi ces valeurs fondatrices, figure notamment le respect que nous devons à nos athlètes, en particulier les plus jeunes. L'Etat a, à leur égard, quatre responsabilités premières :
- les protéger contre le dopage, notamment en responsabilisant davantage la chaîne sportive, les entraîneurs, les fédérations, les sponsors ;
- encadrer et moraliser le travail des agents ;
- assurer à nos athlètes les moyens de vivre et de s'entraîner. Les revenus de quelques athlètes, en particulier dans le football, ne doivent pas faire illusion. Ce sont des exceptions. Quant à l'aide publique aux sportifs de haut niveau, elle est tout sauf mirobolante : 2 800 euros par an en moyenne en 2004. A ceux qui se préparent pour demain, il faut offrir de bonnes conditions d'entraînement. A ceux qui sont dans la pleine maîtrise de leurs capacités, il faut prévoir un statut fiscal adapté leur permettant de lisser leurs revenus sur la durée et d'être incités à préparer leur reconversion et leur retraite ;
- enfin, l'Etat doit assurer la formation intellectuelle de ses athlètes. Un sportif de haut niveau n'a pas vocation à être un ignare et ce n'est parce qu'un enfant est bon en sport que cela doit déranger l'Education nationale. De même qu'il faut que les enfants dits normaux fassent plus de sport à l'école, l'Etat doit se donner comme exigence d'assurer la pleine et entière formation intellectuelle de ceux qui s'entraînent dur pour porter un jour les couleurs de la France. Suivre un cursus universitaire normal et être sportif de haut niveau doit devenir possible en France.
***
Mes chers amis,
"Citius, altius, fortius", "plus vite, plus haut, plus fort", c'est la devise de l'Olympisme. Je crois bien que cela devrait devenir la devise de la politique du sport en France.
22:15 Publié dans Notes&Argumentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 mai 2006
Le catalogue de la Redoute...
Le sport et la musique à l’étroit à Quimper ou je veux les trois ??? Le ouest France a interrogé les uns et les autres sur cette question. Un premier reportage évoquait le point de vu de Christophe Dagorn sur le pôle musical, puis le lendemain, des élus et des responsables associatifs donnaient leur point de vu sur la salle grande capacité multipolaire. Puis le jour suivant, c’était le catalogue de la redoute avec un palais des congrès et compagnie... Le Quimper "Vivacité"est devenu "Diversité"et « Tout tout You tout » Nous ne savons pas si le sport et la musique sont à l’étroit, mais le palais des congrès à le vent en poupe et va départager tout le monde ! Circuler, y a plus rien à lire...moi je veux les trois (pôle musical, salle grande capacité et palais de congrès) pour faire plaisir à David Le Thiec, puis à Michel Quémard et à Malou Ravy...
10:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Week-end sportif
A chacun son sport, a chacun son projet !
Quimper accueille ce week-end le Tournoi des écoles de Foot de la région à Créac’h-Gwen (samedi) le Championnat de Bretagne de Judo (Ergué-Armel) et les Championnats de Bretagne de Gouren à Penhars. Le lion’s club organisera la Kerné cyclo, et l’UCPA un concours régional de sauts au centre équestre de Toulven dimanche. Quimper, une ville qui bouge ??? Les grincheux regarderont Michel Druker à la télé.
09:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Haut-niveau et Niveau national
Bravo l’UJAP Quimper 29 !L’UJAP termine 3e du Championnat de France de la saison régulière, à la satisfaction de tous. Après une 6e place l’an dernier et une participation au Play off pour leur première année en Pro B, cette troisième place témoigne du travail accompli au sein du club. Nous pouvons encore attendre de belles surprises dans ces Play-Off, dans la mesure où le classement du ce championnat est serré…très serré !!!
La saison prochaine se préparera dès lundi matin, avec une rencontre sur l’aide qu’accordera la ville, premier partenaire du club, à cette équipe, locomotive du haut-niveau du sud-finistère. Volonté politique et moyens, il faudra trouver la douceur de l’équilibre.
Ceux qui descendent…
Le SQ féminin et le Rink Hockey descendent. C’est la dure loi d’une justice sportive. Pour les filles du SQ c’est un renouvellement en profondeur de l’équipe en cours qui brouille le jeu. Les anciennes laissent place à des plus jeunes encore une peu inexpérimentés, mais qui trouveront le chemin des buts et du succès avec le temps.En ce qui concerne le Rink-hockey, la douche est plus froide. C’est la démobilisation à la fois de l’encadrement et de l’équipe qui entraîne la chute.
Le niveau national use. Cela nous donnera certes, avec Ergué-Gabéric et Plonéour-Lanvern de beaux « derbys » dans l’attente d’un nouveau souffle. Mais cela mérite tout de même un tour d’horizon sur les clubs, les moyens, les volontés des uns et des autres afin que s’affiche un projet régional ou départemental des niveaux de pratique pour les disciplines qui restent fragiles.
09:20 Publié dans Notes&Argumentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 mai 2006
Vive les sports nautiques
Première pelleteuse sur le chantier du centre nautique… Ça y est, le premier coup de pioche a été donné le 9 Mai, le centre nautique va commencer à se dessiner à Créac’h Gwenn, à deux pas d’Aquarive, à quelques brasses du Corniguel. Attendu, espéré cet outil répond à plusieurs enjeux. Donner aux clubs nautiques des locaux fonctionnels et améliorer l’attractivité de notre territoire. Permettre d’accueillir des pratiquants d’ici et d’ailleurs, répondre aux demandes nombreuses, que ce soit dans les dispositifs comme « sport quartiers » ou "sport scolaire" et à toutes celles et ceux qui aiment naviguer sur la plus belle rivière de France.
