06 septembre 2006

UMP sport, 1ère convention nationale

Voici l’intervention de Nicolas Sarkozy lors de la convention sport de l’UMP qui s’est déroulée à Paris au mois de Mai. C’est bien la première fois qu’un parti politique rentre de façon aussi net dans le débat sportif, avec des axes prospectifs audacieux, mais aussi du pragmatisme de tous les jours.

 

L’UMP sport Bretagne a participé à ses orientations, notamment sur l’acquisition des points retraites complémentaires pour les bénévoles.

 

Le mouvement sportif ne pourra rester insensible aux idées et aux arguments défendus par l’UMP.

 

J’ai eu l’occasion d’évoquer cette intervention de Nicolas Sarkozy avec nombre d’entre-vous. Beaucoup ont souhaité à en savoir davantage...

Pour ceux qui n’osent aller sur le site de l’UMP, voici l’intervention dans son intégralité. Sa vaut le coût de prendre du temps de la lire… et de faire des commentaires.

 

Un dossier plus général en PDF est disponible sur le site UMP, rubrique convention – sport. (L.J)

(NICOLAS SARKOSY) Mesdames et Messieurs, mes chers amis,

Je suis très heureux de conclure ce soir la Convention sport de l’UMP. Je tenais absolument à ce que notre parti consacre une journée de travail à la question du sport en France. C’est la première fois qu’un parti politique met le sport au même niveau d’intérêt et de préoccupation que l’économie, la justice ou encore les institutions. Je m’en félicite et je remercie Pierre Durand et Nadine Morano d'avoir mis en musique un projet qui m'était cher.

Si les Français choisissent de nous faire confiance en 2007, cette journée restera comme un événement fondateur : fondateur d’une nouvelle vision du sport en France, d’une nouvelle politique sportive, celle que nous mettrons en œuvre si nous sommes élus.

 


Le sport en France est dans une situation paradoxale.

Beaucoup de Français font du sport. Moins que dans les pays nordiques ou anglo-saxons, certes. Mais la France compte néanmoins 15 millions de licenciés, entre 30 et 35% de pratiquants réguliers, et les grands événements sportifs, comme la coupe du monde de football, Roland Garros ou le Tour de France, passionnent nos concitoyens. Au cours des 20 dernières années, les collectivités territoriales ont investi massivement dans les équipements et l’aide aux clubs sportifs, répondant ainsi à une demande croissante des Français. Elles financent aujourd'hui 30% de la dépense sportive, contre 12% pour l’Etat.

En revanche, malgré les apparences et le discours officiel, malgré l’impulsion décisive d’hommes et de femmes tels que le Général de Gaulle, Maurice Herzog ou Pierre Mazeaud, l’Etat aujourd’hui ne donne pas au sport la place qu’il mérite.

Je veux saluer l’action de Jean-François Lamour depuis 2002, qui n’a pas ménagé sa peine pour faire avancer le sport dans notre pays. Pas moins de quatre lois ont été votées grâce à lui pour donner plus de souplesse d’organisation aux fédérations, renforcer la lutte contre le dopage, reconnaître le rôle des collectivités locales, aider le sport professionnel à lutter à égalité avec les clubs des autres pays d’Europe. Mais Jean-François, tu n'as pu agir qu'avec les moyens et les outils que l'on t'a donnés.

Il faut aller beaucoup plus loin.

A l’école, le sport est encore une matière annexe parce que sa vertu éducative n'est pas reconnue. Dans l’enseignement supérieur, il ne compte pas. A part les écoles de fonctionnaires, aucune grande école n’a d’épreuve de sport à son concours d’entrée. Dans le monde professionnel, la pratique sportive n’est pas valorisée, pas plus que l’engagement associatif. Quant à la sphère politique et institutionnelle, elle se soucie peu du sport, hormis l'Olympisme. La part du budget de l’Etat consacrée au sport régresse d'ailleurs depuis 1968.

Non, vraiment, à quelques exceptions près, l’élite de la société française ne croit pas dans le sport.

Pour ma part, je crois profondément dans le sport. Cette conviction est nourrie de la pratique et de l’expérience, mais ce n’est pas seulement une question d’appétence personnelle. Je crois que le sport est une nécessité pour l’individu. Je crois qu’il est une chance pour la société, et notamment pour notre société qui a tant de difficultés à résoudre. Je crois enfin qu’il est un enjeu pour l’économie. Comme Pierre de Coubertin à son époque, je pense que le « temps présent a besoin de sport ».

Le sport est d’abord nécessaire à l’équilibre individuel
car nous sommes un corps autant qu’un esprit. C’est une antinomie merveilleusement décrite par Jean-Jacques Rousseau : « plus le corps est faible, plus il commande ; plus il est fort, plus il obéit ».

Le sport permet de décharger le stress accumulé dans la vie quotidienne. Son rôle dans la prévention et le traitement de certaines maladies, dans la lutte contre l’obésité, dans le recul des frontières de la dépendance n’est plus à démontrer. Investir dans le sport, c’est améliorer le bien-être de nos concitoyens et réduire les dépenses de santé.

Au-delà de ses effets bénéfiques sur la santé, le sport est une école de la vie. C’est à mon sens plus important encore. « Le sport va chercher la peur pour la dominer, la fatigue pour en triompher, la difficulté pour la vaincre », disait encore Pierre de Coubertin.

A tous ceux qui le pratiquent ou l’ont pratiqué, le sport a appris que rien de précieux et d’intéressant ne s’obtient sans effort. Mais il a appris aussi que tout effort donne des résultats. Le sport enseigne la persévérance et l’acceptation de l’inévitable alternance entre l’échec et la réussite, une bonne école pour la politique en somme… En mettant chacun devant ses limites physiques, sans pouvoir se retrancher derrière les artifices du savoir, de la richesse ou du langage, le sport révèle les qualités profondes de l’être : le courage, le goût du risque, la volonté, le dépassement de soi.

Ce n'est pas pour rien que le grand alpiniste Edouard Whymper concluait ainsi ses récits d'escalades : « Nous nous extasions sur les scènes grandioses qui se déroulent à nos yeux, sur les splendeurs des levers et des couchers de soleil, (…) des collines, des vallons, [et] des lacs (…) ; mais, ce que nous évaluons à un prix bien supérieur, c’est notre progrès comme homme, et, grâce à notre lutte incessante avec les difficultés, le développement de ces nobles qualités de notre nature, le courage, la patience et la force d’âme ».