23:05 Publié dans L'action de la semaine | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Fédération Sports de l'UMP
9 Mai 2006 - Convention Nationale de l'UMP sur le sport...
La convention nationale de l’UMP concernant le sport, se tiendra à Paris le 30 Mai prochain. Elle réunira les militants et les acteurs du sport de l’UMP afin de déterminer un axe sur la politique sportive de l’UMP. Les régions ont travaillé depuis plus d’un an sur ce projet qui prend forme. D’ailleur, à cet égard, le Président de notre mouvement a souvent rappelé la place prépondérante du sport dans nos sociétés. L’engagement de nombreux militants sportifs dans les clubs est proche de notre vision et des missions du sport. L’UMP doit apporter des réponses concrètes sur les besoins des dirigeants et apporter un soutien fort aux bénévoles.
L'UMP a créé il y 2 ans une fédération professionnelle du sport. Elle rassemble tous les sportifs, pratiquants, dirigeants et salariés du sport. Des rencontres régulières sont organisées dans notre département ainsi qu'au niveau régional et national.L'UMP défend des valeurs populaires, le sport aussi, venez nous rejoindre.Vous pouvez, vous aussi vous engager en politique tout en gardant une relation étroite avec le sport et ses valeurs.
UNE RETRAITE POUR LES BENEVOLES
L’idée est de mettre en place un système permettant aux clubs sportifs, puis aux associations en général, de cotiser volontairement sur une caisse de retraite pour le compte d’un bénévole, effectuant une activité reconnue et régulière dans cette association.Il s’agit de reconnaître et valoriser ce qui constitue pour certains une véritable activité accessoire, plusieurs heures par semaine.Le fait de s’appuyer sur le sport pour mettre en place un tel système est nécessaire du fait que l’on est en présence d’une activité structurée, avec un encadrement souvent qualifié, même modestement, qui a investi dans cette formation ; par ailleurs, les heures d’entraînement ou d’encadrement sont programmées, clairement indiquées et reconnues ; par là même le travail effectué dispose d’une certaine crédibilité.Ainsi par exemple, si quelqu’un exerce une activité bénévole 4 heures par semaine, pendant 35 semaines, soit 140 heures par an, il aura accumulé en 20 ans un capital de 2800 heures soit presque deux ans d’une activité salariée à temps plein.Le mode de restitution est à envisager : rente, remise d’un capital, trimestres…. Le modèle évoqué pour cette proposition est celui qui prévaut pour les indemnités d’élus (adjoint au maire, conseiller général), sauf que dans le cas qui nous occupe il n’y a pas forcément d’émoluments et qu’il faut donc trouver une base de cotisation, constituée par une rémunération fictive
UN CARNET DE TICKET ESSENCE
Cette idée est venue à l’esprit des participants lors d’une réunion de la section du Morbihan de la fédération
professionnelle des sports de l’UMP ; le modèle est en fait le ticket restaurant, mais sur la base d’une contribution volontaire et d’un mécénat des compagnies pétrolières dont on sait qu’elles cherchent toujours se faire une virginité nouvelle, surtout dans une région où elles n’ont pas toujours laissé de bons souvenirs.
Cette participation du secteur privé pourrait alimenter un fonds auquel s’ajouterait la contribution des clubs et pourquoi pas d’autres organismes pour constituer ce chéquier, et diminuer le coût des carburants consommés ; on pourrait aussi imaginé que les taxes soient réduites.
L’intérêt pour le contributeur privé est que son image figure sur chaque chèque et que le support est donc très porteur, d’autant plus que l’utilisateur est obligé de s’arrêter dans les stations de celui qui finance les chéquiers: de ce fait il consomme aussi les produits annexes vendus dans ces stations lors des arrêts, des pauses (boissons, friandises...) ; pour les clubs on touche là un problème essentiel de leur activité : le coût des déplacements.
On peut aussi imaginer qu’une fédération obtienne des rabais en achetant ces carnets en gros à un moment de l’année alors qu’ils sont utilisés tout au long de l’année, ce qui constitue pour l’opérateur privé une avance de trésorerie non négligeable qui lui permet de consentir des conditions.
Le mode d’utilisation est simple et comme indiqué ci-dessus il permet aussi d’associer toute collectivité ou organisme qui souhaite soutenir les clubs puisqu’il suffit d’acheter des carnets.
UN CAUTIONNEMENT ASSOCIATIF
Un nombre important d’associations sportives, mais aussi d’autres, sont confrontées à de difficultés de trésorerie en attendant des recettes : produits d’entrées de spectateurs, subventions diverses dont les dates de versement ne correspondent pas toujours à la date de demande.
Il faudrait trouver un système pour que les clubs et les associations puissent trouver un financement provisoire quitte à le rembourser par la suite ; souvent les banquiers des associations acceptent de servir de relais, mais les dirigeants sont soumis au bon vouloir du banquier.Le problème est de trouver des fonds qui puissent servir à cela ; or il existe une ressource inexploitée, du moins en théorie.
En effet, si de nombreuses associations se créent, beaucoup disparaissent, sans être jamais officiellement dissoutes, et surtout sans procéder à la dévolution des sommes restantes sur leurs comptes ; une étude du pôle de compétence vie associative du Finistère estime à environ 5 000 le nombre d’associations éteintes ; une enquête faite auprès du crédit mutuel de Bretagne, a permis de constater que l’encours des dépôts d’associations qui n’ont subi aucune opération pendant un an se monte à 1 132 000 € ; bien entendu il faut affiner ce chiffre, car il y aussi dans cette somme des « trésors de guerre » réservés pour des opérations futures, mais il y a sûrement une part mobilisable.
Il serait donc possible d’affecter cette somme pour constituer un volant financier destiné à servir de relais pour soutenir les projets associatifs dont les recettes tardent à venir : une commission peut se réunir chaque mois et proposer avec les banquier concerné une affectation qui est remboursée après.
Le système présente plusieurs avantages :
- les fonds restent dans la banque concernée : il n’y a donc pas dépossession, mais ouverture d’une ligne de compte
- le banquier ne perd pas d’argent puisque les sommes sont remboursées, les associations sont en même temps responsabilisées
- le secteur privé est intéressé au fonctionnement associatif
- il peut fonctionner sur la base du volontariat si une banque est intéressée.
Comme indiqué le système peut être mis en place de façon légère puisqu’il est possible d’ouvrir une ligne de compte correspondant à des sommes qui n’évoluent plus qui servent de gage en quelque sorte ; une intervention plus lourde consisterait à autoriser par la loi que des comptes associatifs immobiles depuis une certain nombre d’années soient regroupés dans une ligne de compte et servent à l’usage indiqué sous le contrôle des pouvoirs publics.
UNE REFLEXION :
Le dispositif de haut niveau
Elle porte principalement sur l’organisation du sport de haut niveau et l’esprit de système dont elle est empreinte, à travers notamment les différentes structures mises en places, soit par les fédérations à l’échelon central, soit au niveau plus local dans le même esprit.
Vue depuis la région, cette organisation se présente comme un ensemble hiérarchisé comprenant différents échelons, un peu sur le modèle de l’administration, avec des contraintes fortes pour les jeunes qui les fréquentent (éloignement de la famille, isolement) ; s’y ajoute sur le modèle en région un échelon supplémentaire mis en place dans le cadre des filière d’accès, avec un cahier des charges et des contraintes équivalentes.
Ce modèle se rattache à un système de pensée où toutes les organisations sont conçues sur le même modèle, la seule variable d’ajustement étant le nombre (de pôles, d’athlètes…) ; on construit un modèle idéal, et ensuite on le fait varié en épaisseur ; c’est d’ailleurs ce qui prévaut aussi pour l’organisation administrative
Les modalités que nous préférons voir sont différentes et partent d’un point de vue que les disciplines sont différentes dans le nombre de leurs licenciés, leurs modalités d’exercice, la répartition géographique des licenciés, etc…
De ce point de vue, l’organisation de la filière de haut niveau pourrait être différente en s’appuyant sur des structures et des organigrammes qui ne soient pas uniformes et modélisées, l’exigence pouvant plus se porter sur des exigences qualitatives ; en quelques sortes, il s’agit d’agréer ou labelliser une démarches assortie d’exigences de qualités plutôt que des structures.
Par ailleurs, les collectivités locales, quand elles sont saisies, ne le sont que pour participer au financement, s’ajouter dans une démarche comptable et rarement comme acteur d’un système qui est à prendre « en bloc » ; elles ne sont pas actrices car le système est conçu comme parfait, (au sens latin du terme, c’est à dire en quelque sorte parachevé sans que l’on puisse y retrancher, y ajouter ou le modifier)
Ainsi par exemple la communauté de commune du Pays de Vannes a mis en place une structure sportive accueillant des jeunes sportifs de bons niveau, avec un suivi médical et scolaire ;sans qu’il s’agisse d’une structure de haut niveau inscrite dans les filières d’accès, un tel centre peut être associé en tant qu’outil relais, ou de détection, ou ne serait-ce que par le support matériel qu’il est ; en fait il est à l’écart, car il résulte de l’initiative d’une collectivité locale, et qu’il est en dehors de l’organisation binaire et du système de pensée qui prévaut, de la hiérarchie construite et ordonnée.
21:25 Publié dans Notes&Argumentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 mars 2006
Le Grand Forum des clubs
Organisé par la ville de Quimper, avec la collaboration de l'OMS, le CDOS et la DDJS
Grand Forum 2006
« LE SPORT ET SES ENJEUX »
Avec les éclairages de Paul Le Guen (entraîneur et ancien international de football), Alain Loret (professeur et chercheur universitaire de sociologie du sport), Christophe Bassons (ancien cycliste professionnel et actuel responsable à la DRJS d’Aquitaine de la prévention dopage), et de Didier Ferelloc (ancien journaliste et actuel dirigeant du Stade Rennais Football)
Se confirmant chaque jour davantage comme un fait social total, le sport tend à occuper un plage majeure et croissante dans la société contemporaine.
Ce statut, assez récent malgré tout, amène l’ensemble des acteurs à se poser un certain nombre de questions, qui confèrent à la connaissance pas encore approfondie de l’homme en situation extrême, de l’homme en groupe, des groupes entre eux, de l’environnement matériel, technique, social, économique, politique et culturel, autant d’élément qui constituent à la fois l’arrière plan de la vie sportive, mais également les déterminants de ce qu’est le sport.
Le sport met en scène les principes constitutifs de nos sociétés et de leurs évolutions, il est diffuseur de valeurs, mais il en subit les effets qui peuvent remettre en cause son autonomie. A titre d’exemple, que penser de la dichotomie de plus en plus prégnante entre le principe d’égalité qu’il porte et les aspects compétitifs auxquels il demeure étroitement lié ?
Force est donc de constater que le sport est non seulement porteur d’enjeux de poids, mais aussi que ces enjeux conditionnent le fait sportif. Ce sont ces liens forts qui vont vous être définis et décrits au travers des différents ateliers qui vont suivre.
Intervention Introductive :(10h-10h30)
Alain Loret dresse quelques repères théoriques pour délimiter les problématiques du sport et de ses enjeux, et amener la thématique de l’atelier 1.
Atelier 1 (10h30-12h30)
« Sport et santé »
Les valeurs préventives du sport
Quels liens existe-t-il aujourd’hui entre la médecine et le sport ? Quels apports mutuels ?