Tout au long de cette journée, et certains me font l’amitié d’être présents en ce moment, plusieurs champions olympiques et sportifs de haut niveau ont participé à notre Convention. Sans doute faut-il être soi-même un peu sportif pour mesurer ce qu’il faut d’entraînement, d’efforts, d’abnégation, de maîtrise de soi, de répétition des mêmes gestes, pour atteindre les meilleures performances mondiales. Et ce sont en outre des efforts qu'il faut faire jeune, très jeune. Les sportifs de haut niveau sont des êtres de caractère exceptionnel, qui font honneur à la France, mais aussi tout simplement à l’homme, et je veux leur dire ce soir toute notre admiration. L’or dont on les couvre et le prestige dont ils jouissent ne sont pas usurpés et je ne suis pas de ceux qui critiquent la starisation des sportifs, parce qu’ils nous donnent du plaisir et de l’exemplarité.


Le sport est également une chance pour la cohésion sociale.
On a essayé de le traduire par exemple dans la politique de la ville, mais les succès n’ont pas vraiment été au rendez-vous. Tout simplement parce qu’on a pris, je crois, le problème à l’envers.

La question n’est pas de permettre aux jeunes des quartiers défavorisés de faire du sport. C’est évidemment important et l’on a raison de créer des équipements et des aides pour que tous les Français puissent pratiquer un sport. Mais pour un Zidane ou un Desailly, il y a des milliers de jeunes dont les voies d’insertion sociale sont d'abord et avant tout l’école, les études et le travail. Un panneau de basket dans une cité n’a jamais fait et ne fera jamais le bonheur de celle-ci.

Ce qui est capital en revanche, c’est que le sport reste cet espace unique de sociabilité où les Français de toutes conditions, de toutes origines et de tous milieux sociaux, se rencontrent et partagent les mêmes efforts et les mêmes émotions. Alors que la ségrégation sociale et urbaine ne cesse de s’aggraver, les clubs de sport et les compétitions sportives sont parmi les derniers lieux où l’on n’est rien d’autre, dans le regard des autres, qu’un être qui transpire, qui souffre, qui gagne ou qui perd ; un homme ou une femme qu’on aide parce que, dans le sport, on gagne tous ensemble ou l’on perd tous ensemble.

La victoire de la France lors de la coupe du monde de football de 1998 a fait beaucoup de bien à notre pays. L’équipe black-blanc-beur a montré que la diversité était une richesse. Mais elle n’a pas empêché, quatre ans plus tard, que la Marseillaise soit sifflée au Stade de France. Le sport n’est pas facteur de cohésion sociale par procuration. Il l’est par la pratique effective. C’est en poussant tous les Français à faire plus de sport ensemble, quelles que soient leurs origines, que nous ferons reculer le racisme, grandir la fraternité et progresser la cohésion sociale.

C’est aussi pour cette raison que j’ai fait de la lutte contre la violence dans les stades un axe important de mon action au ministère de l’intérieur. Le racisme et le hooliganisme sont l’exact opposé des valeurs du sport. Nous n’avions pas le droit de les tolérer plus longtemps. Le Royaume-Uni avait réussi à se débarrasser du hooliganisme. Je n’ai pas accepté qu’il soit en France une fatalité de plus. Il faut que les Français puissent retrouver le chemin des matchs de foot en famille et nous y parviendrons.

Dans un monde de plus en plus individualiste, le sport développe également des valeurs collectives dont la société ne saurait se passer : le respect des autres, le respect des règles, le respect de l’autorité, l’engagement, la solidarité, l’esprit d’équipe, la culture du résultat. En apprenant l'écoute et la confiance dans l'entraîneur, le sport enseigne à aider et à accepter d'être aidé.

C’est pourquoi nous devons absolument accroître la pratique sportive à l’école. Le sport développe des qualités qui sont essentielles à la vie professionnelle, à la vie sociale, à la vie dans la cité, que les matières traditionnelles ne savent pas ou ne peuvent pas valoriser ; des valeurs qui sont les nôtres aussi : le mérite, l'effort, l'égalité des chances. Faisons nôtre cette formule de Michel Serres qui, en 1999, dédicaçait ainsi son ouvrage sur le corps : « A mes professeurs de gymnastique, à mes entraîneurs, à mes guides de haute montagne, qui m’ont appris à penser ».

Je ne crois pas avoir une vision excessivement idéaliste des choses en pensant que si les Français faisaient plus de sport et plus souvent, notre société serait à la fois plus forte, plus confiante en elle et plus humaine.

Je pense enfin que
le sport est un champ prometteur de développement économique.
La dépense sportive des ménages augmente plus vite que le taux de croissance de l’économie en général et le sport représente déjà 360 000 emplois salariés en France. Voilà une activité, le sport, qui ne demande qu’à se développer, qui peut créer des centaines de milliers d’emplois, dans le domaine de l’équipement, du sport loisir, des sports de pleine nature, de la santé par le sport, et qui ne présente que des avantages si nous savons l’encadrer par ailleurs. Je pense par exemple à la prévention du dopage amateur ou à la compatibilité entre le développement des sports de pleine nature et la protection de l’environnement.

Pour toutes ces raisons, je crois que nous ne devrons avoir en 2007 qu’un seul mot d’ordre, celui de notre Convention d’aujourd’hui :
Oser le sport.


***

Je voudrais ce soir vous faire cinq propositions. Elles ne couvrent pas tout le sujet, il faudra bien qu’il en reste un peu au ministre des sports ! Mais ce sont des propositions fortes, pragmatiques et concrètes.


Premièrement, il faut que l’organisation du sport en France se modernise et se professionnalise.
Nous vivons dans cette contradiction d’un Etat qui revendique sa prééminence dans l’organisation du sport, mais qui délègue ses pouvoirs à des fédérations souvent fragiles, trop dépendantes de lui et insuffisamment dotées en capacités d'impulsion et d'action. Trop de fédérations, et pas des moindres, ont eu des difficultés graves au cours des années récentes, qu’il s’agisse de difficultés financières ou de difficultés de management.

Pendant ce temps là, en dehors de nos frontières, le sport se transforme rapidement. Les organismes sportifs internationaux sont de plus en plus puissants et imposent des contraintes de plus en plus fortes. L’Union européenne affiche ses propres exigences. La médiatisation, le développement du sport spectacle et l'augmentation des droits de retransmission entraînent une distorsion croissante entre le sport professionnel et le reste et posent la question de la compatibilité entre l’argent et les valeurs du sport. Pour plusieurs raisons financières et juridiques, nos clubs professionnels n’ont pas les moyens de lutter à égalité avec les autres clubs européens.

A l’exception notable de la lutte contre le dopage, force est de constater que la France subit les évolutions du sport plus qu’elle ne les précède. Il faut changer le sens de cette dynamique en mettant plus de professionnalisme et de stratégie dans l’organisation du sport français.