Sport, développement et expérimentation scientifiques, jusqu’où ?
Sport et éthique : Jusqu’où aller dans la recherche de ses limites ?
Les dérives du sport de haut niveau (dopage)
Table ronde et interventions des invités, puis débat et questions sur ces interventions.
Atelier 2 : (14h-15h30)
« Le sport entre traditions et innovations : quelles conséquences sur les politiques sportives »
Intervention d’Alain Loret sur les aspects suivants :
Scénario des mutations de l’offre et de la demande de services sportifs, avec définition de tendances lourdes au niveau technique et technologique, politique et institutionnel, et enfin économique, sociale et culturelle.
Evaluation des conséquences stratégiques à intégrer pour les différents acteurs du sport, et des erreurs à éviter dans la mise en œuvre des politiques sportives.
Débat et questions sur l’intervention.
Atelier 3 :(15h30-17h30)
« Sport et enjeux politiques, économiques et sociaux »… à travers l’exemple du football.
Instrumentalisation du sport par le politique. La nationalité dans le sport. Notion de géopolitique sportive…Le sport est-il facteur de démocratie ? Fonctionnement démocratique du mouvement sportif et de ses institutions : y a-t-il un parallèle avec l’ensemble de la société ?
Les relations entre le sport et l’argent
La mondialisation sportive et ses effets politiques, économiques, sociaux…
Les métiers et acteurs économiques du sport
Le financement du sport et la logique sportive
Le sport et les médias
Les différents modes de consommation du sport
Le phénomène des supporteurs, les phénomènes de groupe dans le sport
Table ronde et interventions des invités, puis débat et questions sur ces interventions
21:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 mars 2006
Le Grand Forum des clubs
Le Grand Forum des clubs le Samedi 25 Mars à QUIMPER
"Le sport et ses enjeux" sera le thème de la journée avec un plateau d'intervenants remarquables...
Organisé en septembre dernier dans le cadre du Forum des clubs, le Grand Forum a obtenu une audience très faible de la part du public. Son positionnement dans le calendrier était probablement pas opportun, les responsables du sport, engagés par l’ouverture de leur club, du forum, du beau temps, ont boudé un moment très riche, en idées, en argumentaires, en positionnement. Alors… on change de date. Il aura lieu en Mars prochain, le samedi 25 Mars très précisément. Le Grand Forum des clubs s’inscrit dans un contexte de « formation continue » des dirigeants, des acteurs du sport, qu’ils soient dans des structures publiques, associatives. Il ne s’agit pas de former les dirigeants sur les règles financières ou bien de leur dire comment il faut tenir le registre de présence, faire le PV de leur assemblée générale. Nous voulons au contraire les placer dans de la prospective à moyen terme, qui leur permettra de positionner leur club et lui donner des perspectives et des objectifs. Chacun peut apporter sa contribution aux thèmes. Ouvert à tous.
une conférence de presse de présentation est organisée le Vendredi 10 Mars à 11h30, à l'hôtel de ville, salle du Bureau municipal.
09:24 Publié dans La Une de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 janvier 2006
Assemblée générale de l'OMS
Intervention de Ludovic Jolivet
Nous ne pouvons évoquer 2006 sans nous remémorer les temps forts de l'année 2005 dans notre pays.
Nous ne pouvons pas parler de sport sans évoquer les faits de société majeurs ou les débats qui rythment la vie de nos cités.
Le referendum et les nombreuses discussions qu'il a suscitées, les violences urbaines du mois de novembre dernier ne nous laissent pas indifférents.
Richesse et pertinence des débats
Le referendum a été un temps d'échanges vifs et argumentés, bien plus qu'une campagne locale …
L'OMS est aussi un lieu de parole, où chacun avec sa fougue défend son activité, son club, regarde dans « l'assiette du voisin », pour voir comment il a été servi …
Mais c'est aussi un lieu de débat stratégique sur le positionnement du sport à Quimper, un observatoire des pratiques qui permet l'anticipation sur la façon que, demain, chacun d'entre-nous pratiquera une activité sportive sur notre territoire.
Je crois que la profondeur du débat dépend de l'alimentation de celui-ci.
A cet égard, le « grand forum des clubs », notamment nos ateliers débats, qui aura lieu le samedi 11 mars prochain sur le thème « le sport et ses enjeux », permettra d'obtenir des éléments de réflexion qui sont utiles à tous, les dirigeants et élus du sport.
Il semble utile, pour garantir toute la place du sport au cœur de nos sociétés, de mieux appréhender l'ensemble des facteurs, des tendances qui font le sport, mieux comprendre et, à votre tour, mieux expliquer la place réelle du sport dans notre vie et au-delà des passions parfois exacerbées des uns et des autres.
Ceci permet sans transition d'évoquer les événements, les actes de violences urbaines que notre pays a vécu au mois de novembre.
Retour sur les troubles du mois de novembre 2005
Les lieux publics n'ont pas été épargnés, y compris les salles de sports. Cela nous a tous chagriné. C'est bien là une forte rancœur accumulée, dont l'Etat était la cible, qui s'est ainsi lâchée.
Notre ville a été épargnée. Le maillage de notre cité par le système associatif, les structures socio-éducatives de services publics ou les différentes formes de relais fonctionnent bien à Quimper.
A Quimper, nous repérons, proposons, accompagnons, orientons les uns et les autres dans leur projet, notamment les plus jeunes qui ont, comme nous tous, besoin d'être reconnus par la société.
C'est aussi notre vigilance sur les actions que nous entreprenons qui évite des dérives. Il est alors toujours le moment pour la collectivité de tirer, lorsque cela est nécessaire, la sonnette d'alarme. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à un moment donné la ville sera montrée du doigt. Tout le monde assume jusqu'au moment où sur un autre terrain « on » viendra étaler des rancoeurs sur la place publique qui seront préjudiciables pour tous et décrédibiliseront l'action de tous.
Le déphasage qui existe parfois entre les dirigeants et les jeunes est souvent dû à un degré plus ou moins important de conservatisme de notre part, sur nos propres valeurs, en tous les cas une difficulté à évoluer.
Alors à certains moments, s'entrechoquent mutations économiques, incertitudes, questionnement sur l'assimilation, mondialisation. Le mélange est détonnant !
C'est là qu'intervient le sport. La création de lien, terreau de la reconnaissance, de l'acceptation des différences. C'est une lutte sans merci, pour ne pas laisser la nature prendre la place de la culture, cette culture qui permet à l'homme d'être un homme.
L'évolution du sport, donc du jeu, de la dépense physique, passe aussi par l'évolution des techniques et des règles. L'ouverture aux pratiques alternatives, le sport urbain, le sport outdoor sont aujourd'hui une nécessité contre l'exclusion.
Notre culture sportive est gravée dans une tradition de patronage, avec des disciplines codifiées depuis des dizaines d'années. L'évolution du XXI siècle nécessite, avec les techniques numériques et les images, une prise en compte plus forte des tendances nouvelles des demandes de la part des jeunes qui ne poussent pas la porte des clubs.
C'est la capacité à se renouveler et à captiver les pratiquants, dirigeants, bénévoles, supporters … par nos jeux, nos règles, nos fonctionnements, sans dogmatisme et idéologie flagrantes qui sont souvent synonymes d'exclusion. C'est une exclusion passive, comme il existe un égoïsme passif par opposition à l'égoïsme actif, volontaire. Et surtout faire la différence entre le consumérisme des adhérents et l'égoïsme.
Je préconise une pratique du sport la plus large et la plus diversifiée, sans opposition, dans le respect des équilibres. Vous le savez, aujourd'hui, plus l'homme vieillit, plus il pratique du sport, et plus il diversifie sa pratique.
En revanche, il faut faire attention à cette notion « d'équilibre ».
L'équilibre peut vite être une opposition des pratiques entre elles et des niveaux de pratique.
Nous ne sommes pas épargnés ici, dans notre ville, par des revendications corporatistes des pratiques.
Je ne souhaite pas donner au passé plus de place qu'au présent et au futur réunis, mais tout simplement donner la place méritée à chacun en fonction de sa forme, de sa vitalité et de ses talents.
Si nous sommes en mesure d'évoquer la nécessité d'équilibre, nous devons faire l'inventaire du plateau de la balance …
Audience du sport à Quimper
L'audience globale du sport c'est nettement améliorée. Par la place qu'il prend dans de nombreux dispositifs et de services à la population, dans et en dehors du temps scolaire, mais aussi parce qu'il rayonne plus et établit de nombreuses passerelles entre les activités possibles sur la ville. « Le forum des clubs », véritable vitrine grandeur nature, principale attractivité de la rentrée, a largement participé à cerner l'offre sportive de la ville.
Il faut rendre lisible et pertinente la politique sportive, aider non par une politique de guichet, mais par une politique de projet, adaptée à notre époque dans laquelle le sport est une mission de service public.
Ainsi, passer des contrats avec les clubs modifie la perception des Quimpérois pour le sport et le rend efficace à leurs yeux parce qu'ils comprennent mieux le sens de l'action et la mission des clubs.
Nous avons su faire émerger des « savoir-faire » et des « savoir-dire » qui propulsent le sport dans les rangs des outils régulateurs des temps sociaux. Vous êtes des acteurs majeurs et de plus en plus crédibles. Il faut continuer et ne pas relâcher les efforts.
Enfin, les Quimpérois sentent aussi la présence active du sport au sein de l'action municipale par les investissements dans les projets structurants.
A cet égard, je profite de l'occasion qui m'est donnée pour réaffirmer la nécessité qu'ont les clubs de construirent leur projet de développement dans le cadre des moyens que la collectivité est en mesure de mettre à leur disposition. Lorsque vous êtes tributaires d'un partenaire aussi essentiel, il faut travailler avec lui de concert, pour plus de cohérence.
Le métabolisme d'un club est plus rapide que celui de la cité qui se construit sur des décennies et des siècles. L'action au profit des publics va bien au-delà d'une seule génération …
C'est aussi par l'expression de la cohésion de l'action entre la politique sportive de la ville et le mouvement sportif, voire grâce à une concertation de tous les jours, que les Quimpérois placent le sport en numéro 1 de ce qui « fonctionne » le mieux à Quimper.
La ville et l'OMS
L'OMS est indépendant. Le positionnement qu'a souhaité le président Philippe Calvez, afin de donner vie à votre association n'a en aucun cas perturbé les relations et l'action avec la collectivité.
Chacun peut exister et entreprendre pour mieux vivre sa mission, il ne faut pas espérer pour entreprendre … et si cela permet aux sportifs de trouver leur compte, nous ne pouvons que nous en féliciter.
Certes, nous ne sommes pas d'accord sur tout, chacun jouant « son rôle » à « sa place ». Mais nous partageons une même ambition commune :
Le sport, l'association, sa mission dans la ville et la réussite de chacun dans ses projets.
C'est un beau programme qui mérite d'être vécu et partagé et surtout profiter de ces moments de bonne intelligence qui sont propices à la construction d'autres projets.
L'OMS doit être le partenaire sur lequel nous pouvons compter, l'interlocuteur qui sait prendre le recul nécessaire pour aider l'élu à décider, et être fier de dire : « ici nous travaillons ensemble, dans un diagnostic partagé, une gouvernance où prime l'intérêt général avant tout ».