La loi de 1984 devra être mise à plat. Je ne veux pas renoncer aux grands principes de l’organisation du sport en France : la cogestion entre l'Etat et le mouvement sportif, l’unité et la solidarité entre le sport professionnel, le sport de haut niveau et le sport amateur, la qualité du système de formation des sportifs. Mais je veux que l’Etat ait les moyens de sa politique sur les aspects stratégiques de celle-ci et que les fédérations soient responsabilisées dans leur mission. L’Etat devra donc avoir des outils juridiques pour exercer réellement sa tutelle sur les fédérations en ce qui concerne la mise en œuvre des grandes orientations de sa politique sportive. Les contrats d’objectifs qui lient les fédérations au ministère devront devenir de vrais outils de gestion et d’évaluation, pas seulement des documents formels reconduits d’année en année. L’organisation des fédérations devra être améliorée pour que les conseils fédéraux exercent un réel contrôle sur l'exécutif fédéral et que des directeurs généraux salariés et des cadres de haut niveau soient recrutés.

Je compte également sur la parité pour améliorer le fonctionnement du mouvement sportif. Les femmes représentent 34,6% des sportifs de haut niveau. Lors des trois derniers Jeux olympiques, elles ont remporté 49% des médailles françaises. Mais elles ne représentent que 5% des directeurs techniques nationaux et 6% des présidents de fédération. C’est trop peu.

En ce qui concerne les collectivités territoriales, leur rôle est devenu irremplaçable et c’est un fait qu’elles ont largement suppléé les défaillances de l’Etat. Cela n’aurait toutefois aucun sens d’imposer aux collectivités locales une compétence obligatoire dans le domaine du sport. Elles la refuseraient. En revanche, il faut reconnaître et encourager le rôle qu’elles exercent volontairement aujourd’hui, notamment en accroissant leur place dans les organismes de cogestion du sport.

Le monde du sport est devenu beaucoup plus complexe sur le plan juridique, éthique, financier, international. Je propose de créer une grande école du management sportif, obligatoire pour les cadres supérieurs de l’Etat voulant exercer des responsabilités dans ce secteur et accessible aux étudiants des universités et des grandes écoles voulant travailler dans le domaine du sport ainsi qu’aux sportifs de haut niveau souhaitant se reconvertir dans la gestion du mouvement sportif. Nous avons bien l’école nationale de la santé publique pour la gestion du système de santé ou l’école du patrimoine pour les conservateurs de musée.

Le professionnalisme n’exclut pas le bénévolat. Le sport français ne peut pas se passer de notre million et demi de bénévoles réguliers. Un des axes forts de notre projet pour 2007 sera la valorisation du bénévolat parce qu’il faut sortir de cette culture socialiste où ceux qui travaillent et se dépensent pour la collectivité sont moins bien traités que ceux qui ne travaillent pas ou ne font rien pour les autres. Les socialistes détestent le travail, mais ils détestent encore plus l'idée qu'on puisse travailler sans être payé puisque leur idéal de société, c'est d'être payé pour ne rien faire. Le bénévolat doit être pris en compte dans les parcours universitaires, pour la validation des acquis de l’expérience, pour la constitution d’une retraite et pourquoi pas sur le plan fiscal. Mais il doit avoir pour contrepartie, notamment en matière sportive, des exigences en termes d’engagement et de formation.

Enfin, nous devons tirer les leçons du triste échec de Paris 2012 et engager une stratégie de reconquête de nos positions dans les organisations internationales du sport.

Je souhaite à cet égard qu’avec la ligue de football professionnel, nous entreprenions une démarche européenne pour que l’argent ne tue pas l’équité et la qualité de la compétition sportive entre les clubs professionnels.

D’un côté, la France doit améliorer l’environnement juridique des clubs et lever les obstacles qui les empêchent de rivaliser à égalité avec les autres clubs européens. Les clubs doivent apprendre à diversifier leurs recettes et pouvoir faire appel à l’épargne publique, même si, de fait, peu le feront. Ce n’est pas la bourse qui corrompt, c’est l’absence de morale.

Mais, de l’autre côté, il faut instituer des règles européennes pour que l’excès d’argent dans certains clubs ne ruine pas l’équité et le suspens de la compétition. Ces règles doivent viser notamment l'harmonisation fiscale, les conditions dans lesquelles les jeunes doivent signer leur premier contrat dans le club qui les a formés, la limitation des déficits et de l’endettement des clubs, comme l'a remarquablement instituée en France la fédération française de football et la ligue, et éventuellement le plafonnement de la masse salariale totale des clubs.

Nous ne devons pas avoir peur du sport professionnel. Le sport spectacle est beau et donne du plaisir. Si des entreprises veulent investir dans le sport professionnel, il faut les y encourager. C’est justement en étant ouvert au sport professionnel que nous pourrons également imposer des normes européennes. La libre circulation des capitaux, des personnes, des biens et des services ne peut pas s’appliquer dans le sport comme dans le reste de l’économie. Il y a une exception culturelle. Il doit y avoir une exception sportive.


Ma deuxième proposition concerne bien sûr le sport à l’école.
L’éducation physique et sportive compte pour 72% de la dépense sportive de l’Etat. Eh bien, malgré le dévouement et le dynamisme des enseignants d’EPS, force est de constater que nous n’en avons pas pour notre argent ! La France est le pays d’Europe où la place du sport dans le système éducatif et dans l’enseignement supérieur est la plus faible.

Cette faiblesse explique, d’une part, l’insuffisance de la pratique sportive des Français. Un tiers des Français pratiquent régulièrement une activité sportive, contre plus de 70% dans les pays nordiques, et 53% n’en font jamais. Or, l’école est essentielle pour développer l’habitude et le goût du sport.

D’autre part, en ne croyant pas dans les vertus éducatives du sport, l’école se prive d’un puissant levier pour diffuser certaines valeurs, certaines attitudes et certaines qualités d'âme.

Plusieurs mesures sont à prendre : changer les mentalités bien sûr ; respecter les heures de sport prévues à l’école primaire et en confier la prise en charge à des éducateurs spécialisés ; augmenter le nombre d’heures obligatoires de sport au collège et au lycée, les exigences attendues des élèves, ainsi que le poids du sport aux examens ; rendre le sport obligatoire à l’université et à l’entrée aux grandes écoles ; profiter des cours de sport pour initier à l’arbitrage, au secourisme et à l’hygiène alimentaire ; former tous les enseignants d’EPS au handisport afin que les enfants handicapés puissent pratiquer le sport avec les autres enfants.

Il faut également multiplier les établissements proposant le mi-temps sportif afin que tout enfant qui le souhaite puisse suivre une telle scolarité. Notre système éducatif manque beaucoup trop de liberté pour que chaque famille puisse trouver ce qui convient le mieux à son enfant.

Enfin, les dispensessont trop fréquentes, en particulier chez les jeunes filles. Il faut réserver le droit de dispenser un élève de sport aux médecins scolaires, préférer une modulation du rythme de l'activité aux dispenses sèches, et proposer aux élèves dispensés un cours de substitution, pouvant porter par exemple sur l’histoire du sport, l’arbitrage, le secourisme, mais en rapport avec la culture physique.