Oui, l'OMS et la ville travaillent main dans la main et nous nous en réjouissons.
Sachez que je suis attentif à l'expression de vos projets, que nous gravirons ensemble les marches pour donner le meilleur à tous. Nous n'avons pas d'autres intérêts et d'autres idéaux.
Tout cela dans le plus grand respect, et si parfois les échanges sont vifs, ils n'en demeurent pas moins constructifs.
Les états d'âmes, eux, sont plus difficiles à gérer, mais mon devoir est d'ouvrir la voie et de faire une prospective juste, afin que demain, « être bien dans son sport, bien dans sa ville » ait encore du sens.
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27 octobre 2005
A partager...
24/29 Octobre. Halle des sports de Penhars.
Quimper accueille les Championnats d’Europe de Rink-Hockey
Notre ville accueille cette semaine le Championnat d’Europe de Rink-Hockey dans la toute nouvelle Halle des sports de Penhars.
Cette compétition inaugure ainsi en terme d’événement ce nouveau lieu de pratique Quimpérois. Qu’il est bon d’entendre les clameurs d’encouragement des supporters des 6 nations représentées.
Il est bon de voir ces joueurs donner leur tripe au jeu, sans retenue… parfois trop d’ailleurs. Je précisais, lors de la réception à l’hôtel de ville des délégations Lundi dernier, que le haut-niveau, le beau geste donnait envi de pratiquer, notamment au plus jeune. En effet, incontestablement, ce type de compétition suscite des vocations de sportif et nous sommes au cœur d’un quartier où la jeunesse doit, peut-être, plus que dans un autre quartier, ce projeter dans le temps, se fixer des objectifs. Le sport une des nombreuses façons de se donner des perspectives.
Livret du jeune sportif :
C’est quoi un club ?
La DDJS et la ville de Quimper remettaient à quelques 1000 enfants le livret du jeune sportif.
Plus de 350 personnes (enfants, parents et éducateurs) étaient présents Mardi soir, salle du Chapeau rouge pour le coup d’envoi… une vingtaine de clubs ont été sélectionnés. Ce livret est un outil pour les éducateurs et dirigeants de club afin de préciser que le sport dans un club c’est l’affaire de tous, et la structure associative garantie une pratique accessible, encadrée et partagée.
Ce livret sensibilise les jeunes sportifs et leurs parents aux valeurs du sport et de l’engagement au profit de l’association. Pour la collectivité, outre cet objectif, faire du sport c’est mieux que de rester devant la télé. Faire du sport, c’est bon pour la santé ! Enfin l’identification des jeunes à un club, des couleurs c’est faire partie d’une communauté… « Moi ma bande, c’est mon club ! »
07:55 Publié dans La Une de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 octobre 2005
Foot, Quimper 2020.
Conférence de Presse du vendredi 21 Octobre au sujet du plan foot.
Quimper 2020 Foot
Notre ville unit ses forces aujourd’hui,
pour préparer ses victoires demain.
Unissons nos talents.

Les dispositions exposées aujourd’hui par Ludovic Jolivet, adjoint au maire de Quimper, chargé des sports, présentent un certain nombre de constats et une synthèse des échanges et des contributions qui ont eu lieu depuis 10 jours, avec l’Office Municipal des Sports, les quatre clubs historiques de la ville, les écoles de foot, le district, et la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.
Marcel Le Mao avait été mandaté par la ville en 2000 afin de rédiger un rapport sur la situation du foot quimpérois. Depuis, la situation a quelque peut évolué dans la mesure où deux clubs ont été intégrés au sein de l’actuel FC Quimper-Penhars.
Cependant, la population ressent un certain ronronnement, un essoufflement de certaines structures, voire du foot en général, alors que le sport à Quimper bénéficie d’une bonne image dynamique, entreprenante. Cette image lui a valu d’être cité n°1 dans une enquête réalisée en début d’année. Les difficultés financières du SQ n’ont pas apporté d’embellie à la situation, mais l’ont accentuée.
En revanche, cette situation amène la ville à s’investir pour raisonner les dirigeants du foot et apporter des éclaircissements à la population.
Souvent, la population s’interroge sur ce que la collectivité réalise pour le foot, s’étonne de voir une ville de 65 000 âmes n’évoluer qu’en DH. Elle réagit d’autant plus quand le SQ tire la sonnette d’alarme de son état financier encore difficile.
Il ne faut pas ignorer la tradition cosmopolite du foot, sa simplicité, son universalité, son idéologie, qui parfois même devient l’expression idéale d’un sentiment. Mais ici à Quimper, nous sommes loin des ces idéaux.
Des propositions actualisées sont nécessaires, Car en cinq ans, la situation a évolué. L’offre sportive s’est accrue, les lieux de pratique aussi, le basket prend du terrain et le football reste sur ses acquis.
Nous devons remettre le football sur orbite dans notre ville.
Les clubs doivent porter un projet associatif et un projet sportif complémentaire permettant de revaloriser l’ensemble des niveaux de pratique, bref donner de l’enthousiasme au foot, celui qui fait défaut aujourd’hui.
En revanche, les clubs sont maîtres de leur destin. Ils doivent choisir et décider ce qu’ils veulent faire de leur discipline. Le rôle de la ville de Quimper est aujourd’hui de proposer un projet, un cadre, un objectif, sans se substituer aux clubs et aux instances du football chargés d’organiser les pratiques, les niveaux, les missions du football.
Les propositions sont les conditions pour créer ou favoriser la réussite du foot dans notre ville. Nous proposons, les clubs disposent. Rien ne sera imposé, rien ne sera décidé sans leurs accords.
Mais il est de la responsabilité des clubs de prendre en considération exceptionnellement l’intérêt général de leur discipline et non celle de leur club. Ils en ont la responsabilité devant la population et le mouvement sportif qui les regardent.
L’histoire ne s’efface pas, elle est gravée dans le marbre. Ceux qui leur ont légué les clubs leur ont donné une mission : la pratique et le développement du football.
Les temps ont changé, la société a changé. Aujourd’hui il y a des choix à faire, un chemin à prendre. Les dirigeants du football au plus profond d’eux-mêmes trouveront les ressources, la force de substituer « leur nature » à « leur culture ». Si ce projet est rejeté, ce qui est un droit, la collectivité ne tiendra pas rigueur aux clubs.
Les constats généraux du sport et du foot
« Les sports que l’on pratique et les sports que l’on regarde »
Le foot est la première pratique sportive de la ville (2 200 adhérents). Aujourd’hui, si il est confronté à une offre bien plus grande (80 disciplines contre une trentaine il y a 20 ans), nul ne peut contester cette discipline populaire par excellence.
En revanche, les sociologues évoquent maintenant les disciplines « que l’on pratique » et les disciplines « que l’on regarde ».
La ligue 1 et 2 « se regardent », tandis qu’en dessous de la CFA « on pratique ». Le public sait ce qu’il défend, sait ce qu’il regarde !
Il faut une force et une dynamique forte pour passer du sport « que l’on pratique » au sport « que l’on regarde » (sport spectacle).
Cette force est celle des dirigeants, de l’impact local, du capital sympathie, de la notoriété. Le chemin sera plus difficile que par le passé, car les sports que l’on regarde ont tendance à vivre en vase clos. Tout le monde aura noté que les apports financiers de la télévision sont partagés entre les ligues 1 et 2. Le sas que constitue la division nationale (D3) est encore une étape longue, aussi douloureuse …
« Des bonds de la Terre à la Lune … »
Le foot a fait des bons extraordinaires depuis les années 80. Ce fut d’abord l’arrivée de Canal+, puis la privatisation de TF1 et enfin la coupe de monde de 1998. A chaque fois les budgets et les surenchères ont fait des sauts surprenants. Les clubs bien implantés durant les années 80 ont tiré leurs épingles du jeu. Même des villes comme Guingamp, Auxerre, ont accompagné le mouvement. Si ces villes devaient le faire maintenant, elles auraient les difficultés que connaissent la majorité des collectivités qui n’ont pas pu et pas su prendre ce départ.
« Projet sportif et projet associatif »
A la différence de beaucoup d’associations, les clubs ont à la fois un projet associatif et un projet sportif.
Le projet associatif est distinct du projet sportif car il est basé sur le plaisir simple de rencontres, de projets.
Le projet sportif s’inscrit, quant à lui, dans une progression de niveau de pratique et une course à la recherche de budget afin d’amener chacun à son meilleur niveau. Les clubs se positionnent dans la plupart des cas sur un projet associatif et ensuite, en fonction des opportunités, mettent en place un projet sportif qui, lui aussi, vit sur plusieurs paliers ou niveaux. Un club peut se sentir bien sur un simple projet associatif.
Un autre club ayant un projet sportif élevé, sans projet associatif, peut lui vivre des moments très douloureux.
C’est probablement ce qui se passe dans le monde du football sur la ville de Quimper. Le SQ par exemple, doit impérativement mettre en place un sérieux projet associatif rassemblant des dirigeants, des joueurs, des bénévoles et un projet sportif, compris, validés par les membres de l’association, en sachant que c’est une lourde de mission.
Aujourd’hui, le projet associatif du SQ est en panne et il peine à trouver un chemin dans le projet sportif. Cela n’empêche pas d’obtenir des résultats sportifs encourageants, mais insuffisants à ce jour pour créer une osmose et la pérenniser dans la ville.
Le rôle de la collectivité est d’expliquer et aider les clubs à trouver un bon positionnement.
Le projet : Foot, Quimper 2020
Le projet, ambitieux et fédérateur, garde en revanche un ancrage au cœur des quartiers de la ville pour les éléments des écoles de foot.
Les écoles de foot, lieux de mixité sociale et réservoir de jeunes talents.
Aujourd’hui, en octobre 2005, « les clivages de clocher » ne permettent pas une évolution satisfaisante du niveau de pratique qui mécaniquement essoufflent les dirigeants en leur donnant peu de perspectives. Le renouvellement des dirigeants est faible. Plus les clubs ont des projets, plus ils les partagent, plus cela donne du sens à la mission du club. Les derby mobilisent mais ce n’est pas suffisant pour donner l’impulsion nécessaire pour faire vivre le club et pérenniser durablement son action.
C’est une fusion globale des clubs historiques de la ville, en travaillant sur les catégories d’âges et non en privilégiant les niveaux de pratique, plutôt discriminants.
Une entente sur les niveaux de pratique, rassemblant par exemple toutes les équipes « A » et « B », aurait mécaniquement créé « deux braquets » qui, à terme, favoriserait des tensions et des rivalités.
Si Quimper doit jouer son rôle « locomoteur » du foot dans le Sud-Finistère, il faut fédérer les synergies, les compétences, rester au cœur des quartiers en se basant sur l’existant.
Les écoles de foot dans le projet
Les écoles de foot, structures de proximité à large mixité sociale, sont présentes dans tous les quartiers de la ville. En revanche, le foot est plus que les autres disciplines, c’est une discipline où se retrouvent les couches sociales défavorisées car le coût d’adhésion est plus faible, le lieu de pratique est plus proche du domicile, le foot se pratique plus spontanément que les autres disciplines. C’est moins vrai qu’avant, mais c’est toujours vrai.
Dans le projet que la collectivité propose aux clubs, c’est d’affirmer la prédominance de ces structures au cœur des quartiers et d’amplifier leur rôle socio-éducatif et leurs missions.