Troisième proposition, il faut engager une politique volontariste d’augmentation du nombre de Français pratiquant régulièrement une activité sportive.
Aujourd’hui, nous en sommes à un tiers environ. Nous devons viser 70% comme dans les pays nordiques, un résultat que nous n’atteindrons bien sûr que par étapes. Il faut le faire dans un souci de bien-être des individus et de la société et dans un but également de santé publique.

L’objectif n’est certes pas nouveau. Tous les gouvernements ont affiché leur ambition de développer le sport pour tous. Mais les moyens n’ont jamais suivi. Avec 0,14% du budget de l’Etat, sans compter toutefois les dépenses de l’Education nationale, la place du sport dans l’action publique est dérisoire.

Le budget du sport doit être augmenté. Notre politique reposera sur cette conviction forte : chaque euro investi dans le sport rapporte bien davantage que ce qu’il coûte.

Il permettra de financer la remise à niveau des équipements et la création d’équipements nouveaux, adaptés à la demande actuelle de nos concitoyens. En particulier, il faut créer des salles de sport en centre ville, ludiques et accessibles à tous les budgets.

La locomotion humaine doit être développée et encouragée.

Il faut engager une concertation avec les partenaires sociaux pour déterminer comment les entreprises pourraient être incitées à encourager la pratique sportive de leurs salariés.

Il faut rapprocher le milieu sportif de celui de la santé. L’information des Français – et même des médecins – sur le rôle du sport dans la prévention de certaines maladies doit être développée. Il faut multiplier les travaux de recherche. A l’image de la Suède, les médecins, notamment les généralistes, doivent être formés pour pouvoir aider et encourager leurs patients à avoir une activité sportive adaptée à leur condition. Souvent, les médecins disent à leurs patients qu'il faut faire du sport, mais sont bien incapables de leur dire quand, comment, combien de temps. Les caisses primaires d’assurance maladie pourraient servir de lieu d’information et d’orientation.

Enfin, il faut faire des efforts, notamment au sein des fédérations, pour développer l’activité physique régulière des catégories de la population aujourd’hui sous représentées dans les statistiques de la pratique sportive.

Cela concerne d’abord les femmes. Sur ce point, ce sont surtout les entreprises qui peuvent servir de relais, car si les femmes ne font pas de sport, c'est qu'elles n'ont souvent pas le temps.

Cela concerne ensuite les personnes handicapées. Celles-ci ont des résultats spectaculaires dans le sport de haut niveau (à Turin, la France s’est classée 10ème aux Jeux olympiques, mais 4ème aux Jeux paralympiques). Mais elles sont encore peu présentes dans le sport de masse. 1% des personnes handicapées sont licenciées d’une fédération sportive contre 17% chez les personnes valides.

Il faut investir dans l’activité physique des personnes âgées, en faire une dépense de santé publique comme une autre, pour reculer l'âge de la dépendance. En France, le taux de pratique sportive des personnes chute brutalement après 65 ans, ce qui est tout de même un comble alors que la retraite donne du temps. Des pays comme l’Australie ou la Norvège ont réussi à maintenir le taux d’activité physique des seniors à près de 70%.

Enfin, il faut veiller à ce que les Français modestes puissent également faire du sport. La pratique sportive est en effet fortement corrélée aux revenus. L’Etat peut s’associer aux collectivités locales sur ce point. Il faut en particulier permettre aux enfants des quartiers peu favorisés de pratiquer, avec une même licence, plusieurs sports, car les enfants se lassent très vite avant de trouver le sport dans lequel ils s’épanouissent pleinement.


Quatrième proposition, en lien avec la précédente, il faut que la France accueille de nombreuses compétitions sportives internationales.


Les compétitions internationales sont populaires. Elles suscitent des vocations chez les jeunes et de l’engouement pour la pratique dans le grand public. Au tournant du siècle dernier, Pierre de Coubertin disait déjà : « Pour que cent se livrent à la culture physique, il faut que cinquante fassent du sport. Pour que cinquante fassent du sport, il faut que vingt se spécialisent ; pour que vingt se spécialisent, il faut que cinq soient capables de prouesses étonnantes ».

Je ne peux pas vous promettre que nous réussirons, mais je prends l’engagement que la France sera candidate notamment pour organiser un championnat d’Europe de football, que nous n’avons pas accueilli depuis 1984, ainsi que les championnats du monde de basket et de natation. Cela suppose un effort d’équipement. Si la Turquie a battu la France pour l’organisation du championnat du monde de basket de 2010, c’est parce que la France ne disposait que de deux salles de 10 000 places, et encore en poussant les murs, à Paris et à Pau.


Enfin, je propose de transformer le partenariat des entreprises pour la candidature de Paris à l’organisation des JO de 2012 en partenariat pour la préparation des athlètes.
La France n’a pas eu l’organisation des Jeux. Elle doit donc avoir les médailles.

Chacun se souvient qu’en 1960, la France n’avait obtenu que cinq médailles aux Jeux olympiques de Rome, dont aucune en or, se classant ainsi au 25ème rang des nations. L’effort entrepris à l’époque pour détecter, former, encourager et entraîner des athlètes de haut niveau produisit ses fruits, avec une remontée progressive de la France dans le classement des nations, qui culmina à Atlanta en 1996 où la France obtint 37 médailles dont 15 en or et se classa 5ème. Depuis, la France, tout en restant une grande nation sportive, perd du terrain. Elle était 6ème en 2000, 7ème en 2004. Elle est très mal classée au nombre de médailles par millions d’habitants.

Parallèlement en effet, d’autres pays ont engagé eux aussi des stratégies de conquête ou de reconquête. Le Royaume-Uni, par exemple, est passé de la 36ème à la 10ème place entre 1996 et 2004, soit un gain de 26 places, confirmant dans le sport son spectaculaire renouveau économique.

La France doit donc réagir et repartir à la conquête des médailles olympiques.

Comme la Suède, qui n’a pas eu les Jeux en 2004, mais qui a voulu les médailles, il faut créer un club d'entreprises partenaires qui financeraient, à égalité avec l’Etat, la préparation de nos athlètes.

Comme l’Australie, qui est passée de la 32ème à la 4ème place parmi les nations olympiques entre 1976 et 2000, il faut identifier les sports stratégiques, soit en prestige, soit au regard de nos avantages comparatifs, et créer pour eux des centres de recherche et de développement disposant des meilleurs chercheurs, des meilleurs équipements et des meilleurs entraîneurs. Les succès d'Emilie Le Pennec en gymnastique et de Laure Manaudou en natation, deux disciplines phares de l'Olympisme, sont encourageants. Il faut les consolider et reprendre aussi des positions significatives sur le 100 m, la course reine.

Nous ne devons pas rejeter l’investissement des entreprises dans le sport, à l'image par exemple du Team Lagardère. Le sport doit être sain, fraternel et loyal. Il n’est pas condamné à être pauvre, gratuit et bénévole. Si des entreprises veulent investir dans des clubs sportifs ou dans la préparation de nos athlètes, je n’y vois que des avantages. Ce n'est pas parce que la réussite des sportifs qu’elles auront soutenus leur apportera des avantages en termes d’image que cela nous enlèvera quelque chose en termes de prestige et de joie nationale. Et je ne vois pas pourquoi elles le feraient avec moins de morale et moins d’esprit sportif que l’Etat.

Toute l’histoire du sport contredit le lien que certains veulent faire entre l’argent et les anti-valeurs du sport.

En Union soviétique, il n'y avait pas de capitalisme, mais il y avait du dopage. A Berlin en 1936, le sport était étatique, et il était raciste et fasciste.

Ce n’est pas l’argent en lui-même qui corrompt le sport. C’est la volonté de puissance, l’esprit de compétition dévoyé par celui de domination.

L’argent doit rester à sa place. Le sport n’est pas le lieu de toutes les outrances et de tous les excès, mais au contraire le lieu où la règle doit être respectée. C'est précisément à l'Etat d'assurer la conciliation entre l'investissement des entreprises dans le sport et le respect des valeurs fondatrices du sport que la France elle-même a réinventées il y a un peu plus d'un siècle. Les entreprises elles-mêmes y ont tout intérêt.

Parmi ces valeurs fondatrices, figure notamment le respect que nous devons à nos athlètes, en particulier les plus jeunes. L'Etat a, à leur égard, quatre responsabilités premières :

- les protéger contre le dopage, notamment en responsabilisant davantage la chaîne sportive, les entraîneurs, les fédérations, les sponsors ;

- encadrer et moraliser le travail des agents ;

- assurer à nos athlètes les moyens de vivre et de s'entraîner. Les revenus de quelques athlètes, en particulier dans le football, ne doivent pas faire illusion. Ce sont des exceptions. Quant à l'aide publique aux sportifs de haut niveau, elle est tout sauf mirobolante : 2 800 euros par an en moyenne en 2004. A ceux qui se préparent pour demain, il faut offrir de bonnes conditions d'entraînement. A ceux qui sont dans la pleine maîtrise de leurs capacités, il faut prévoir un statut fiscal adapté leur permettant de lisser leurs revenus sur la durée et d'être incités à préparer leur reconversion et leur retraite ;

- enfin, l'Etat doit assurer la formation intellectuelle de ses athlètes. Un sportif de haut niveau n'a pas vocation à être un ignare et ce n'est parce qu'un enfant est bon en sport que cela doit déranger l'Education nationale. De même qu'il faut que les enfants dits normaux fassent plus de sport à l'école, l'Etat doit se donner comme exigence d'assurer la pleine et entière formation intellectuelle de ceux qui s'entraînent dur pour porter un jour les couleurs de la France. Suivre un cursus universitaire normal et être sportif de haut niveau doit devenir possible en France.

***

Mes chers amis,

"Citius, altius, fortius", "plus vite, plus haut, plus fort", c'est la devise de l'Olympisme. Je crois bien que cela devrait devenir la devise de la politique du sport en France.

21 mai 2006

Haut-niveau et Niveau national

Bravo l’UJAP Quimper 29 !
L’UJAP termine 3e du Championnat de France de la saison régulière, à la satisfaction de tous. Après une 6e place l’an dernier et une participation au Play off pour leur première année en Pro B, cette troisième place témoigne du travail accompli au sein du club. Nous pouvons encore attendre de belles surprises dans ces Play-Off, dans la mesure où le classement du ce championnat est serré…très serré !!!
La saison prochaine se préparera dès lundi matin, avec une rencontre sur l’aide qu’accordera la ville, premier partenaire du club, à cette équipe, locomotive du haut-niveau du sud-finistère. Volonté politique et moyens, il faudra trouver la douceur de l’équilibre.
Ceux qui descendent…
Le SQ féminin et le Rink Hockey descendent. C’est la dure loi d’une justice sportive. Pour les filles du SQ c’est un renouvellement en profondeur de l’équipe en cours qui brouille le jeu. Les anciennes laissent place à des plus jeunes encore une peu inexpérimentés, mais qui trouveront le chemin des buts et du succès avec le temps.
En ce qui concerne le Rink-hockey, la douche est plus froide. C’est la démobilisation à la fois de l’encadrement et de l’équipe qui entraîne la chute.
Le niveau national use. Cela nous donnera certes, avec Ergué-Gabéric et Plonéour-Lanvern de beaux « derbys » dans l’attente d’un nouveau souffle. Mais cela mérite tout de même un tour d’horizon sur les clubs, les moyens, les volontés des uns et des autres afin que s’affiche un projet régional ou départemental des niveaux de pratique pour les disciplines qui restent fragiles.

 

09 mai 2006

Fédération Sports de l'UMP

9 Mai 2006 - Convention Nationale de l'UMP sur le sport...

La convention nationale de l’UMP concernant le sport, se tiendra à Paris le 30 Mai prochain. Elle réunira les militants et les acteurs du sport de l’UMP afin de déterminer un axe sur la politique sportive de l’UMP. Les régions ont travaillé depuis plus d’un an sur ce projet qui prend forme. D’ailleur, à cet égard, le Président de notre mouvement a souvent rappelé la place prépondérante du sport dans nos sociétés. L’engagement de nombreux militants sportifs dans les clubs est proche de notre vision et des missions du sport. L’UMP doit apporter des réponses concrètes sur les besoins des dirigeants et apporter un soutien fort aux bénévoles.

 

L'UMP a créé il y 2 ans une fédération professionnelle du sport. Elle rassemble tous les sportifs, pratiquants, dirigeants et salariés du sport. Des rencontres régulières sont organisées dans notre département ainsi qu'au niveau régional et national.L'UMP défend des valeurs populaires, le sport aussi, venez nous rejoindre.Vous pouvez, vous aussi vous engager en politique tout en gardant une relation étroite avec le sport et ses valeurs.