Elles doivent devenir des véritables centres de loisirs sportifs et d’apprentissage de vie en collectivité. Le football en est le prétexte, l’élément fédérateur.
Par ailleurs, il faut lutter contre la sédentarité des jeunes publics, contre les problèmes liés au surpoids. Le sport est un des moyens pour y parvenir.
C’est un rôle important qui est donné au football, une reconnaissance forte de la collectivité. Pour réussir, il faut s’appuyer sur le réseau des cadres techniques des clubs existants et probablement intensifier nos efforts sur le recrutement de nouveaux cadres techniques et mieux reconnaître leurs missions.
Les parents peuvent aussi, si nous savons les accueillir, se faire une place dans le projet. Car aujourd’hui, on ne peut pas demander aux parents de s’investir sans accompagnement pédagogique dans le projet.
La ville et ses partenaires sont disposés, dans le cadre de ce plan, à organiser, avec le district de football, des stages de formation de l’encadrement. Cette formation permettra de :
- Donner du crédit à ceux qui encadrent, un diplôme est une reconnaissance d’acquis. Plus de 50 % de l’encadrement du foot dans notre ville n’a pas de diplôme. Objectif : porter à 80% en 4 ans.
- Donner les moyens de gérer des jeunes sportifs, des publics difficiles.
La collectivité pourrait entamer une réflexion, suite à des propositions d’aides spécifiques dans le cadre de ce plan, pour que les clubs salarient des cadres deux ou trois heures/semaine.
Enfin, la collectivité pourrait initier une aide spécifique aux jeunes des écoles de foot, dont les parents bénéficieraient de l’allocation de rentrée scolaire, dans le cadre d’une convention avec le club d’accueil, et envisager des aides au transport « domicile/lieux de pratique » sur la ville.
Au-delà des écoles de foot
Nous créons, sur la base du plus haut-niveau de pratique (DH, SQ), une structure fédératrice des clubs. Une nouvelle appellation, de nouveaux statuts qui seront collectivement écrits par les clubs partenaires.
Chacun des clubs jouera à son niveau de pratique d’aujourd’hui : DH, DSE, DSR, PH. Nous sommes en mesure de trouver des solutions appropriées pour les équipes « B ». Les équipes « C » posent moins de problème dans la mesure où aujourd’hui le mode de constitution est assez souple. Elles ne sont pas toujours complètes et nous avons remarqué de nombreux forfaits dans les statistiques de la saison dernière. Les évasions vers le foot corpo sont assez importantes à ce niveau de compétition.
En regroupant, renforçant et créant des groupes de pratique homogène, la nouvelle structure donnera du sens à chacun, avec l’assurance d’avoir une vraie équipe de niveau constituée.
Mais nous devrons nous attacher à trouver une place à chacun, même si nous savons qu’une cinquantaine de joueurs pourrait ne pas trouver de place dans leur niveau de pratique aujourd’hui dans cette nouvelle structure.
Les stades au cœur des quartiers
Les stades de Penhars, Kerfeunteun et Ergué-Armel auront, comme aujourd’hui, des matchs le dimanche.
Le public des quartiers y retrouvera les mêmes niveaux de pratique, probablement même renforcé, car le niveau des équipes sera plus important. Aujourd’hui, les joueurs ne sont pas attachés à leur club comme il y a 10, 20 ou
30 ans. La distance et l’appartenance à une équipe, une couleur, une ville sont très aléatoires. Les présidents de clubs font part du consumérisme de leurs adhérents. C’est une tendance forte, la notion d’appartenance à un groupe est éphémère. Nous n’avons pas l’ambition de changer les mentalités à ce sujet. Il ne faut pas s’inquiéter, si chaque joueur, pour l’intérêt du football dans notre ville, ne retrouve pas exactement sa place, place qu’il peut d’ailleurs, sans prévenir, quitter, laissant les dirigeants gérer leur départ intempestif. L’objectif de la nouvelle structure est de tendre vers la nationale sous 5 à 10 ans. Les autres équipes suivront l’évolution de la pratique. Ce qui permet une évolution notoire de chacun par rapport au niveau d’aujourd’hui.
Nous ne devons pas avoir dans la ligne de mire uniquement ce qui se passera la première année du regroupement, mais voir son efficacité dans les 5 ans à venir.
Tous les regroupements, les fusions qui se sont opérés depuis une dizaine d’années ont été bénéfiques pour le football en général. Les joueurs semblent plutôt favorables au projet.
Tranche d’âge 13/15 ans
Pour les jeunes de 13/15 ans, il faut, avec les partenaires, donner une nouvelle impulsion aux sections sportives scolaires. Par exemple Saint Jean-Baptiste et le Likès. Les chefs d’établissement sont favorables.
Nous réactiverons le centre de perfectionnement avec le district sur les quartiers sud-ville. Il s’agira de rassembler des élèves motivés, pour lesquels il sera possible d’aménager les horaires scolaires. Les professeurs d’EPS de ces établissements, créateurs de ces sections, sont motivés par cette ambition nouvelle.
Formation des cadres
Enfin, la formation des cadres est incontournable dans ce programme.
Le BE1 notamment, mais aussi l’initiateur, pour des jeunes footballeurs adultes, est un investissement personnel au profit d’un club. Le bénévolat n’est pas en crise. L’implication de chacun dans une mission collective au profit des clubs, d’une équipe, peut-être inventée tous les jours. Le bénévolat marche plus lorsque l’association n’est pas figée dans son projet, son fonctionnement, ses mentalités.
L’évolution d’un club, d’une discipline est normale. Les clubs de foot ont le droit et le devoir d’évoluer.
08:45 Publié dans La Une de la semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