UNE RETRAITE POUR LES BENEVOLES
L’idée est de mettre en place un système permettant aux clubs sportifs, puis aux associations en général, de cotiser volontairement sur une caisse de retraite pour le compte d’un bénévole, effectuant une activité reconnue et régulière dans cette association.Il s’agit de reconnaître et valoriser ce qui constitue pour certains une véritable activité accessoire, plusieurs heures par semaine.Le fait de s’appuyer sur le sport pour mettre en place un tel système est nécessaire du fait que l’on est en présence d’une activité structurée, avec un encadrement souvent qualifié, même modestement, qui a investi dans cette formation ; par ailleurs, les heures d’entraînement ou d’encadrement sont programmées, clairement indiquées et reconnues ; par là même le travail effectué dispose d’une certaine crédibilité.Ainsi par exemple, si quelqu’un exerce une activité bénévole 4 heures par semaine, pendant 35 semaines, soit 140 heures par an, il aura accumulé en 20 ans un capital de 2800 heures soit presque deux ans d’une activité salariée à temps plein.Le mode de restitution est à envisager : rente, remise d’un capital, trimestres…. Le modèle évoqué pour cette proposition est celui qui prévaut pour les indemnités d’élus (adjoint au maire, conseiller général), sauf que dans le cas qui nous occupe il n’y a pas forcément d’émoluments et qu’il faut donc trouver une base de cotisation, constituée par une rémunération  fictive


UN CARNET DE TICKET ESSENCE
Cette idée est venue à l’esprit des participants lors d’une réunion de la section du Morbihan de la fédération
professionnelle des sports de l’UMP ; le modèle est en fait le ticket restaurant, mais sur la base d’une contribution volontaire et d’un mécénat des compagnies pétrolières dont on sait qu’elles cherchent toujours se faire une virginité nouvelle, surtout dans une région où elles n’ont pas toujours laissé de bons souvenirs.
Cette participation du secteur privé pourrait alimenter un fonds auquel s’ajouterait la contribution des clubs et pourquoi pas d’autres organismes pour constituer ce chéquier, et diminuer le coût des carburants consommés ; on pourrait aussi imaginé que les taxes soient réduites.
L’intérêt pour le contributeur privé est que son image figure sur chaque chèque et que le support est donc très porteur, d’autant plus que l’utilisateur est obligé de s’arrêter dans les stations de celui qui finance les chéquiers: de ce fait il consomme aussi les produits annexes vendus dans ces stations lors des arrêts, des pauses (boissons, friandises...) ; pour les clubs on touche là un problème essentiel de leur activité : le coût des déplacements.
On peut aussi imaginer qu’une fédération obtienne des rabais en achetant ces carnets en gros à un moment de l’année alors qu’ils sont utilisés tout au long de l’année, ce qui constitue pour l’opérateur privé une avance de trésorerie non négligeable qui lui permet de consentir des conditions.
Le mode d’utilisation est simple et comme indiqué ci-dessus il permet aussi d’associer toute collectivité ou organisme qui souhaite soutenir les clubs puisqu’il suffit d’acheter des carnets.

UN CAUTIONNEMENT ASSOCIATIF
Un nombre important d’associations sportives, mais aussi d’autres, sont confrontées à de difficultés de trésorerie en attendant des recettes : produits d’entrées de spectateurs, subventions diverses dont les dates de versement ne correspondent pas toujours à la date de demande.
Il faudrait trouver un système pour que les clubs et les associations puissent trouver un financement provisoire quitte à le rembourser par la suite ; souvent les banquiers des associations acceptent de servir de relais, mais les dirigeants sont soumis au bon vouloir du banquier.Le problème est de trouver des fonds qui puissent servir à cela ; or il existe une ressource inexploitée, du moins en théorie.
En effet, si de nombreuses associations se créent, beaucoup disparaissent, sans être jamais officiellement dissoutes, et surtout sans procéder à la dévolution des sommes restantes sur leurs comptes ; une étude du pôle de compétence vie associative du Finistère estime à environ 5 000 le nombre d’associations éteintes ; une enquête faite auprès du crédit mutuel de Bretagne, a permis de constater que l’encours des dépôts d’associations qui n’ont subi aucune opération pendant un an se monte à 1 132 000 € ; bien entendu il faut affiner ce chiffre, car il y aussi dans cette somme des « trésors de guerre » réservés pour des opérations futures, mais il y a sûrement une part mobilisable.
Il serait donc possible d’affecter cette somme pour constituer un volant financier destiné à servir de relais pour soutenir les projets associatifs dont les recettes tardent à venir : une commission peut se réunir chaque mois et proposer avec les banquier concerné une affectation qui est remboursée après.
Le système présente plusieurs avantages :


-          les fonds restent dans la banque concernée : il n’y a donc pas dépossession, mais ouverture d’une ligne de compte
-          le banquier ne perd pas d’argent puisque les sommes sont remboursées, les associations sont en même temps responsabilisées
-          le secteur privé est intéressé au fonctionnement associatif
-          il peut fonctionner sur la base du volontariat si une banque est intéressée.
Comme indiqué le système peut être mis en place de façon légère puisqu’il est possible d’ouvrir une ligne de compte correspondant à des sommes qui n’évoluent plus qui servent de gage en quelque sorte ; une intervention plus lourde consisterait à autoriser par la loi que des comptes  associatifs immobiles depuis une certain nombre d’années soient regroupés dans une ligne de compte et servent à l’usage indiqué sous le contrôle des pouvoirs publics.


UNE REFLEXION :
Le dispositif de haut niveau
Elle porte principalement sur l’organisation du sport de haut niveau et l’esprit de système dont elle est empreinte, à travers notamment les différentes structures mises en places, soit par les fédérations à l’échelon central, soit au niveau plus local dans le même esprit.
Vue depuis la région, cette organisation se présente comme un ensemble hiérarchisé comprenant différents échelons, un peu sur le modèle de l’administration, avec des contraintes fortes pour les jeunes qui les fréquentent (éloignement de la famille, isolement) ; s’y ajoute sur le modèle en région un échelon supplémentaire mis en place dans le cadre des filière d’accès, avec un cahier des charges et des contraintes équivalentes.
Ce modèle se rattache à un système de pensée où toutes les organisations sont conçues sur le même modèle, la seule variable d’ajustement étant le nombre (de pôles, d’athlètes…) ; on construit un modèle idéal, et ensuite on le fait varié en épaisseur ; c’est d’ailleurs ce qui prévaut aussi pour l’organisation administrative
Les modalités que nous préférons voir sont différentes et partent d’un point de vue que les disciplines sont différentes dans le nombre de leurs licenciés, leurs modalités d’exercice, la répartition géographique des licenciés, etc…
De ce point de vue, l’organisation de la filière de haut niveau pourrait être différente en s’appuyant sur des structures et des organigrammes qui ne soient pas uniformes et modélisées, l’exigence pouvant plus se porter sur des exigences qualitatives ; en quelques sortes, il s’agit d’agréer ou labelliser une démarches assortie d’exigences de qualités plutôt que des structures.
Par ailleurs, les collectivités locales, quand elles sont saisies, ne le sont que pour participer au financement, s’ajouter dans une démarche comptable et rarement comme acteur d’un système qui est à prendre « en bloc » ; elles ne sont pas actrices car le système est conçu comme parfait, (au sens latin du terme, c’est à dire en quelque sorte parachevé sans que l’on puisse y retrancher, y ajouter ou le modifier)

Ainsi par exemple la communauté de commune du Pays de Vannes a mis en place une structure sportive accueillant des jeunes sportifs de bons niveau, avec un suivi médical et scolaire ;sans qu’il s’agisse d’une structure de haut niveau inscrite dans les filières d’accès, un tel centre peut être associé en tant qu’outil relais, ou de détection, ou ne serait-ce que par le support matériel qu’il est ; en fait il est à l’écart, car il résulte de l’initiative d’une collectivité locale, et qu’il est en dehors de l’organisation binaire et du système de pensée qui prévaut, de la hiérarchie construite et ordonnée.

10 octobre 2005

Adidas et Nike, les marques qui font le plus envie aux Français

Adidas et Nike, les marques qui font le plus envie aux Français
[2005-10-10 07:33]
PARIS (Reuters) - Les enseignes de sport Adidas et Nike sont les marques qui font le plus envie aux Français, loin devant Dior ou Chanel, selon un sondage LH2 (Louis Harris) pour Le Parisien/Aujourd'hui en France.A la question de savoir quelles marques les tentent le plus, 17,9 des personnes interrogées ont répondu Adidas, 14% Nike et 10,9% Sony.Viennent ensuite les marques d'automobiles Peugeot (10,7%), Renault (9,5%) et Mercedes (8,2%). Respectivement citées par 3% et 3,5% des personnes interrogées, Ferrari et Porsche sont loin derrière.Première maison de luxe citée, Christian Dior arrive en huitième position (6,7%), deux places devant Chanel (5,7%).Danone termine à la 9e place, Nestlé à la 15e et Coca-Cola à la 23e. Avec 2,3% des mentions, Ariel ferme la marche de ce classement.Plus du quart des personnes interrogées (27%) ont déclaré qu'aucune des 30 marques proposées ne leur faisait envie et 12% n'ont pas répondu à la question.Plusieurs réponses étaient possibles pour cette enquête réalisée les 30 septembre et 1er octobre auprès d'un échantillon de 1.051 personnes âgées de 15 ans et plus. L'image du sport dépasse les sportifs et devient un des faits marquants de ces dernières années, et éconmiquement son poids est de plus en plus important.

09 octobre 2005

Une pratique large et diversifiée

La ville de Quimper prône une pratique sportive large et diversifiée.<9oct2005>

Pourquoi la ville soutient l'UJAP et le sport professionnel ? (J.Le Bec - Quimper)

« Si aujourd’hui, la ville de Quimper soutient l’UJAP Quimper 29, c’est parce que nous considérons que cette discipline, à ce niveau de pratique constitue un facteur déclencheur à la pratique du sport. D’autres part, les rencontres sont des rendez-vous récurrents qui offrent à la population un spectacle de culture populaire large. L’aide financière de la collectivité n’est pas un chèque en blanc, au contraire. La ville est très exigeante sur les missions du club et ses objectifs et elle en attend des retours. Le niveau de pratique d’aujourd’hui est le "fait marquant sportif" pour notre ville, cet événement dépasse les frontières du sport. Dans le contrat « gagnant/gagnant » que nous avons signé avec le club, la ville joue son rôle : elle crée les conditions du succès, avec tous ceux qui veulent y prendre place. L’UJAP passionne. Elle rassemble tous les 15 jours plus de 2000 personnes dans la salle omnisports Michel-Gloagen, venues de tous les milieux et couches sociales de la population. Il est vrai que contrairement à d’autres projets, où les coûts de fonctionnement sont stables, définis à l’avance, le sport est soumis à sa « propre justice » : les montées et les descentes. Cela rend la tache des porteurs de projet plus difficile dans le sport que dans d’autres projets. Nous avons avec les dirigeants de l’UJAP, et du club entreprise, des gens fiables qui rassurent. C’est important pour ne pas répéter les erreurs du passé".

Que fait la ville pour le sport amateur ? (P.Jaquemoud - Quimper)

L'équilibre des financements s'observe tous les jours dans les choix de la collectivité. C’est la raison pour laquelle elle vient de mettre à disposition la toute nouvelle halle des sports de Penhars (3millions d’euros)  où sont pratiqués le rink-hockey, l’escalade, le basket et les sports d’opposition. Le dispositif « Sport quartier » est étendu au quartier d’Ergué-Armel et un second mini-bus viendra compléter la logistique. Notre ville reconnaît les sports « outdoor » en pleine progression. D’ici peu, la base nautique (2 millions d’euros) sera construite sur les rives de l’Odet, accueillant la voile, le canoé et l’aviron. La base VTT est activée sur le site de Créac’h-Gwen, elle y joue un rôle important pour l’offre "tourisme sportif" et l’attractivité de nos territoires certes, et permet aussi aux clubs VTT de l’animer. La ville reste aussi, souvent, le principal financeur des clubs et des programmes d'animation et de formation, et entend le rester, en aidant les clubs en fonction de leur nombre d'adhérents, de jeunes de moins de 18 ans, des cadres techniques et des kilomètres parcourus pour ce rendre sur les lieux de compétitions. Enfin la ville sera active dans la mise en place d’un « collectif foot » sur la ville, afin de répondre et d’anticiper à la pratique footballistique de demain si les clubs sont demandeurs.
Alors pour ceux qui sont encore dans le brouillard, nous pouvons affirmer que la ville n’a pas une politique sportive élitiste, mais n’ignore pas le haut-niveau, elle confirme que « faire du sport dans un club c’est mieux », tout en restant réceptive aux nouvelles formes de pratiques. Oui, plus que jamais le sport c'est une pratique large et diversifié, le sport pour tous, bien dans son époque, répondant aux attentes. (LJ/Oct 2005)

28 septembre 2005

Halle des sports de Penhars

 Une halle des sports à Penhars par Constance Rondet (le point)

La première pierre a été posée vendredi 15 octobre. Et dès le mois de juin 2005, les sportifs devraient accéder à la nouvelle halle des sports du quartier de Penhars. Et ils sont nombreux ! La ville compte près de 22 000 licenciés pour 65 000 habitants, ce qui signifie qu'un Quimpérois sur trois est membre d'un club. Quatre-vingts disciplines sont proposées par plus d'une centaine d'associations sportives. « Nous devons prendre en compte l'évolution des amateurs, analyse Ludovic Jolivet, maire adjoint aux sports et ancien secrétaire général de la Fédération française de triathlon. Ils pratiquent des sports plus variés et leurs demandes d'équipement sont plus fortes.

Vieille revendication du mouvement sportif de Quimper, la halle des sports sera financée par l'Etat, le conseil général et le conseil régional, pour un budget global de 2 932 000 euros. « Nous avons voulu une structure moderne et de grande qualité qui attire les amateurs dans des disciplines aussi diverses que le judo, le basket, l'aïkido et la lutte bretonne, poursuit Ludovic Jolivet. Mais aussi le haut niveau comme le club de rink-hockey [hockey sur roulettes], qui évolue en niveau national. » D'une superficie de 2 962 mètres carrés, le nouveau complexe comprendra, entre autres équipements, un mur d'escalade avec 25 voies d'accès et deux tribunes de plus de 1 000 places, afin que le public assiste aux compétitions.

Construite à l'emplacement d'une ancienne ferme, à la jonction entre le centre-ville et le quartier de Penhars, cette halle profitera à un quartier « sensible » où 28 % de la population a moins de 20 ans. « Nous avions la volonté de donner un équipement de proximité à ce secteur prioritaire de la ville », explique André Guénégan, adjoint au maire chargé du développement urbain et des travaux. Les élus espèrent bien que la future halle des sports, ouverte aux habitants de Penhars comme à ceux des autres quartiers de la ville, sera porteuse de mixité sociale. Un objectif pour le moins logique...

© le point 21/10/04 - N°1675

A suivre une note sur le dispositif sport quartier ( pour le 5 Octobre 2005)

POINT SUR LE DISPOSITIF « SPORT DANS LES QUARTIERS »

1) Rappel sur l'historique et les objectifs du dispositif Créé en 1997 par la Ville de Quimper et mis en œuvre sur le quartier prioritaire de Penhars, le dispositif « Sport dans les quartiers » vise à mettre en œuvre un programme d'animations sportives en direction des jeunes (6-18 ans) issus des îlots sensibles qui ne s'inscrivent pas spontanément dans les programmes d'animation organisés. Il a également pour vocation de créer un partenariat entre toutes les structures et acteurs en lien avec la jeunesse sur le secteur : clubs sportifs, Maison Tour Tous, Centre Social, établissements scolaires, commerçants et autres institutions telles que la DDJS, le Conseil Général ou la CAF…

Ce dispositif reposait à l'origine sur une équipe de 4 éducateurs sportifs missionnés par la Ville et le service du développement sportif, afin de créer des passerelles avec le mouvement sportif, et d'organiser des liens dans le temps et dans l'espace avec les autres dispositifs existants, tels qu'Atout Sport, l'Ecole Municipale des Sports, ou encore l'EPS à l'Ecole. Des conventions ont alors été signées avec les clubs sportifs qui ont souhaité s'engager sur le quartier. Ce fut le cas de l'Amicale Laïque Rink hockey au travers de son action rue de Vendée, ou encore du COKP. Son organisation sur le terrain repose sur un comité de pilotage, élargi à tous les acteurs du quartier, et qui établit 2 à 3 fois par an un bilan des actions et dresse des perspectives d'évolution. Il est rendu opérationnel par le travail au quotidien d'un groupe de pilotage se voulant plus restreint et réactif, composé de l'éducateur sportif référent du service du développement sportif, d'un membre de l'association de Prévention, d'un représentant de la Maison pour Tous et du Centre Social.

 

2) Contexte actuel et perspectives d'évolution Aujourd'hui, le dispositif « Sport dans les quartiers », quelques 300 jeunes fréquentent annuellement le dispositif, dont le bilan s'établit à quelques 1500 séances/jeunes sur l'ensemble des 150 animations proposées. Il s'appuie sur les clubs investis sur le quartier tels que le COKP au gymnase Max Jacob, l'Amicale Laïque rink hockey à Cornouaille, le Football Club Quimper Penhars au Corniguel et au stade Nicolas Kervahut, les Grimpeurs de l'Odet à la Glacière, ou encore les associations nautiques (CCKQC et CN Fouesnant) qui accueillent les jeunes sur la base de Créach Gwen. Avec l'ouverture toute récente de la Halle des Sports de Penhars, le dispositif va voir se développer un panel étoffé d'activités sportives. En effet, avec son potentiel technique important et ses trois salles, elle va désormais accueillir des disciplines telles que le rink hockey, le basket ball, le judo, le karaté, l'aïkido, l'escalade.

La semaine d'animations symbolisant l'ouverture de l'installation fin juin a permis de mesurer à la fois les attentes des jeunes venus nombreux (1500 jeunes présents) et la forte mobilisation des clubs « résidents », soucieux de s'investir et de proposer des contenus d'animation spécifique pour ce type de public.

Des conventions vont être établie avec ces structures pour concrétiser notre collaboration sur des créneaux en semaine, ponctuellement le week-end sur des tournois, et durant les vacances scolaires surtout. Ce potentiel élargi va encore être renforcé par l'acquisition début 2006 d'un second minibus, avec l'aide non négligeable du Contrat de Ville. Ce véhicule supplémentaire permettra à tous les clubs de quartier de transporter les jeunes sur les compétitions du week-end et autres lieux de pratique sur les autres temps d'animation.

Enfin, depuis 2004, la ville a souhaité élargir le dispositif au quartier d'Ergué Armel, sur le constat des besoins croissants relevés sur certains îlots.

Un partenariat est entamé avec les Maison pour Tous et l'association de Prévention pour définir un programme d'animation conjoint. Un éducateur sportif du service du développement sportif est chargé de la coordination de ces actions, et se consacre actuellement au recensement des besoins et au recueil des projets des associations sportives, pour mise en œuvre lors de cette saison 2005-2006.

27 septembre 2005

Carrefour des communes du Finistère

Vendredi 23 Septembre, BREST, Carrefour des communes du Finsitère.

Ludovic Jolivet, adjoint au Maire de Quimper a participé à la conférence débat "les associations, partenaires incontournables des collectivités locales.

Deux volets dans son intervention :

1°) La relation qui s'instaure au quotidien entre la collectivité et l'association

2°) Le sens profond de l'engagement associatif, ce qui se cache derrière l'engagement.

Brest du 24/25 Septembre 2005.

L.Jolivet - "L'association est une réunion d'hommes et de femmes qui ont les mêmes centres d'intérêt, des points communs. C'est une addition d'intérêt privés. Nous ne sommes donc plus dans l'intérêt général. L'association est une des grandes idées du XXe siècle. C'est un lieu où les hommes sont en quête d'une autonomie de pensée, sont mis en valeur, existent dans le regard des autres. Ces structures sont de très bonnes interlocutrices pour les élus. Cela dit, on trouve ici et là différents responsables associatifs qui se prennent vraiment pour des roitelets de quartier ! Or, ils ne représente pas, je le répète l'intérêt général. Concernant les attributions de subventions, je suis favorable aux soutiens de maximum de projet, mais pas luis payer sa facture d'électricité ou de téléphonne."

UJAP

 

 

 

 

Ici, bientôt, l'ensemble des commentaires au sujet de l'UJAP Quimper 29.